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Deux événements d’actualité nous projettent simultanément dans la 3ème dimension: l’arrimage du laboratoire européen à la station spatiale internationale (ISS) et la grève des contrôleurs du ciel…Le premier, conduit par un spationaute français, représente l’essence-même de la vision d’avenir qui doit commander toute activité humaine dans la tentative incontournable de maîtriser son destin.
Le second, mené par les dinosaures lilliputiens de la CGT est l’exégèse aboutie de l’autisme corporatiste et de l’allergie absolue au vent du progrès. Vue de 350 KM, la distance d’Athis-Mons à Roissy, imperceptible, semble un enjeu bien mesquin!
Espérons que lorsque les humains auront atteint Mars, l’espace-temps aura enfin digéré à jamais le dernier vestige rouge et hermétique de l’anthropologie sociale française !
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La campagne pour les municipales apporte soudain et comme un printemps anticipé, cette fraîcheur sincère et sa chaleureuse proximité dont les turbulences parisiennes nous écartent depuis six mois. Point de ténor politique qui embrouillerait un élan par des circonvolutions tactiques aux obscures raisons. Point de jeune et raide parachuté, empalé sur un vif consensus résistant. Des fils de famille en lice, oui, mais de la grande famille de la Cité!
Samedi dernier, dans Sète ville du sud , le maire sortant présentait son équipe dans une ambiance chaleureuse qui sentait bon l’escabèche (la réunion était au dessus du marché, lieu de convivialité gourmande et de parler appuyé…)
Avec un premier mandat, ce "novice" en politique avait relevé le défi de sortir sa ville du Top ringard des dernières municipalités communistes! En portant un regard exigeant et curieux au-delà des quais du Grand canal et de ses palabres colorés, il a depuis 6 ans insufflé à sa cité une nouvelle vitalité, étayée par un désenclavement et un modernisme environnemental, sans rien renier des traditions qui l’attachent à la mer.
L’équipe nouvelle qu’il a présentée, forte de mixité d’expériences, d’âges, d’individualités, d’origines sociales et professionnelles et d’une respectueuse parité augure bien d’un nouvel élan pour un prochain mandat.
Oui, la campagne à la mer est très prometteuse!
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La démonstration des taxis vient de nous renvoyer directement dans la figure le boomerang que J.Attali croyait avoir lancé avec assez d’énergie pour qu’il survole harmonieusement un conseil des ministres, les deux chambres du Parlement et se fatigue dans les chicanes de la large part d’opinion ouverte aux réformes réalistes , nécessaires et radicales!
Las, créer du travail, de la concurrence et un service plus accessible au public, tout en répondant aux nouvelles donnes de l’économie d’énergie dans les transports, n’a pu résister à la horde de 50000 chauffeurs qui ont vite fait plier le gouvernement tout en raflant en outre au passage, une prime de retour sur macadam!
Maintenir la pénurie pour valoriser les métiers en augmentant les revenus est un slogan de qui m’avait échappé durant la campagne présidentielle? "Travailler moins pour gagner plus"?
Et quand je prends le TGV qui m’amène depuis le Sud en moins de 4 heures pour piétiner plus d’une demi-heure dans une queue de taxis à la gare de Lyon, je me surprends à imaginer sans doute sottement je l’avoue, qu’avec davantage de taxis, il y aurait davantage de rotations, donc moins d’attente, donc plus de courses, donc plus de satisfaits , donc plus de clients, donc plus de besoins, donc plus de travail pour les taxis, donc plus de revenus, donc…etc., etc.?
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Ou art de communiquer avant et après! Le candidat Sarkozy a lancé des anathèmes contre les conservatismes et rigidités qui bloquaient un pays en déclin. Il a promis la rupture et annoncé des projets clairs qui ont été entendus par une majorité de citoyens. "Je ferai ce que je dis" fut le message le plus audible qui résumait une profession de foi dynamique, porteuse d’un grand espoir. La musique flamboyante était dominée par le son du cor!
Le Président a voulu continuer de tenir le devant de la scène, mais le discours devait se décliner en pédagogie aussi accessible et convaincante qui aurait inspiré la patience nécessaire aux grandes réformes. Le réalisme des faits qui brutalement oppose, sans ménagement, un contrepoids formidable à la concision des phrases a laissé la place à la petite musique des violons et flûtes traversières dont la partition subit ce con de sort: moral en baisse, sondages en déclin!
Un exemple fort illustre ce déficit d’explications: la réduction du nombre de fonctionnaires. Le slogan de campagne " ne reconduire que la moitié des départs en retraite" était une accroche puissante, franche, justifiée et un tantinet populiste! Nul n’ignore le poids de la fonction publique dans le budget de l’Etat. ( Le rapport Attali va même plus loin en proposant le non remplacement de 2 fonctionnaires sur 3 -article 252).
Ce projet ambitieux , très opportunément conspué comme un dogme par l’opposition, aurait du générer un sillage d’explications et justifications que nous attendons encore. Quels services peuvent et doivent être allégés sans renoncement au service publique (douanes, anciens combattants, agriculture,culture, éducation..)? Comment les économies d’échelle, la mobilité, la chasse au gaspillage , aux gabegies, peuvent améliorer le coût/efficacité du service de proximité? Quelques applications ont surgit ici et là qui ne semblent pas participer d’un plan cohérent et le terme de ce travail d’allégement n’est pas clairement projeté. Dans ce contexte, le paradoxe le plus visible est la renonciation à supprimer le niveau administratif du Département. Il convient d’abord de démontrer objectivement pourquoi c’est une fausse bonne idée ?
Le travail d’explications et de justification ne peut se résumer à des déclarations de portes-parole parfois frileux, ou de déclarations lapidaires peut convaincantes. Les partis, abondés par l’argent public, ont une responsabilité dans une pédagogie qui devrait être plus positive qu’une soumission sans condition ou une contestation permanente et obligée! Les élus quant à eux devraient ne pas pervertir, revenus dans leurs circonscriptions, les convictions qui les ont portés à l’hémicycle.
Messieurs les conseillers en communication, le temps presse de métamorphoser les promesses percutantes en pédagogies convaincantes et d’appliquer la règle des P complémentaires pour citoyens dépités….
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Mon billet précèdent pourrait laisser accroire que je suis un "militant-quitus" prêt à adopter, sans les secouer, les propositions du rapport Attali.Mais deux points m’interpellent en particulier, que sont la réforme territoriale et l’immigration du travail.
Oui à une immigration du travail, mais sélective , choisie et temporaire, sans regroupement familial. Un contrat de mission devrait s’appliquer aux étrangers , comme il va répondre pour les nationaux à la flexibilité du travail. Dans ces conditions, l’effet en serait doublement positif: en France en revitalisant l’économie dans les secteurs en souffrance, et dans le pays d’origine en participant indirectement à une aide au développement, par un enrichissement non dévoyé.
Le second point, auquel je souscris, concerne de la disparition des Départements. Cette suppression souhaitée par les contribuables semble faire consensus inverse chez les élus confortés par le président! Une telle décision exige plus qu’un simple veto et le choix par référendum se justifirait, me semble-t-il, en l’occurrence.
Au moment de la réforme en réduction de la Défense, alors que les missions à l’étranger se multiplient, il serait judicieux qu’un audit exhaustif et indépendant mesure les avantages et le prix de conserver une structure territoriale obsolète et coûteuse dans le fromage administratif aux bactéries redondantes.
Avec le budget dégagé de cette charge, nul doute que la capacité de nos forces pourrait être rénovée et renforcée pour correspondre aux missions que les nouvelles options géostratégiques, bienvenues, imposent à notre outil de défense.
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J’ai acquis un écran large pour scruter l’avenir!Le congé que je me suis accordé depuis décembre 2007 m’aura permis d’échapper aux réactions brutales qu’auraient générées une actualité politico-médiatique toute pleine de soubresauts anarchiques et violents. Ma courbe de satisfaction personnelle aurait dépassé en altérations celle que la Bourse offre à nos portefeuilles en ce moment!
Cette période passée et récente s’est déclinée en "I": Libye, Bruni, Arabie, Colombie, Jordanie, Nubie et j’en oublie. Les français en ont eu le tournis! Elle s’achève sur un exercice qui se nomme Attali.
Son rapport me suggère un gigantesque tremplin qui se présente devant nous: soit la majorité saute d’un même élan et nous serons projetés sur la rive de l’Avenir, quitte à souffrir de quelques bosses et foulures, soit les sauts se font à contretemps, selon une loi de dynamique sociale éprouvée, et nous retomberons tous dans le marigot du statu-quo pour y barboter une ou deux décennies avant de nous noyer définitivement!
Déjà, une tentative de remettre les points sur les "I" se dessine avec la corporation des taxis. Peut on tout simplement les ignorer et les laisser marauder sur la rive du passé à la recherche d’un client descendu d’un train à vapeur?
Exit les "I’! Place aux "R" comme Avenir, pressentir, abolir, établir, réussir, acquérir, obtenir, embellir…
Je reviens sur écran large, en espérant que le programme sera en Haute définition!
Bonne année à Vous!
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J’ai ouvert ce blog il y a un an, convaincu que le débat démocratique horizontal était un facteur moderne et important dans la campagne pour les présidentielles. La participation exceptionnelle des électeurs est sans doute le résultat de ce débat gigantesque qu’a supporté la Toile, dont je fus l’un des modestes mais ardents acteurs!Nicolas Sarkozy a été élu! C’était mon projet et n’en déplaise à quelques uns de mes amis qui soutenaient F.Bayrou dont j’ai pendant plusieurs mois fait ma cible , la suite a montré dans quelle impasse celui-çi s’était fourvoyé! L’âge et mon nez furent de bons augures…
Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy est à la tâche et tout n’est pas aussi (j’allais dire rose!) bleu que les promesses de campagne. Mais accordons lui le temps tout en demeurant vigilants.
Quant à moi, la saison et les circonstances me poussent vers un petit congé sabbatique qui va mettre mes fidèles lecteurs à la diète pour quelque temps. Si les clameurs sont trop fortes, je reviendrai début 2008…
Bonne fin d’année 2007 !
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Au fond, le mieux serait , pour une foi,de prendre exemple sur les Belges et organiser une auto-partition de la France en deux provinces!
D’un coté, la Francivile peuplée de tous les citoyens déterminés à s’assumer et à prendre leur avenir en mains: parents qui se sentent en charge de leurs progénitures , leur montrent et les accompagnent sur les voies de la réussite, enfants respectueux , consciencieux et à l’écoute des expérimentés qui dispensent le savoir, travailleurs prêts à faire corps avec leur employeurs, cadres solidaires , entrepreneurs à l’écoute de leurs employés et attentifs à leur enthousiasme… Dans ce pays, les employés de l’Etat seraient sous contrat à durée déterminée et limitée.
Dans l’autre province, la Francionnaire, tous les citoyens seraient salariés de l’ Etat, à vie. Le passage d’une activité pleine à la retraite se ferait en douceur, par paliers, à partir de 50 ans, sans diminution de revenus. Bien entendu la Santé serait totalement gratuite et étendue aux animaux de compagnie. Les enfants seraient pris en charge par la collectivité qui leur assurerait une allocation dès la maternelle. Le plus gros budget de l’Etat serait, après les salaires et allocations, celui de la Culture et des Loisirs..
Une foi par an, un Congrès réunirait à La Charité sur Loire les élus de chaque province, afin de déterminer la dotation budgétaire que la première allouerait à la seconde. En retour, des avantages en nature seraient accordés à des ressortissants Franciviliens méritants.
Et la France redeviendrait douce à vivre et belle à visiter en toutes saisons!
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Dans cet embrouillamini centrifuge que constituent les "mouvements sociaux", les ferments du désordre sont la mauvaise foi , le corporatisme et l’égoïsme ( Syndiqués), le mensonge et la désinformation ( Etudiants), un conservatisme commode ( Avocats), le chauvinisme de clocher et le calcul électoraliste (Réforme judiciaire). La revue de toutes ces mauvaises raisons n’est pas exhaustive. Mais une seule les synthétise: la résistance gauloise contre toute évolution moderne! En dépit du petit village, dernier bastion grincheux et désordonné, les Romains ont jadis organisé la Gaule et créé l’avenir de la France, colonisation dont on mesure encore les bénéfices…
L’intérêt du plus grand nombre va bien finir par triompher ? Essayons que ce soit sans de nouveaux envahisseurs, comme le FMI ou la Banque Mondiale!

