• Actualit_5_09_08 Double indignation , hélas, après l’intermède rose d’hier. L’actualité caca d’oie reprend la Une et domine le spectre médiatique et social!

    La publication des photos et l’interview des Talibans dans Paris Match est insupportable et obscène! Elle insulte la France, son Armée, et se commet dans une collaboration coupable avec des terroristes fanatiques à qui elle confère une nauséabonde notoriété . La liberté de presse proclamée par la corporation ( et ceux, dans l’ombre qui en profitent) écrabouille en l’occurrence une déontologie qui se devrait aussi pointilleuse.

    Pas belle cette presse! Une réaction urgente et responsable des citoyens serait de s’interdire d’acheter ce numéro indigeste et de le faire savoir. Ce serait une belle expression de compassion aux familles, maltraitées d’ignoble manière sous prétexte d’information!

    L’autre fait-divers est à rechercher dans les bruits de fond de l’actualité, mais le symbole n’en est que plus intolérable. Un président de tribunal a reporté une audience aux calandes (égiriques ) au prétexte que le prévenu était de confession musulmane. Fatigué, selon ce bon juge, par le jeûne du Ramadan, cet aimable justiciable n’aurait pas été en état de comparaître avec toute l’attention et la lucidité indispensables!!

    Je pense que ce gardien vigilant de l’équité n’a jamais de sa vie voyagé ou observé le monde qui l’entoure? Pense-t-il que 1500 millions de musulmans dans le monde s’arrêtent de vivre et travailler pendant leur jeûne diurne? Qu’il aille voir au Moyen-orient, en Indonésie ou plus près, au sud de la Méditerranée.

    Qu’il aille ailleurs, mais muni dans son bagage du texte de la Loi de 1905 sur la laïcité qu’il vient de bafouer avec une diligente et pernicieuse attention s’apparentant à une ségrégation complaisante à l’égard du délinquant…

  • Vros_emoti_1_2 Non, ce ne sont pas les pantalonnades de la Rochelle qui mettent du soleil dans l’actualité. De ce côté-là, la rose fut tellement effeuillée qu’il n’en reste pour l’instant que les épines…

    Ce qui me réjouit, c’est la grossesse d’une ministre. Dans le désordre tintinnabulesque de l’actualité , la descente des marches de l’Elysée d’une souriante et jolie femme protégeant d’un dossier aussi raide que la justice un petit ventre émouvant, est un joli symbole de la rupture qui marquera ce quinquennat!

    L’image évoque une belle espérance et balaie les images passées et surannées de ministres sortant du Conseil, tels MM Couve de Murville, Peyrefitte ou autres Galley , lippe froncée de l’importance de leur charge et oreilles ouvertes aux vents légers des thuriféraires…

    Je me plais à imaginer un Conseil des ministres avec une garderie d’enfants dans la pièce adjacente et des pauses ravitaillement sous l’œil énamouré des Roselyne et Nathalie veillant à l’hygiène et la tracabilité bio de l’alimentation du nourrisson.

    Et quitte à justifier une telle belle innovation, pourquoi ne pas rêver d’une pouponnière au Château? Un bébé à l’Elysée, ce serait la révélation du rajeunissement d’une France jadis percluse des douleurs conservatrices et syndicales, d’un état troquant les cornichons amers des déficits contre les dragées de l’espérance et du dynamisme, d’un pays résolument tourné vers l’avenir…

  • Hgizardin_aout_08_bis_couteau_palet La rentrée! Et remise en question de ce Blog….

    Depuis son ouverture, fin 2006 dans la dynamique d’une campagne prometteuse de changements, je n’ai ménagé ni mon soutien ni mes critiques aux postulants de notre avenir, selon la place qu’il avaient dans ma poche à espoir.

    Aujourd’hui , la machine roule, avec des soubresauts, tandis que des ornières internationales imprévisibles apparaissent dans le champs visuel de nos décideurs. Août 2008 aura était un été chaud et l’arrière saison pourrait nous réserver des intempéries susceptibles de dégénérer en cyclone polaire?

    Désormais, je reprends de la distance et me remets délibérément dans la peau du citoyen en quête de 2012. Avec sa liberté d’opinion coutumière et une lucidité rafraîchie!

    En espérant susciter un intérêt renouvelé à mes billets épisodiques…

  • Rsa_29_08_08 Les Français majoritairement fatigués du laxisme budgétaire et de la redistribution soviétiforme avaient porté, il y a un an, un libéral à la tête de l’Etat. L’ouverture à gauche, déroutant les plus ardents du changement, apparaissait comme un balisage consensuel aux réformes les plus audacieuses…

    Avec le projet de financement du RSA , la bascule vers la gauche se dessine, au détriment de la classe moyenne, la plus nombreuse et la plus silencieuse. Ce dispositif qui s’inscrit dans la réhabilitation du travail devait aspirer et remplacer les nombreuses allocations inefficaces, redondantes et coûteuses mises en place au gré des événements sociaux antérieurs. Mais au nom du pragmatisme et de l’efficacité immédiate, ce sont les produits de l’épargne qui vont subir la ponction nécessaire !

    Ce sont donc les Français qui travaillent, et épargnent pour anticiper des fins de vies qui s’annoncent de plus en plus difficiles financièrement, qui vont alimenter cette nouvelle aide. Ceux qui échappent au bénéfice du bouclier fiscal, qui ne délocalisent pas leur patrimoine et leur résidence. Cette classe "moyenne" dont les assujettis à l’ISF ont doublé en moins de trois ans. Cette classe qui va être punie de ne pas consommer frénétiquement pour relancer les statistiques économiques vers le bleu!

    Le Revenu de solidarité active pourrait se révéler très réactif en poussant ces nouveaux assujettis vers un avenir où il réclameront un RSV, Revenu de solidarité vieillesse, juste et nécessaire retour face à un appauvrissement programmé des retraités!..

  • 2006648Les circonstances douloureuses que connaît la France ne doivent pas dérouter une attention publique par des amplifications compassionnelles et un débat de rue qui est indécent, surtout lorsqu’il est alimenté par la mèche anti sarkozienne ranimée systématiquement à chaque fait politique ou événement social!L’opinion et ses sondages à chaud sont un avatar de plus de cette nécessaire et urgente réaction médiatique où par essence, ni le rationnel ni l’expertise sont entendus!

    Les français acclament leur forces armées sur les Champs Elysée avec une fierté naïve qui souvent ne le doit qu’à la majesté multicolore, musicale et ordonnée du défilé . Leurs enfants font la guerre devant leur ordinateur et gagnent des combats face à des forces très méchantes , supérieures en nombre et bien virtuelles… La face réelle , celle du danger de mort, de l’impondérable, de l’ennemi déterminé, est gommée, cachée dans un inconscient nourri par une période de paix qui a abrité une génération entière.

    Les armées sont équipées et entraînées pour le combat! L’entraînement réaliste présente lui-même un quotient de risque assumé et ce ne sont pas mes anciens camarades pilotes de chasse qui me contrediront…. S’engager pour "voir du pays" ou supposer que les pertes humaines sont désormais proscrites relève d’ illusions puériles ou d’un exorcisme frileux. Le statut du militaire comprend ce risque propre le distinguant fondamentalement d’autres activités qui "frôlent" le danger mais où l’art et la dextérité des acteurs consistent à l’écarter, parfois au dépend de la performance. C’est souvent tout le contraire pour le soldat!

    Le président de la République a la très lourde charge d’engager les forces lorsque cela lui apparaît nécessaire. Il n’est pas seul pour prendre telle décision même si elle est souveraine. Il ne peut être tenu pour comptable des vies humaines. Il est élu pour assumer les actions grandioses ou sombres et son aveu public récent du poids de cette responsabilité révèle assez une prise de conscience qui est apparue nouvelle?

    Cette révélation devrait modérer les invectives des détracteurs empressés et surtout nourrir le prochain débat de l’Assemblée Nationale sur les engagements stratégiques de la France, débat trop tardif mais hautement et plus que jamais justifié.

  • Dboires_dautoroutes_20_08_08_3 Me revoiçi-voilà!

    Beaucoup de faits politiques et internationaux majeurs en un mois. Beaucoup trop importants pour les survoler d’un commentaire lapidaire et définitif, d’autant que l’écoute attentive et la lecture assidue ont subi cette sorte de délabrement estival que le recul progressif d’avec le quotidien entraîne inexorablement, comme la rupture d’un jeûne fait oublier la faim…

    Aujourd’hui, de retour sur votre écran attentif et fidèle, je souhaite vous entretenir d’un sujet de société important et la légèreté apparente du propos ne doit pas l’ envoyer directement à la corbeille d’une censure indélicate à mon endroit!

    Les nombreux parcours croisés, dus à un choix délibéré de tourisme social, m’ont entraîné sur nos belles autoroutes nationales que j’ai pratiquées sans rechigner, avec un point d’orgue que fut l’approche et le passage du viaduc de Millau , sorte de récompense pour les aléas de la circulation.

    Les arrêts sur les aires de ravitaillement sont émaillés de menus plaisirs anodins que constituent entre autres un café délivré par une bienveillante machine, un achat inutile mais coloré, un magnum glacé pour épouse en manque soudain , des petites gâteries pour la route, qui précédent un passage courageux mais nécessaire aux toilettes…

    Pour Elle, le soucis primordial concerne l’hygiène et la propreté des lieux que la pudeur masculine m’interdit d’inspecter à titre préventif malgré les injonctions véhémentes de l’intéressée!

    Pour moi, il est d’une toute autre nature. Le français très moyen que je suis, mais sans doute plus moyen que d’autres, n’y trouve pas le contentement béat qu’un abonnement fidèle au télépéage devrait pourtant autoriser. Je veux parler de la hauteur moyenne des urinoirs qui m’interdisent, avec les légères chaussures d’été, une miction sécurisée avec la sérénité que m’offre la nature, lorsqu’elle se rend disponible à telle opération…

    L’attention et les dommages collatéraux prévisibles sont tels que je m’esquive directement vers un lieu fermé, lorsqu’il est disponible, où je dois alors faire face aux souvenirs d’activités peu délicates de prédécesseurs traumatisés par la moyenne sur trajet!

    Lorsque l’opportunité, très rare, se présente, j’utilise discrètement mais délibérément une vasque destinée aux enfants, tout en subissant sur la nuque cette énorme pression des regards qui m’atteignent en trajet indirect, depuis les miroirs des lavabos!

    A propos de glaces, je suggère aux gestionnaires des lieux d’aisance d’en équiper aussi le mur aveugle où sont accrochées les immaculés réceptacles pour hommes. Cette innovation éviterait le spectacle affligeant lorsqu’on pénètre dans l’enceinte qui leur est dévolue de ces rangées de têtes penchées dans une observation méticuleuse qui suggère un doute masculin atavique ou au contraire une grande satisfaction, à moins qu’il ne s’agisse d’une sorte de méat culpa…

    Plus gênante encore est cette désagréable impression d’un regard de travers qu’un propriétaire grand et sûr de son attribut fait subir à un voisin angoissé, en dépit d’une cloison dont on a alors le sentiment qu’elle n’est qu’un l’obstacle virtuel! S’ensuit une interruption brutale d’un processus ajourné jusqu’à la halte suivante, sans qu’il soit possible d’en prédire le confort?

    On peut par inadvertance ou impréparation se heurter à des bouchons incontournables. Mais être confronté en sus à des problèmes d’écoulement peut rendre une belle journée d’août particulièrement maussade! Les rigueurs cartésiennes des installateurs de commodités masculines, fidèles à un impeccable alignement et à des normes exigeantes de concepteurs n’ayant sans doute jamais procédé à une réception réalistes des travaux, poussent une minorité silencieuse dans les affres douloureuses d’une honte solitaire!

    J’exprime donc une requête que je souhaite audible à ces géants de la route: mettez un peu de légèreté et d’astuce dans vos pissotières! Par exemple en disposant ces attirantes porcelaines en vagues qui combleraient les divers gabarits d’utilisateurs tout en suggérant , 400 km avant l’arrivée, cette belle ondulation marine convoitée par les forçés de la route. Ajoutez-y le bruit des vagues qui couvrirait avec élégance la tonitruante cataracte qui ponctue chaque délivrance éphémère… 

  • Une randonnée estivale inter-provinces me fait redécouvrir les charmes d’une nostalgie latente et les petites fractures culturelles et sociales d’une France mosaïque qu‘une retraite occitane m‘avait fait oublier…

    Mais d’abord, je me sens sourd et muet, car, en dépit d’un équipement tout neuf de cyber-nomade, je me retrouve dans un désert informatique où je cherche en vain une borne, un relai, un point de contact qui m’assurerait le minimum de nouvelles? Je me rends compte que je suis devenu un adict du clavier et une webophage irréversible!

    Par compassion, on m’offre ici et là une petite connexion qui ressemble à une aumône qui me laisse sur ma faim, car mon serveur refuse de me laisser accéder aux diverse boites aux lettres, qu’avec une innocente maestria, j’ai ouvertes naguère depuis mon PC de guerre!…

    Mots de passe, codes d’accès, comptes utilisateurs, tous ces vocables soudain barbares me reviennent à l’écran, tels des boomerangs et me plongent dans les affres indiscutables d’une Alzheimer débutante!

    Ne me reste que la belle boîte laquée, au monogramme référent qu’un camelot de la Fnac a su me fourguer en cinq minutes chrono, alors que j ’ avais longuement planché sur les comparatifs de la même enseigne et ainsi arrêté mon choix sur un matériel nettement moins dispendieux…

    Las, je compte les jours qui me séparent du retour au gîte me permettant de renouer avec ma belle Livebox, laquelle m’offre le monde et mes amis à portée de clic, nonobstant ses multiples caprices que je suis déterminé à lui pardonner par anticipation…

    Je dois cependant à la vérité ce constat d’un effet collatéral positif: le temps ainsi libéré d’astreinte à une exigeante et dévoreuse souris m’a laissé la jouissance de loisirs retrouvés. J’ai replongé dans le temps et les pierres de nos célèbres ou anonymes aïeux, j’ai musardé dans des villages éternels, j’ai regardé et écouté…

    Je dédie ces lignes aux internautes amis que les vicissitudes ou un choix souverain auront laissé devant leur écran durant ce mois léonin. Je vais tenter de vaincre l’obstruction du réseau pour qu’ils comprennent bien que je n’ai pas démissionné de l’obligation que je me suis créée de les alimenter de mes petits commentaires persifleurs….

    À bientôt!

  • Feu_dartifice_07_08_4 La baraka était au rendez-vous du 14 juillet et la chance est à imputer à celui qui en bénéficie!

    La parade de cette année s’est teintée d’un peu plus de civil, nimbée d’un parfum de paix , égayée de rythmes légers et pour tout dire festive, nonobstant le défilé de ces engins de plus en plus lourds et laids qui ont écrasé en finale la légèreté ensoleillée du spectacle …

    J’ai regretté un commentaire et une couverture du défilé aérien désynchronisés et un peu sous-documentés. Le pilote au micro ne devait pas être un "chasseur", sinon il aurait su anticiper, comme au bon vieux temps des navigations à 500 Kts à la carte! On n’a hélas peu noté et entraperçu ces avions européens en patrouille fraternelle avec les tricolores…

    La suite à l’Elysée m’a volontairement échappé car je voulais ignorer l’ éloge fait à l’élégantissime colombe parme dont je redoute qu’un référendum d’ initiative populaire veuille imposer un jour le buste, à la place de celui combien plantureux et vénéré de nos Marianne nationales…

    Demain, les réalités françaises reprennent le devant de l’actualité. Le soleil n’a pas totalement caché l’ombre qui va s’estomper: voitures qui brûlent, premier ministre souffrant et absent, députés du PS déterminés à saper la réforme des institutions à l’insu-de-leur-plein-gré, finances publiques en capilotade, essence devenue denrée de luxe, etc…

    Mais la fête fut si jolie et l’été si prometteur que l’audience risque bien de se raréfier au grand bénéfice des réformes dont le cycle se poursuit en catimini estival.

    Quant à moi, je clos ma session sur les feux d’artifices et laisse vos vacances libres de diatribes, libelles et autres humeurs sarcastiques pour ne point en troubler la sérénité… 

  • Mare_nostrum_13_07_08 Il y a un an, environ, début Mai, Nicolas Sarkozy frais élu président de la République s’accordait quelques jours de repos sur un yacht en Méditerranée. Les commentateurs et contempteurs dépités y voyaient une provocation de l’argent et une grande désinvolture vis-à-vis de ces pauvres-français-besogneux dont 55% l’avaient cependant porté à l’Elysée!

    Il y a un an le président contemplait le monde méditerranéen depuis son centre de gravité, près de Malte, dans les eaux bleues de la neutralité territoriale.J’osais à l’époque (voir archive 8 mai 2007 de ce blog) un commentaire iconoclaste , pour ne pas dire indulgent, qui prend tout son sens aujourd’hui, alors que l’Europe et la Méditerranée sont réunies à Paris dans une assemblée exceptionnelle qui n’a d’équivalent que l’ONU.

    La diplomatie française, fustigée de-çi de-là, fait une entrée fracassante au club très restreint des promoteurs de paix. Qu’on le doive d’abord au Président et à son conseiller aux Affaires Etrangères ou à Bernard Kouchner et aux acteurs obscurs du Quai d’Orsay n’a que peu d’importance. La France sort aujourd’hui du pré carré des amitiés personnelles ou du leg tabou du général de Gaulle au Moyen-Orient.

    Je préfère cette grande mouvance internationale aux émotions transatlantiques que nous avons vécues ces jours derniers. Le défi à relever est autrement porteur d’espoir!

    Et tant pis pour les esprits chagrins qui sont absents du rendez-vous.Ils rallieront plus tard si le projet se construit.