• Recherche_de_liquidiye_10_10_08_2 Le cyclone financier mondial continue d’assécher le moral et de surchauffer les têtes politiques qui doivent contenir la dissolution des liquidités dans le trou noir des valeurs toxiques.

    Le désordre européen, où chacun tire la couverture frippée à lui, tente néanmoins de trouver un médiateur résolu et imaginatif. Le président en exercice de l’Union reste porteur d’espoir et déploie des efforts que nul ne conteste. Le directeur de la Banque Centrale Européenne est enfin sorti de sa tour argentée avec le premier véhicule à incendie aux couleurs de l’Eurogroupe. Des mariages blancs s’organisent entre chefs d’états avec contrat (provisoire) de communauté réduite aux débits. Les gouvernements les plus libéraux nationalisent en embuscade, tandis que des pays galopant hier encore sur la croissance dégringolent dans la faillite.

    Plus que jamais l’avenir est incertain même si chacun le limite désormais au lendemain. Cette catastrophe planétaire aura au moins une conséquence positive sinon vertueuse: nous aurons été gavés de pédagogie économique et de vulgarisation financière. Nous en sortirons mieux armés pour l’avenir de nos petits patrimoines…s’il en reste encore quelque chose!

    Et pour le liquide, en France, nous avons encore le Champagne qui pétillera toujours hors de la bulle financière.. 

  • Dmocratie_usa_5_10_08 On nous a longtemps rabâché ce lieu-commun : les États-Unis sont le Gendarme du monde. État de Loi un tantinet dévoyé lorsqu’ il fabriquait de fausses preuves pour aller arrêter le dictateur irakien. Mais la puissance des armes lui permet de s’affranchir d’un consensus onusien dans des entreprises, sous la bannière de la démocratie, dont le ressort est avant tout l’ intérêt national, ce qui demeure légitime si la raison l’est elle-même.

    Mais, par contagion ou réaction, l’Amérique engage ou implique indirectement des nations tierces dans des conflits qu’elles souhaitent s’épargner.

    La crise économique qui secoue le monde a prit naissance là-bas . Elle déverse sur la planète le venin de la défiance et la contagion de la récession. Les autres pays en sont des victimes passives , même si on peut entrevoir des complicités trans-frontières à la délinquance en bande financière désorganisée qui est à l’origine de ce séisme!

    Alors se pose le problème de la dépendance mondiale à une seule nation. Si un pays peut décider du sort du Monde, il serait logique que celui-çi ait son mot à dire! Dès lors, l’élection de son président n’appartient pas seulement au peuple américain. La preuve en est que la campagne déborde largement les frontières et alimente jour après jour nos médias, sondages nationaux à l’appui .

    Les USA arment les escadrons du prosélytisme démocratique qui veulent convertir la Planète. Soit! Mais qu’il en acceptent totalement les règles pour eux-mêmes en retour!

    Je demande ma carte d’électeur du 51ème État, celui du reste du monde…

  • Budget_2009_1_10_08 La crise financière met à l’index les artisans d’une spéculation sauvage. Et l’on demande aux autorités gouvernementales d’abriter les banques et organismes déficients sous l’ombrelle salvatrice de l’État-providence! C’est déjà pour celui-çi une première manière s’amender car il est, lui aussi, membre de cet immense club de la spéculation.

    Quelques exemples non exhaustifs de son appétit réel de ressources virtuelles:

    l’ISF: Il est fondé sur un patrimoine en grande partie hypothétique que sont les actions et la valeur de l’immobilier . L’impôt est réellement encaissé quelque soit le sort ultérieur de ces biens non réalisés. Si la bourse et l’immobilier dégringolent, que l’on sache, le fisc ne rembourse pas de moins-value!

    LOTO et autres jeux de hasard: L’Etat est un grand collecteur d’impôt sur la promesse très aléatoire d’un gain au bout du billet. Plus immoral on meurt!

    DETTE: Depuis l’instauration, il y a environ 40 ans d’un déficit budgétaire récurent qui empile une dette massive, l’idée que l’inflation la grignoterait année après année a trouvé un obstacle déterminé avec la BCE dont la mission est précisément de la juguler. L’Etat-spéculateur est pris la main dans la bourse!

    BUDGET: Chaque budget annuel est fondé sur une croissance économique systématiquement optimiste. Cette forme de spéculation sur le court terme illustre à elle-seule la manigance au profit. Certaines des recettes sont virtuelles mais les dépenses bien réelles! N’est-ce pas un agissement que le Président a reproché publiquement et fortement aux pourvoyeurs de faillite?

    Espérons que l’État entendra enfin ce que proclame le Président!

  • Crise_financiere_29_09_08 Non, toutes les nouvelles de France ne sont pas bonnes! Le typhon financier a traversé l’Atlantique mais, selon Berçy, se dégonfle en simple dépression européenne. Cependant, les augures gouvernementaux sont moins assurés que naguère…

    Cette crise éclaire subitement d’une lumière crue des agissements dévoyés qui satisfaisaient pourtant chacun s’il y trouvait son profit, jusqu’à ce que la chaîne perverse se rompe! Comme dans tout revers grave, elle oblige à réagir et il ne se trouve guère de proposition alternative sauf à remettre l’Etat comme arbitre, gendarme et administrateur judiciaire des débâcles bancaires.

    À Toulon, Nicolas Sarkozy n’a pas fait mystère des difficultés qui nous font face et il a énoncé des mesures pour remettre de l’éthique et une once de morale dans un système qui s’est emballé entre les mains des Dr Folamour de la finance. Mais il a parlé en chef d’Etat et non en président de l’Europe et les solutions qu’ils préconise ne sont que nationales.

    Mais alors où est l’Europe, celle d’une monnaie commune, et d’une banque centrale? Dès la moindre coqueluche elle se retranche derrière le principe de subsidiarité*: à elle la décision d’allumer les phares de jour, aux Etats la solution des désastres planétaires!

    Les USA ont laissé exploser une bombe thermo-financière . Sur le vieux continent, la stratégie de défense n’est pas le carré européen mais la fortification du village gaulois…

    * Le principe de subsidiarité est une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d’une action publique, lorsqu’elle est nécessaire, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d’elle-même…

  • Le_snat_26_09_08 La rentrée 2008 échappe décidément à la tradition. La rupture est bien consommée!

    Point de grèves longues et dures en dépit de quelques vociférations épisodiques que les médias négligent au bénéfice des agitations planétaires. Les gros arrêts ferroviaires sont davantage le fait de caténaires lunatiques que de cheminots exigeants. Les élèves sont à l’école qui sort de ses murs, au cinéma…

    Dans ce monde turbulent, les mauvaises nouvelles viennent du Monde et les bonnes de chez nous. Enfin presque!

    Le Yin sombre fuse des Etats-Unis qui ont basculé dans le marasme financier, de la Chine qui répand le poison de la Mélanine avec une duplicité que les prêtres de la religion olympique avaient candidement ignorée, de Corée du Nord qui exerce un chantage scélérat à l’atome militaire, de l’Iran aussi soucieux de la paix que de la vie d’un kamikaze…

    Le Yang exsude des entrefilets nationaux, avec de positives petites nouvelles. On apprend que les députés peu assidus seront pénalisés (enfin?) , que les diplômés de la célébrissime ENA ne choisiront plus leur affectation dans les corps de l’administration (mais l’inverse!) et qu’enfin, on va faire un sort au fromage rance des collectivités territoriales ?…

    Surtout, on se réjouit de la désignation, lors de la primaire de l’UMP, de Gérard Larcher comme candidat à la présidence du Sénat…Car il faut bien le reconnaître, il émane de ce jovial sénateur toute la rondeur épicurienne qui sied au maître de la vénérable institution.

    La belle tradition dont cette "haute assemblée" est la gardienne vigilante mais sereine sera maintenue. Loin des avalanches médiatiques, dans la douce torpeur républicaine du beau palais du Luxembourg, les réformes confidentielles mais pérennes, inspirées par cette grande fratrie de sages ruraux seront engagées pour combler leur égérie, Marianne, d’ indicibles et discrets petits bonheurs …

  • Char_leclerc_23_09_08 La France poursuivra sa mission internationale contre les Talibans. C’est une décision logique et responsable.

    Lors du débat au Parlement le PS a montré son vrai visage: celui du défaitisme qui se cache derrière le masque du pacifisme démagogique, maquillé d’antisarkosisme primaire. La gauche cherche une visibilité stratégique du côté de Munich! Quant aux verts, ils veulent sans doute sauver les champs de pavot, espèce rare en voie de disparition, en demandant un retrait immédiat…

    La "défaite" de nos troupes dans un combat singulier a montré le défaut d’adaptation du matériel et des hommes au théâtre spécifique d’une guerre dont on ne voulait pas dire le nom. Cette sous-estimation de l’adversaire pourrait s’appeler arrogance si des hommes n’y avaient pas laissé leur vie!

    L’histoire semble se répéter sans fin: nos armées sont préparées pour une guerre précédente. La décision d’envoyer en Afghanistan de nouveaux matériels, renforçant les capacités de recherche du renseignement et de traitement offensif par les airs, est une réponse de circonstance adéquate.

    Elle repose une fois encore la question du développement d’équipement avec une vision stratégique qui dépasse les cercles convenus du "complexe militaro-industriel" toujours embusqué à l’affût de ronflants programmes.

    Alors que les matériels en service dans les forces ont un taux de disponibilité très affecté par le resserrement des budgets de fonctionnement, EADS annonce le projet d’un Advanced UAV ( Avion sans pilote de nouvelle génération) capable, à partir de 2015, de donner aux militaires des yeux de lynx sur une bonne partie de la planète, tout en se faufilant habilement au milieu des avions civils qui n’y verront qu’un collègue à l’étrange voilure…

    La tradition bien française et vivace de concevoir des engins très sophistiqués et polyvalents, est fondée sur ce dogme : moins on a de moyens , plus ils doivent s’acquitter de missions multiples… Mais le temps mis à leur développement, incompatible de budgets grignotés par de multiples avanies budgétaires, les rend paradoxalement à la fois sur-performants et atteints d’obsolescence lors de leur mise en service. Double gaspillage!

    De l’objectivité, un peu d’humilité et de la rationalité budgétaire semblent désormais nécessaires pour les programmes de développement qui permettraient de produire (ou d’acquérir) des matériels bien adaptés aux missions et dans un délai cohérent avec un environnement fluctuant.

    En somme , mettre de l’adéquation entre besoins et moyens, avec la flexibilité en prime! 

  • Borloo_ecoloministre_20_09_08 L’écologie est  très « tendance » ; les nouveaux impôts et taxes aussi!

    Grenelle, carrefour de l’anti pollution planétaire, est un vivier de têtes pensantes qui débordent de bonnes idées pour débarrasser le monde des poubelles! L’ennui , c’est que cette vaillante troupe de petits soldats conduits par le capitaine KM travaille tellement qu’elle contribue à une nouvelle pollution. Réchauffement de l’atmosphère parisienne par une extrême agitation des neurones, débordement des poubelles regorgeant de brouillons de propositions, sont les conséquences les plus visibles de cette intense cogitation !

    Mais la perversion la plus grave induite par cette nouvelle théorie  du  QQPP ( "quiconque qui pollue paye "), est l’institution de taxes, malus, amendes et autres fallacieuses contributions!

    L’ultime, accouchée par les petits bonhommes verts ne manque ni d’audace ni d’originalité. Se découvrir coupable, quand on participe à une joyeuse réunion campagnarde autour d’un pâté de lapin et d’une bouteille de Bordeaux, bouscule la bonne conscience. Payer pour l’assiette encore vide rappelle les temps anciens, ("que les moins de….") où le préalable aux agapes gastronomiques était un écot sur le couvert!

    Cependant, je m’étonne d’un paradoxe. Certes, les assiettes et verres jetables encombrent les poubelles qui elles-mêmes polluent nos paysages. Mais pourquoi ne pas taxer aussi la bouteille qui va terminer au pied d’un containeur débordant des joyeuses libations bien françaises?

    Jean-Louis Borloo, consentirait-il un privilège au « Kil » de rouge sous le prétexte que ce verre vert est une icône de la tradition culturelle nationale?

    En attendant, il nous nique et nous pique le fric avec sa taxe pique-nique!

  • Frigidaire_16_09_08 Déjà victime d’une implosion neutronique, voilà soudain le PS sous la menace d’un grand froid!

    En faisant une soudaine irruption sur le devant de la scène, Ségolène Royal dévoile une nouvelle stratégie non concertée et sans doute particulièrement déconcertante pour ses "camarades": la mise au réfrigérateur de tout candidat pour quelque poste que ce soit…

    Familière des annonces de miracles, marcheuse infatigable des sentiers non battus , la nouvelle vedette des sondages négatifs pousse la nouveauté jusqu’aux limites de l’ inconnu. Du chapeau des motions champenoises doit sortir un Premier secrétaire que l’on extraira alors du frigidaire.

    En espérant que cette vacance anonyme ne le laissera pas froid? Car selon le processus concocté par Ségolène, sa seule mission sera de lui dérouler le tapis rose vers l’Elysée…

    A la Rochelle ce n’était pas l’été indien mais à Reims, attention à la débâcle !

  • Edvige_10_09_08 Les trains font beaucoup parler d’eux en ce moment: caténaires versatiles, passages à niveau transparents, informatique buggée, tunnels en fusion…

    Nous avons un réseau ferré solide, bien planté sur ses traverses , porté par d’audacieux ponts, motifs de fierté nationale et sources d’inspiration bucolique pour nos paisibles ruminants limousins, charolais ou normands.

    Mais hélas, le réseau électrique , parallèle aérien et ténu du précédent, ne supporte plus les magistrales vitesses et les rythmes soutenus de nos ultra-rapides serpents de fer! L’alimentation, aussi indispensable au train qu’un cerveau à un énarque, subit de brutales ruptures, sortes d’AVC qui affectent les AGV!

    Le talon d’Achille de la SNCF se trouve dans le chignon crépitant et étincelant de ses belles motrices…

    Moralité: "Rien ne sert de courir vite, il faut d’abord faire un champoing"

    Comme pour "Edvige" !

  • En_marche_vers_moscou_9_9_08_copier Sans prétendre dénouer l’écheveau compliqué de la "crise" géorgienne, on peux balancer l’encensoir aux effluves orientales, à notre Président qui, en l’occurrence, a ressemblé à lui-même! Promptitude, (ré)-actions en chaînes , enchaînées à un rythme et avec une clarté des accords peu coutumiers de la diplomatie ordinaire…

    Même les esprits chagrins de l’antisarkozysme contractuel ont du rabattre, à leur fiel défendant, et admettre son rôle déterminant et rapide dans l’arrêt des combats. La suite est menée avec la même dynamique. L’implication physique directe, sur place, avec les "belligérants" et non par les canaux empesés des chancelleries ou des téléphones rouges filtrés a surpris la communauté internationale dont les Etats-Unis, toujours campés sur leur posture menaçante, surtout lorsque le conflit reste loin de leurs frontières…

    Laurent Fabius qui a susurré du bout de la lippe le satisfecit de circonstance (qui peut aujourd’hui risquer le désordre des armes sur le Continent?) devrait regretter publiquement sa campagne contre la Constitution européenne. Car si cette avancée communautaire était en vigueur, nous aurions le même président pour gérer la suite pendant deux ans encore, avec la fermeté et une cohérence indispensables.

    Or Nicolas Sarkozy rendra son tablier aux 12 étoiles le 31 décembre prochain et le passera au président de la République tchèque. L’ours russe doit déjà s’en lécher les babines….