• 34 Dominique exorciste 09 11 10 Il y eut l'appel du 19 juin 2010! Mais la France un peu veule à l'approche des vacances et anesthésiée par les chicanes et brouilles ordinaires de tribuns multicolores n' entendit pas D. de Villepin dans son envolée grandiose et mystique pour la résistance au déclin national!

    Afin de secouer l'apathie des Français noyés dans les vagues des manifestations répétées, il fallait une nouvelle enflure verbale capable de bousculer les consciences républicaines et les adhésions politiques serviles ou convenues.

    L'apostat usurpateur est à l'Élysée. Qu'importe si quelques millions de fidèles l'y ont porté. Ils furent victimes de ses discours trompeurs et des mots inspirés d'un autre.

    La mission dont est investi ce nouveau Dominique est mathématique. Le gros problème de la France étant Nicolas Sarkozy, il lui faut le résoudre. Le dissoudre!

    La République Solidaire est son étendard, l'héritage du Général, la lumière vive de la Vérité et la conviction exaltée, son moteur infatigable.

    Il lui faudra au besoin rallumer les grands bûchers de l'inquisition pour éclairer la voie perdue d'une nation fière, capable de marcher sur les eaux tortueuses d'un monde mercantilisé . Marianne sera à nouveau le Phare du monde!

    Le Pèlerin pourra alors gravir en toute justice et béatitude les marches désormais pures de l'Élysée… 

     

  • 33 Poker partie 03 11 10 Les supputations et hypothèses sur le remaniement ministériel s'usent de débats circulaires qui se réaniment mollement lorsque les prétendus-prétendants se prennent un pieds dans les tapis mouvants de l'actualité médiatique…Et l'on passe vite au suivant dont on scrute, qui la coiffure, qui les bijoux, qui les petites phrases antérieures pour bousculer l'image potentielle de premier-ministrable.

    A ce jeu de Monopoly politique qui enchante la presse et illustre ses unes à défaut d'éclairer les autres, tout le monde peut s'inscrire et jouer. C'est la grande braderie d'Automne de démocratie participative. Bien-entendu chaque postulant se drape dans une humble modestie et convient, avec le nez oscillant, que seul le Président qui-ne-s'en-est-jamais-entretenu-avec-lui, est le seul décideur. Merci de la précieuse confidence!

    Le brouhaha médiatique et les propos de couloirs qui échappent au citoyen moyen génèrent une folle dépense d'énergie. Ajoutée aux deux mois de turbulences publiques qui ont durablement pollué l'atmosphère, elle va obliger le ministre de l'Écologie à faire procéder à une purification profonde de notre environnement et régénérer l'oxygène qui manque douloureusement à nos poumons…

    Était-ce ce que désirait Nicolas Sarkozy en annonçant six mois à l'avance ce remaniement qui, depuis, fait tourner les esprits et les rotatives comme jamais?

     

  • 32 DERNIERES BARRICADES 29 10 10 La loi républicaine et démocratique est votée. Les derniers barouds, animés par une base mélanchonée et des lycéens frustrés de leur réplique de 68, vont agiter une France lassée des turbulences de trublions gauchistes et de casseurs. Les mensonges populistes les plus éhontés de la  gauche n'auront affronté qu'un cafouillage pédagogique à droite. La France de "fin de campagne" ressemble à ces tas d'ordures laissés devant les portes: les remugles se dispersent d'eux-même dans le vent, mais les tas d'immondices devront finalement être enlevés.

    Le PS tente de canaliser ses énergies internes hexogènes et contradictoires par un recours solennel au Conseil Constitutionnel pour "rupture d'égalité". Cette requête pourrait bien se transformer en boomerang si le conseil des sages s'avise de considérer que les régimes spéciaux constituent déjà une entorse constitutionnelle à ce principe. Et suggérer alors que tout l'ouvrage soit remis sur le métier..

    Ce qui pourrait enfin mettre un terme au système  par répartition, définitivement inadapté,  creuseur impénitent de déficit et voué à une nouvelle remise en forme proche .

     Il n'est pas trop tôt pour ouvrir le chantier , sachant le temps qu'il faudra pour dissoudre les "avantages acquis"..

  • 31 Mort de Frêche 25 10 10 Héros truculent du théâtre méditerranéen, Georges Frêche est mort sur sa scène politique, au sommet de sa popularité singulière et de sa tour régionale bofillesque. Il va animer le landernau socialiste plus encore demain qu'hier. Il sera déclaré « plus grand mort que vivant ». Porté par la ferveur de ses disciples orphelins, il rejoindra un jour ses hommes de bronze dans le grand statuaire de l'Odysseum. L'imperator septimanien a mis le Languedoc en berne..


    Passés les rappels en boucle de ses débordements verbaux qui s'useront de leurs répétitions, les éloges viendront de ceux-là même qui l'ont stigmatisé et ostracisé depuis le palais de Solferino. Car ils voudrons se partager son héritage…

    Je plains les dissidents locaux, cathares des temps modernes qui risquent le bannissement réservé aux hérétiques du socialisme moral et jacobin. Ils ont trop adoré le Maître qui les a maintenus sous son aile dominante et bienveillante dès-lors qu'ils chantaient ses louanges, en les récompensant de sièges d'élus ou d'élogieuses saillies. Dans ce grand coup de Mistral inattendu ils risquent de voir s'envoler leur sinécure!

    Georges Frêche, rentrait d'un séjour en Chine. Il avait du se rappeler, à propos, une sentence de Confucius qui semble avoir commandé une ambition tenace, devenue mégalomanie, inspirée de la Rome antique:

    Qui comprend le nouveau en réchauffant l'ancien peut devenir un maître…

     


  • 30 Fraternité plurielle 20 10 10 Hormis quelques turbulences météorologiques qui ont affecté notre pays au cours des dernières années, nous sommes préservés de ces grandes et récurrentes catastrophes dites naturelles qui touchent des nations lointaines depuis le Chili jusqu'au Japon en passant par l'Italie, , le Moyen-orient, tous ces nombreux pays d'Asie, périodiquement agressés par la nature, et même les États-Unis.

    Sans doute blasés de cette douceur de vivre atavique , de ces paysages idylliques que le monde nous envie, et du perfide encoconnement dans lequel nous enferme l'État– providence, nous éprouvons le besoin de créer des drames artificiels pour faire déborder le long fleuve tranquille de notre ennui…

    Les livres d'histoire requièrent de la matière vive pour nourrir la légende de notre geste nationale. Après les pics de 1936, la Résistance , Mai 1968, puis l'épopée mitterrandienne, quelques péripéties socialo-politiques ont émaillé les boulevards de leurs humeurs contestataires. Le renoncement d'un gouvernement devant la fronde populaire constitue un moment de grande exaltation , mais la liesse retombe très vite dès que la victoire est consommée. Chacun revient à ses petites occupations anonymes, et la morosité de cette vie qui fait plonger tant de citoyens dans l'addiction aux neuro-dépresseurs et la Sécurité Sociale dans le rouge!

    Les manifestations actuelles répétitives et sur-médiatisées redonnent de l'espoir aux nostalgiques adeptes du « Grand Soir » et à ces jeunes, modelés, endoctrinés, formatés à la désespérance. Ils doivent remercier Nicolas Sarkozy ! En ne cédant pas à leur exubérante pagaille et des revendications confuses, ce dernier justifie la poursuite de ce grand « happening » où des petits héros jettent éducation et civisme aux poubelles et attaquent le mobilier urbain.

    Pour le plus grand bonheur de Jean-Claude Decaux! Celui-ci doit se frotter les mains du boulot qui l'attend. Notre président n'aurait-il pas, par hasard, partie liée avec lui? 

     


  • 29 Opération escargot 18 10 10 Marseille est la cité phare de la CGT. Dans cette ville , elle peut rendre les rues putrides et en chasser le chaland avec l'amoncellement des ordures. Elle peut bloquer le port depuis trois semaines avec seulement 36 grutiers qui n'en sont pas à leur première démonstration . Si les TGV n'arrivent qu'au compte goutte, que les aiguilleurs du ciel s'y mettent à Marignane et que les stations de carburant s'assèchent, la ville sera bientôt en état de siège!

    Que les bateaux se déroutent provisoirement, et les armateurs définitivement n'a aucune importance. Que l'économie soit plombée, l'image de cette ville défigurée, les investisseurs dissuadés, sont des calculs mercantiles! Marseille, pour une fois, n'exagère pas selon sa pittoresque tradition, mais ce n'est plus une sardine qui bouche le port. Ce sont des requins-marteaux!

    Le drapeau rouge de la CGT flotte fièrement sur la cité phocéenne qui pourrait bien rejoindre les cités perdues du pourtour méditerranéen et passer au patrimoine national des communautés englouties dans les désastres corporatistes. Au bénéfice des grands ports étrangers, tels Rotterdam, Anvers ou Hambourg.

     Ailleurs, les préavis de grève sont brulés dans les feux des piquets. Les blocages d'accès , les opérations tortues, et autres actions inopinées et illégitimes ne sont rien d'autre que des prises d'otages. Voire de graves délits d'atteinte aux biens et aux personnes. Ainsi, à Béziers, les compteurs de gaz et d'électricité privés du sénateur-maire ont été coupés le 13 octobre par des membres du syndicat CGT Energie. En toute bonne conscience syndicaliste.

    Pourquoi ne pas aller directement bloquer la sortie (ou l'entrée) de l'Elysée? Et piquer les clés de la Force de frappe au Président!

     

  • 28Conseils aux jeunes 14 10 10 La France est mobilisée contre la réforme gouvernementale. Les derniers renforts recrutés tardivement font entendre leur voix.  Jean-Baptiste PREVOS, président de l'UNEF* ( et membre des Jeunesses socialistes) fait une démonstration convaincante! Il a appris depuis peu la leçon d'économie sociale de Martine Aubry. Celle qui date de 1990 (le jeune homme avait alors 6 ans) qui a gravement et durablement crevassé l'économie du pays et démotivé les salariés, avec la semaine de 35 heures..

    Antienne remixée à la mode techno estudiantine: il y a en France un gâteau bien circonscrit de travail qui doit être partagé équitablement entre les travailleurs. Si les vieux travaillent, ils retiennent indûment les emplois à leur profit! Un slogan  percutant, relevé sur un mur, résume cette conception scandaleuse pour eux : les vieux au boulot, les jeunes au bistro!

    Donc, si l'on suit le raisonnement de ce Prévôt des étudiants, ils veulent travailler tout-de-suite-maintenant, croix-de bois-croix-de-fer-si-je-ments-je-vais-en-enfer, de manière à cotiser pour bénéficier de leur  retraite à 60 ans. Bravo! Mais alors, dès s'ils vont se mettre au boulot , ils vont supporter ces jeunes vieillards qui se les roulent avec une retraite dorée?…

     Je pense qu'au PS on ne leur a pas enseigné la vérité du système par répartition. Sinon, ils auraient une conception plus réaliste de l'avenir que la gauche prétend leur promettre.

    S'ils réfléchissaient seuls, ils réclameraient à cor et a cri une retraite par points que chacun pourrait tricoter à son rythme et selon son ambition, et ne pas être pris en otage par les générations antérieures . Ces jeunes pétulants manquent d'audace et n'osent pas bousculer ce tabou éculé et ruiné de notre système de retraite! Endoctrinés par de vieux gauchistes irresponsables et égoïstes, ils avancent vers leur avenir sur le mauvais chemin.

     Danny, vite, reviens à leur secours! Dis-leur, avec ton pragmatisme de sexagénaire post-soixante-huitard, comment la jeunesse pourrait avoir raison d'avoir tort contre tous, plutôt que l'inverse…

     * L'UNI, union étudiante de droite n'est ni montrée, ni invitée, ni interviewée dans les grands médias

     

  • 27 Baby boom boom 12 10 10 J'envie les lycéens de notre époque! Ouverts au large monde grâce au Web, fins stratèges avec leur entrainement au combat sur Nintendo, sens critique acéré autour de débats-coca au café du coin, esprit d'analyse affirmé sous l'autorité complaisante d'enseignants éclairés , et surtout grand esprit d'équipe derrière les bannières colorées d'un avenir justement revendiqué.

    J'envie leur aisance, leurs connaissances, leur maturité , leur oreille musicale, leur complicité, leur sens de la fête. Les jeunes filles qui ont des allures de femmes ont gagné sur leur congénères masculins un ascendant qui est une juste revanche contre l'obscurantisme machiste dans lequel furent maintenues leurs aïeules si longtemps. Libérées, elles s'expriment! Avec leur corps, avec leur voix, avec leurs poings!

    J'envie leur implication responsable dans les grands défis et leur réaction aux injustices. Ils ont gagné la liberté de sortir de leurs établissements en formant des groupes revendicatifs, peuvent bloquer l'accès au écoles, réprimander des professeurs indigents, se joindre aux adultes pour contester des lois absurdes ou inéquitables. Depuis 1968, ils peuvent insulter l'autorité!

    J' admire leur sens des responsabilités et leur exigences pour l'avenir.

    Certes, ils expriment leurs idées et revendications de manière parfois brouillonne. Les « post », « tags » et autres « SMS » manquent de rigueur orthographique et de ces belles formules qui furent pour les générations précédentes le miel des échanges épistolaires. Ils vont vite et droit au but, quitte à se casser le nez sur un obstacle pour eux transparent..

    Il me revient en comparaison le souvenir du lycéen que j'étais durant ces années anciennes que l'on qualifie de « glorieuses ». Pauvre niais, enfermé dans le cycle infernal d'un internat, comme l'ouvrier sur sa chaîne à Billancourt. Astreint à des horaires de couvent, habillé d'une blouse grise et obligatoire, surveillé durant les heures d'études, interrogé par des profs autoritaires et pointilleux, souvent maniaques , parfois machiavéliques et toujours exigeants. Je vous parle d'un enseignement public où les élèves étaient odieusement soumis au dogme de la compétition et à la culture des résultats. Sans aucun recourt d'association de parents ou autre ONG compatissante…

    Lors , le leader à suivre ou battre était le major de la classe. S'endormir le soir était d'une simplicité ordinaire, la fatigue intellectuelle d'une journée dense en maths, physique, littérature, dessin, langue étrangère, (pour moi, l'allemand de la réconciliation..), chimie et autres exercices pratiques valant bien trois cuillères de Théralène..

    Le baccalauréat était difficile et odieusement sélectif. Il ne suffisait pas pour intégrer une autre école, d'ingénieur ou autre. Mais il était la revanche offerte au labeur des parents qui rêvaient à juste titre d'un avenir meilleur pour leurs enfants. Ce qui se vérifiait assez souvent.

    Quand on entrait dans la vie active, sans vaines et longues recherches il est vrai, l'implication dans un monde compétitif aux exigences élevées ne laissait guère de place à la réflexion sur le poids des cotisations et le niveau de revenus à la retraite. D'ailleurs c'était une notion très diffuse pour ne pas dire totalement virtuelle, au delà de l'horizon d'une vie d'adulte à construire.

    J'envie les lycéens , mais à vrai dire, pas autant que çà……

     

  • 26 La grève çà s'apprend 08 10 10 les radicaux du petit monde syndical ressortent de l'ombre et brandissent les étendards rouges des grands soirs qui alimentent leur rêve d'hégémonie démocratique boulevardière. Les secrétaires généraux des centrales sont doublés à gauche. Pour ne point paraître ringards, résignés ou pire, complices des gouvernants, ils sont contraints à un zèle à corps-défendant.

    Les mouvements s'étendent avec de nouveaux participants , otages innocents et naïfs d'une désinformation orchestrée dans les milieux enseignants. Les pauvres lycéens et étudiants servent de lit de roses à des contestataires qui ne visent que leur intérêt. Ils font masse et sont prétextes pour démontrer que la jeunesse est soucieuse de son âge de départ à la retraite! Ils ne savent même pas ce qu'ils vont faire de leur vie et les meneurs sournois prétendent leur faire dire déjà comment ils envisagent leur troisième âge! En réalité ils ignorent qu'ils se portent caution par anticipation pour la retraite de ceux qui les poussent devant les manifs. Comme des prisonniers sur un champ de mines!

     Plutôt que de décompter et mécompter le nombre de manifestants, il serait plus judicieux de bien éclairer les citoyens sur le statut de ceux qui font grève. Ce sont à une écrasante majorité des employés de la fonction publique ou des emplois parapublics: SNCF, Métro, enseignants, dockers… Eux-mêmes sont complices à leur insu, pour ne pas dire victimes, de la guerre des chefs .

     Tous ces tripatouillages bruyants sont bénis par les têtes de l'opposition qui profitent des clameurs de la rue pour conforter sans frais , devant les caméras, leur anti-sarkozisme viscéral et nourrir une revanche annoncée. Elles, n'ont vraiment pas le désir de retraite…

     Pendant ce temps, le monde civil nombreux et anonyme qui n'a guère le temps de se dérouter, court à ses occupations et des rendez-vous où ils arrivera en retard! Mais qu'importe, les caméras pourtant si nombreuses et avides ne feront parler que ceux qui sont solidaires des grévistes..Le patron peut toujours attendre!

     

  • 25 Avenir 04 10 10 La Télévision nous abreuve d'émissions sur les sixties, années 70 et autres Années du Bonheur. Bientôt elle nous refera tout le XXème siècle. C'était tellement bien alors!

     Les syndicats et leurs affidés défilent avec force banderoles qui dénient l'avenir proposé par le gouvernement. Leur marqueur de référence se déplace avec le temps, mais qu'à cela ne tienne, c'est l'étape précédente qui était la bonne!

    La France est malade de nostalgie chronique! Un réalisateur nous ramène même chez Néanderthal. Pour sûr, il va avoir un gros succès. Avant que ce salaud de Sapiens ne lui bouffe l'oxygène et l'espace, la vie de grotte était tellement superbement écolo!

     La thérapie qui s'impose est claire. Il faut imaginer notre futur antérieur pour que demain, qui est le passé d'après-demain soit enfin désiré!

     Le scenario d'anticipation devrait être confié à de sages mais objectifs visionnaires. Pour que les lendemains rechantent , ils devront s'adjoindre l'aide de puissants choristes. Peut-être des transfuges repentis de ces Forces vives du Pays qui font tant de musique le long des boulevards du temps?..