• 9 espace 05 02 14Longtemps « phare du monde », la France semble désormais se replier sous les fugaces mais multiples lucioles populaires répondant, de plus en plus fréquentes, aux fusées arrogantes de la minorité majoritaire. Ces lumières invisibles au-delà de l’horizon n’éclairent sporadiquement que des déploiements de foules agrégées en protestations et revendications.

    Notre pays est aplati, écrasé, en deux dimensions, illustrées par ce grand bipartisme de fait qui oppose sous la bannière de la Démocratie une majorité disparate à une minorité élue. Cet avatar de gouvernement du peuple par le peuple ressemble de plus en plus à une dictature brandissant à tout-va les  symboles de la justice et affublée des parures colorées de ce nouveau Genre  qui fusionne désormais avec  les droits de l’Homme, terme générique , ceux exponentiels de la Femme et autres catégories sexuelles transversales.

    La société française qui subit des attaques sociétales par une congrégation de ministres sectaires s’affaisse dans la sinistrose sinon le défaitisme. Leurs affidés, orthodoxes prosélytes, n’hésitent pas à noircir le tableau en rappelant des heures sombres. Au nom de l’égalité matinée de morale rose, ces prêcheurs lui jettent sans intermittence la Culture en pâture, cet opium des communautés décervelées et soviétiformes, en tentant ainsi de l’arracher par la manipulation sournoise ou vindicative à ses piliers de résistance.

    Heureusement, un ressort  spontané semble se constituer avec ces nouveaux et nombreux citoyens, bénévoles de manifestations ne réclamant ni privilèges ni monnaie, ni maintien des avantages acquis, mais seulement celui des acquis héréditaires.  Cet essor pourrait projeter à nouveau la communauté nationale dans la 3ème dimension, verticale et exigeante, celle de la renaissance!

    Car, comme le confirment les astronautes, plus l’on prend de la hauteur et plus le panorama terrestre devient large et surtout bleu… 

  • 8 Changement devant 3 02 14

     

    Avant, le changement c’était  maintenant. Mais c’était avant.

     

    Désormais, le changement c’est (loin ?) devant !

    Les citoyens, bien décillés avec les messages, mariages, virages, dérapages, dévergondages et autres batelages hollandais ont changé leurs lunettes. Aux jumelles à longue portée qui leur faisait miroiter des mirages roses, ils optent désormais pour des dioptries de myopes qui leur dessinent avec précision les multiples et désespérantes aspérités de la réalité.

    Cependant pour ne pas sombrer dans la cécité complète aggravée par un risque grandissant d’état dépressif profond, dont une observation trop pugnace les menacerait, je leur conseille plutôt des  montures à double foyer. En relevant le regard et en sondant l’horizon, ils pourraient entrevoir peut-être les signes encourageants d’une nouvelle prospérité ?

    Hypothèse d’autant plus probable qu’ils la réclameront !

    C’est tout l’espoir que porte la nouvelle bannière qui illustre désormais ce blog…

  • 7 Nouvelle société 31 01 14

    Depuis plus de six décennies, je vivais dans l’illusion que je suis un homme !

    Grâce au travail d’introspection et d’analyse de faits et comportements très antérieurs auxquels je viens de  me livrer, suivant les fortes prescriptions  psycho-pédagogiques du couple Belkacem-Peillon, et malgré la branlante véracité de mes souvenirs, je viens de me révéler que je suis vraiment de sexe masculin !

    Débarrassé, un peu tard je le confesse, du poids des stéréotypes sociaux qu’une mère sans doute abusive m’avait inculqués, confortée en celà par un maître d’école par trop autoritaire et une mixité scolaire soigneusement balisée, je me révèle à ce jour tel que j’aurais pu ne pas être.

    Ouf, il était temps! J’ai failli, sans cette campagne  pugnace de nos deux ministres, escortés de grands visionnaires des identités de genre, passer à côté d’une révélation vitale et subir benoitement  ce déterminisme ringard qui m’a fait porter des pantalons toute ma vie…

    Je suis vraiment heureux de vivre une époque et dans une nation qui se hissent au-dessus du matérialisme ras de terre et des bourses pour redonner au genre humain cette fierté d’appartenir à un groupe mûrement acquis.

    Lesquels ne sont plus désormais au nombre de deux, cette conception binaire et hérétique du passé, mais multiples si j’entends bien le message diffusé par les associations dûment agréées, telle LGBT, qui relayent les pédagogues et enseignants dans ce lourd travail de réhabilitation de la société.

    Désormais, je vois mon avenir autrement, mais habitué à mes pantalons, je vais les conserver. Non plus dans une  garde-robes mais dans mon vestiaire !…

     

  • 6 Nouveau buste républicain 27 01 14Petit rappel de pédagogie électorale pour celles (et ceux) qui ne sont pas au fait :

    Lors des élections municipales de 2014, les communes de plus de 1 000 habitants seront désormais soumises au principe de parité. Cette modification concerne 6 550 communes. Elle devrait entrainer, l’élection dans les conseils municipaux de près de 16 000 conseillères supplémentaires. Les conseils municipaux devraient à terme compter environ 87 000 élues.

    Ce bouleversement démocratique n’est que justice dans un pays qui compte plus de femmes (ou réputées telles) que d’hommes (idem) !  

    Cependant, la loi laisse dans le maquis machiste encore 30000 communes qui ont moins de 1000 habitants. Une profonde disparité démocratique va donc marquer le territoire entre communes très peuplées, en général urbaines ou périurbaines, et communes rurales où il est à craindre que les hommes se prévalent encore des traditions, nonobstant les succès rencontrés avec « l’Amour est dans le pré » , émission destinée à redynamiser le registre des naissances des mairies provinciales…

    Certaines dites « mortes » n’en n’ont plus du tout, ce qui résout le problème, post-mortem. En revanche, la Guyane et le 101ème département de Mayotte ne comptent que des communes recensées à plus de 1000 habitants. Les chefs de village et cadis (juges du droit musulman) vont avoir du souci avec l’autorité, et la tradition risque de vaciller dans les cases !…

    Enfin, les écharpes tricolores vont donc fleurir sur les bustes féminins et l’image de la diversité démocratique sera en cohérence avec la représentation de la République et ce buste de Marianne qui préside à toutes les manifestations civiles officielles, détournant parfois l’attention des témoins de mariages dans les salles de cérémonies municipales….

    Cette petite révolution précède la suivante qui transformera, lors du prochain scrutin de 2015, l’élu  cantonal en "ticket paritaire" homme-femme. Preuve s’il en était qu’une femme est complémentaire de l’homme et vice-versa. Ce qui me parait s’opposer au principe d’égalité ? J’avoue perdre ma balance dans cette confusion des « genres » qui réinvente le couple républicain ?…

    Quoiqu’il en soit, ces nouvelles dispositions qui peuvent, au premier abord, heurter quelques citoyens de sexe masculin ne voyant pas plus loin que le bout de leur zigounette, sera en réalité un mur protecteur pour eux, si jamais la vague féminine déferlait dans les communautés d’élus.

    La loi sur la parité les préservera à leur tour de ce risque pervers pour la sérénité de l’exercice démocratique, avant-même la création éventuelle et symétrique d’un ministère des Droits des hommes  !… 

  • 5 Hollande Roi du comprom  19 01 14Une question fondamentale me taraude depuis la « révélation » Closer. Est-ce moi en tant que contribuable qui paye l’essence pour son scooter ou bien pioche-t-il dans sa tirelire-petit-cochon-rose pour garantir son autonomie nocturne ?

    Puis surgissent immédiatement les questions corollaires. Est-ce lui qui fait le plein de son engin à deux roues, anonymement dans une station du 8 ème arrondissement, ou délègue-t-il cette délicate et primordiale mission a quelque conseiller ou sbire en contrat d’intermittent ? Ou alors, ce que j’ai peine à imaginer, à l’agent de sécurité dont Manuel Valls ignore tout des activités extra et post élyséennes, et qui en profite pour acheter des croissants sur le trajet?

    Heureusement j’ai cru comprendre qu’il n’avait pas à s’acquitter du loyer de sa bien-aimée, celui-ci était assuré par de bienveillants et discrets amis. Ouf ! Connaissant le montant des locations et charges dans le quartier, je préfère encore participer à quelques litres de SP98, d’autant que la distance de la Grille du Coq, la bien nommée, au 20 rue du Cirque, ne réclame que quelques décilitres, y compris au régime maximum, étant donné l’urgence !..

    Le cadeau immobilier est d’autant plus apprécié que les frais résultants des activités parallèles de la Dame première sont me semble-t-il couverts par les deniers publics. Si la carte Super Vitale de la patiente a pu être extirpée à La Pitié-Salpêtrière, son repos au Pavillon de la Lanterne reste à la charge des citoyens pécunieux.

    Le député (PS) René Dosière, jadis pourfendeur méticuleux et acharné des dépenses "monarchiques" de l’Élysée du temps de Nicolas Sarkozy, n’apparait plus sur les écrans de la vigilance citoyenne. Est-ce fortuit ou bien  sa pugnacité s’est-elle éteinte par quelque subterfuge courtoisement commis sous les lambris dorés d'un palais national ?

    On attend pourtant avec gourmandise un état des hauts-lieux  de la République qui nous éclairerait sur ce que les faveurs du Président doivent à ses « sujets »… 

  •  A4 Redressement productif 16 01 14nticipant la conférence de presse du président, j’avais écrit une missive au patron de l’UMP après la prestation de vœux officiels, l’encourageant à accompagner des mesures recommandées par son brainstorming collégial, et apparemment entendues par le chef d’État.

    Condamné à vérifier que l’introduction du 31 Décembre serait suivie d’un développement logique et attendu, j’ai réitéré mon écoute attentive, carnet de notes en mains, lors de la conférence de presse de mardi dernier, objet de toutes les attentes fébriles, plus coquines qu’économiques.

    À moins de confusion mentale ou auditive, j’ai entendu l’orateur exposer son projet choc, le  « Pacte de responsabilité » qui met les entreprises au pied du mur du redressement collectif et Mélenchon dans un état de démence furibonde. Et je m’en suis innocemment et doublement réjoui !

    C’est donc, quoique s’en défende le président avec une métaphore hauturière discutable, un franc virement de bord, cap sur la dépression économique, vent debout contre les risées de la gauche et celles habituelles des  contradicteurs systématiques. Il me semble confirmé que l’herbe de la réforme indispensable prônée par l’UMP lui a été coupée sous les pieds,  même si les mots sans actes les concrétisant restent  aussi virtuels d’un bord comme de l’autre ? Velléités bornées à bâbord par des Conseil stratégique de la dépense et autres observatoires théoduliens, et à tribord par la confusion des commentaires des têtes de l’opposition, pourtant perfidement invitée par le chef d’État à participer au nouveau choc national..

    La surenchère lancée dès aujourd’hui par Montebourg, doublant à 2 millions l’exigence de création d’emplois, obère tout crédit à cette « accélération au même cap »(sic)… « contre la fuite en avant »(re-sic).. »d’un pays dont la société doit être remise en mouvement »(re-re-sic) !

    Lettres restées sans réponse contre discours à prendre au pied de la lettre, je demeure  dans la plus totale expectative, en attendant de ressortir bientôt ma carte d’électeur… 

  • 3 Hollande Roi du compromis 13 01 14

     

     

     

     

     

     

     

                     

     Cher François,

    Vous me pardonnerez en premier lieu de rendre publique cette lettre privée, mais je le fais avant que quelque media fouineur la révèle en altérant mes propos.

    Je m’adresse à vous avec d’autant plus de liberté que je n’ai pas voté pour vous, ce que votre ministre de l’Intérieur (que j’avais malicieusement soutenu aux primaires du PS) a du vous rapporter. Mais comme j’accepte le choix démocratique fait par une majorité en 2012, je vous considère donc comme mon président normal, en même temps que citoyen ordinaire, comme vous vous êtes plu à le rappeler.

    C’est donc au second que je confie cette missive, en espérant que vous en ferez part à votre double présidentiel que cela concerne au premier chef d’état.

    Depuis  que votre seconde liaison  a été diffusée par une presse à sensation, j’ai entendu des voix multicolores clamer que la vie privée doit être protégée, fusse-t-elle celle du locataire de l’Élysée, lequel n’est pas assigné à résidence ! Je serais prêt à faire chorus si votre situation matrimoniale complexe était restée totalement obscure aux commentateurs agréés. Ou alors clarifiée officiellement par un mariage tel que vous l’avez recommandé à tous et toutes !

    J’ai toujours admiré votre sens du compromis qui vous a permis de louvoyer entre sirènes et récifs jusqu’à amarrer votre bateau à la bitte la plus prestigieuse, au 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré. Mais reconnaissez que l’anonymat du palais n’est pas aussi imperméable que celui de l’Hôtel départemental de Corrèze et qu’un scooter même camouflé « djeun » ne passe pas inaperçu, sortant dans l’avenue Gabriel…

    Ce que l’homme public doit à l’homme privé est donc dans votre cas incontournable, même en deux roues. Les Français toujours avides de belles histoires croustillantes sont également très attachés à la stature de l’homme qui les représente. C’est le paradoxe et l’exception cul-turelle de notre pays. Les habits d’un président tel qu’ils le voient ne peuvent vêtir en même temps ce qu’un essayiste contemporain a désigné comme « les deux corps du roi »

    Cette dualité corporelle qui s’applique aussi à l’autre sexe réclame une stratégie de précaution à laquelle vos conseillers les plus avisés n’ont pas réussi, semble-t-il, à vous faire adhérer ? À votre décharge, je reconnais que votre compagne, auto-déclarée « Première Dame de France », et adoubée comme telle par les médias protocolaires et par trop obséquieux, ne vous a pas rendu la gestion de votre vie privée très facile.

    Un média particulièrement à part dévoile aujourd’hui que le nid de vos amours parallèles ne serait pas blanc comme vierge et que votre amie et beauté juvénile le devrait à un bailleur de l’ile du même nom, à la réputation un rien sulfureuse ? Je n’en crois évidemment pas un mot, ce magazine en ligne cherchant l’audience comme tous, en se drapant dans les habits de la morale que vos propres partisans prônent si souvent. Et je fais confiance, comme vous à votre ministre de l’Intérieur, pour baliser vos parcours et sécuriser vos lieux de détente.

    Je  comprends que votre situation ne soit guère plaisante et que le prix à payer pour un bonheur normal sinon légitime soit bien  élevé en l’occurrence. Je compatis volontiers pour l’homme, celui à qui j’écris, mais je dois à la sincérité de rappeler à l’autre, celui qui est en lumière, que nul ne l’a obligé à accéder au poste où il est. Et je me permets de rappeler aux deux cet adage si populairement réaliste: on ne peut avoir en même temps le beurre  et l’argent du beurre …

    Je vous souhaite, cher François, un prompt rétablissement républicain, pour le bien et l’image de la France.

  • 2 Avis de tempête 07 01 14

     

     

     

     

     

     

     

                                                                                        Cher Jean-François Copé,

     

    J’ai reçu fin décembre le Magazine de l’Union qui couvre le dernier trimestre de 2013. Pris par des nécessités familiales et festives, j’en ai entrepris la lecture détaillée et attentive qu’en 2014, et après m’être porté volontaire pour entendre, et écouter, la prestation présidentielle du 31 décembre, malgré une réticence sourde que je ressentais dans mon environnement proche…

    Je dois vous avouer que cette chronologie inversée m’a comblé à postériori, à la lecture de votre éditorial !

    En effet j’ai pu constater que le président avait largement pompé dans votre projet d’alternance qui, vous le précisez, commence cette année. C’est donc un peu lui qui va en être le promoteur, pour autant qu’il respecte ses promesses et entende aussi bien que les citoyens attentifs, les phrases étonnantes qui vont lui revenir en écho. Je ne doute pas alors que l’UMP se fera amplificateur de ces retours de son, dussent ses droits d’auteur être un tantinet pillés par l’homme de l’Élysée !

    Je ne vois d’ailleurs pas comment le virage à 180° pourrait être entrepris autrement, puisqu’aussi bien les seules élections nationales qui vont nous appeler aux urnes sont les municipales. Pour autant que je sache ce ne sont pas les maires, conseils municipaux ou agglomérations qui vont décider de l’avenir économique du pays, en dépit, mais plutôt à cause de leur implication forte, solidaire et déterminée dans les dépenses.

    Certes, je n’oublie pas que le Sénat, émanation de la France profonde et rurale, pourrait après des élections plus favorables à la droite, reprendre sa coloration de jadis, mais nul n’ignore que le dernier mot législatif appartient à l’Assemblée nationale. Et quand bien-même le président annoncerait des décisions rapides par ordonnance, il ne peut se passer de l’agrément final des députés. Sinon à dissoudre leur assemblée. Mais cette option est une autre histoire ?

    Certes, j’ai noté votre adresse aux candidats maires avec cette promesse, par laquelle ils doivent s’engager à ne pas augmenter les dépenses durant leur mandat. Mais franchement, je ne vois pas à quelle obligation légale ils seraient tenus une foi élus, et à condition qu’ils aient souscrit à une telle contrainte pour obtenir l’appui public et marqué de l’UMP lors de la campagne ? Les citoyens sont désormais plus sensibles aux bilans qu’aux promesses..

    Cher Jean François, j’ai apprécié le travail collectif que vous avez réussi à imposer à votre état-major divers et parfois turbulent. Il me semble que vous avez appris du PS l’exercice de la synthèse qui jusqu’alors était étranger aux traditions du mouvement… J’y ai noté des Mesures pour relever la France qui se concentrent, urgence oblige, sur l’économie.

    J’aime à penser que ce volet, complété de quelques options manquantes destinées à maitriser les gabegies qui sont une insulte permanente aux contribuables, fera corps avec un projet pour la réhabilitation de la société française. Car si l’économie connait des cycles courts au regard de l’histoire et qui peuvent s’inverser avec des réformes volontaristes, le destin de la société est un fleuve  large et profond qui ne s’écoule que vers l’aval de l’avenir. Il  ne devrait pas souffrir des dérivations anarchiques de tribus bruyantes ou d’affluents torrentueux descendus de contrées étrangères et qui pourrait affecter son cours jusqu’au débordement catastrophique. Il serait trop tard alors pour  nos enfants d' apprendre à surnager dans le déluge…

    C’est en tout cas le vœu que je fais et les futures mesures qu’un candidat à l’alternance devra s’engager à tenir, croix de bois, croix de fer, s’il sollicite mon modeste concours pour accéder aux suprêmes affaires de la France.

    Croyez, cher Jean-François Copé à toute mon avide et exigeante citoyenneté !

  • 1 Bonbonne à l'eau 1 01 14L’an passé, passé la Saint Sylvestre, je vous faisais part d’un lancer de bouteille à la mer, dans laquelle j’avais inséré une citoyenne supplique faite de rares mais importantes requêtes. J’espérais un repêchage dans l’année par quelque caboteur politique et une marque d’intérêt, à défaut de promesse pompeuse..

    Hélas, mon message flottant s’est perdu, probablement dans les tempêtes répétées.

    Cette année, je réitère mes aspirations maritimes malgré un pessimisme croissant. Mais convaincu que le frêle esquif de verre précédent, bien que millésimé, ne pouvait être détecté par des vigies peu attentives, j’utilise cette année une grosse bonbonne Dame-Jeanne, blindée de cotte de maille avec un triple dessein :

    1-Que je puisse y enfermer la quantité énorme de mécontentements nés en 2013, joints aux souhaits ardents pour qu’ils se dissolvent à défaut de se muer en satisfactions, 

    2- Que l’esquif résiste aux aléas de l’environnement météorologique ombrageux,

    3- Qu’il reste visible même et surtout par fortes risées !

    Je sais, cette nouvelle tentative peut paraitre puérile ou pire, désespérée. Mais je refuse la fatalité communicative et fais confiance au bon vieux Archimède pour que mon objet flottant puisse être identifié, grâce à une forte poussée (égale au poids des récriminations submergées)  qui le maintiendra en surface quelle que soit la houle!..

    Naguère je me limitais naïvement à quelques implorations qui me semblaient cruciales pour un avenir éclairci, à défaut de réinventer un rêve. Je les duplique avec une encre peu sympathique et les joins à nouveau au gros volume de doléances qui, avec les libelles d’espérances, devraient constituer un lest important interdisant le renversement cul par-dessus tête de cette balise à feu clignotant rouge et durable.

    Cette fois-ci ce n’est pas un pêcheur à la ligne solitaire ou amateur que j’espère, mais un chalutier tractant à tribord, qui ne pourra éviter la remontée dans ses filets de ce manifeste marin qui n’a pas la vocation d’un serpent de mer !…

    De houle en houle:Les vents dominants!…

  • 34 Feux d'artifices quémandeurs 26 12 13…tellement grand qu’il ne voit plus les microbes qui s’agitent sur terre !

    Jamais Dieu n’a été pris en otage avec autant de hargne et de mœurs guerrières. L’Afrique, le moyen Orient, l’extrême Asie résonnent des bruits de kalachnikovs brandies en son nom. Par manque de munitions ou d’approvisionnement, certains ont ressorti les machettes, d’autres bricolent des explosifs au fond d’une mechta puis commanditent des innocents pour aller jouer les feux d’artifices dans une foule peu ou prou pacifique ou trop mollement déterminée pour ceux qui en font l’objectif du jour.

    Cette revendication effrénée de l’héritage, le vrai, l’unique, de la Vérité, déclenche une furie meurtrière que les siècles d’obscurantisme et d’inquisition n’ont pas égalée. Chaque jour, l’Irak, la Syrie, l’Egypte, le Soudan – Sud , celui qui s’est dissocié du Nord pour raison ethno-religieuses ( mais surtout du pétrole !) la Centrafrique qui vient de rejoindre le club, font compétitions  homicides avec l’Afghanistan, le Pakistan , le Yémen et quelques autres contrées moins médiatisées. Ailleurs des mercenaires sans autre nation que celle d’Allah assènent leur prosélytisme intransigeant à coup d’équipées terroristes  qui rabaissent les razzias d’antan à de pittoresques coutumes tribales..

    Que la Paix soit avec vous ! Jamais une telle invocation n’a été démentie par l’actualité avec une telle rage. En dépit,  mais surtout à cause des moyens de communication ultras performants et sophistiqués que connait le monde, le message se perd dans les brouillages de la cyber-criminalité ethno-religieuse quand il n’est pas renvoyé en boomerang falsifié à la tête de ses messagers.

    Dieu a du se retirer bien loin de la Terre qui lui était promise pour ne pas entendre les vociférations haineuses qui en jaillissent. Ou alors s’est-il détourné de sa vocation  originelle pour aller trouver plus d’écoute sur une autre et lointaine  planète ?

    La sonde Gaia que l’Agence spatiale européenne vient de lancer pour explorer en détail notre galaxie, nous apportera peut-être une  réponse ? Il faudra patienter cinq ans et le terme de sa quête céleste, ce qui au regard de l’importance de la question n’est qu’une petite pénitence de purgatoire….

    Entre-temps le monde pourra poursuivre son auto destruction au nom du Créateur !