• 30 Panneaux électoraux européennes  12 05 14 copier
    U
    n phénomène curieux et rarissime est observé avant les élections européennes. Alors que tous les instituts de sondage et autres prévisionnistes de la météo communautaire annoncent une désaffection, voire un rejet profond pour ce scrutin, un record toutes catégories est établi pour le nombre de candidats en lice et de listes qui les portent ?

    En France (métropole et OM) 193 listes, oui je dis bien cent quatre-vingt-treize portent un nombre total de candidats que j’ai renoncé à débusquer. Rien qu’en Ile-de-France 31 listes sont en concurrence avec quelques noms connus, et beaucoup de lampistes. La moyenne est de 24 listes par circonscription. Je doute que les têtes puissent venir au contact direct des électeurs comme je redoute le mur des panneaux d’affichage officiels qui risque de cheminer bien au-delà de la limite autorisée dans nos bourgs et villages…

    Chercher à comprendre les arcanes et les résultats attendus d’un tel vote nécessite pour le citoyen consciencieux une traque pugnace et une logique, sinon une intelligence, qui échappe à la plupart des curieux. Dire que c’est la raison du manque d’ardeur à se rendre aux urnes serait vrai si l’obstacle de l’incrédulité rampante vis-à-vis de cette lointaine Europe  n’avait déjà stoppé les ardeurs citoyennes. Mais pour le pugnace qui insiste, le mur de l’incompréhension  et de la défiance freine toute tentative qu’il souhaiterait pourtant positive…

    Légitimement, il en vient à se poser la question de cette énorme inadéquation entre la nuée de postulants pour Strasbourg et le peu d’empressement public pour les y envoyer. Et le doute sur la véritable motivation des premiers germe inéluctablement dans l’esprit. Pour la bonne soupe étoilée ?

    Peu lui chaut alors de comprendre le mécanisme complexes de répartition des sièges en fonction des résultats d’une proportionnelle que l’on dit détournée mais qui permet à quelques inactifs de trouver un CDD international de cinq ans, éventuellement renouvelable et fort bien rétribué. Encore moins tente-t-il de chercher quels partis européens, qui lui sont par ailleurs totalement étrangers (sans jeu de mot), vont héberger les heureux élus dont il ne lira les noms qu’une fois, le lendemain du scrutin dans son canard régional, et qui disparaitra dans le mutisme ordinaire des médias.

    Comme retombera le silence sur les travaux du parlement européen dont une des premières et innovantes décisions sera d’entériner la désignation du prochain président de la Commission, entre le luxembourgeois Junker et l’allemand Schulz, préemptés en toute intimité par les chefs d’états et de gouvernements…

    Lire aussi BD VoltaireEurope encore

  • 29 Rebond Hollande 06 05 14Pour un double anniversaire de Président (deux ans à l’Elysée et encore  trois ans à tirer !), François Hollande a fait grand honneur à Bourdin et s’est déplacé  vers  son studio ébouriffant. Caprice et ironie de la mise en scène habituelle, hormis les micros « vintage », le président apparaissait encadré par l’Arc-de-Triomphe de l’Étoile. Je ne sais qui de Napoléon ou de la bonne étoile est le symbole le plus paradoxal ou le moins désobligeant, pour l’Empereur ou la Polaire ?…

    Dans les réponses au Bourdin habituel et direct, j’ai retenu surtout deux points essentiels :

    -La responsabilité de Nicolas Sarkozy dans l’état catastrophique de la France que le candidat Hollande reconnait avoir sous-estimé. Le précédent président continue d’être l’invariable d’ajustement aux récurrents problèmes du pays, même si une politique dynamique conduite par Ayrault et réanimée par Valls remettra l’économie sur pieds avant mai 2017. Sinon, tchao les pantins qui y auront cru ! Il se fera la malle avec Julie ou une autre..

    -Le REBOND ! Le renversement d’hier lui aura sans doute permit d’atterrir (peut-être même de se crasher) sur une trampoline, et voiçi qu’un nouvel essor nous est promis. Je conseille vivement de visionner ce bijou des studios Pixar ( voir lien ci-dessous), qui illustre  parfaitement en une fable joyeuse et singulièrement métaphorique le nouveau projet  de notre président rose. Tondu en Mai, mais rhabillé chaudement en hiver ?

    Le président l’a réaffirmé, il aime les gens ! Et vice-versa ?...

    A visionner absolument:Bons bonds et rebonds

     

  •  

    28 UMP ET EUROPE 29 04 14Ils sont 40 parlementaires de l’UMP à se rebiffer face aux atermoiements résignés et paresseux de leur propre parti, complicités qui ont accompagné la dérive de l’Europe plus régulièrement et sournoisement que celle des continents.

     

    Aucune pédagogie objective et réaliste n’a été prodiguée à des citoyens coupés de leur élus européens, auto-maintenus dans un anonymat confortable, pendant que des flèches de snipers nationaux partaient périodiquement en direction de la Commission, tête de Turc (enfin presque) et bouc émissaire des contretemps économiques et autres malheurs hexagonaux.

     

    Dans une autre tribune (voir lien  ci-dessous), j’émettais l’idée de réfuter la marche inexorable de l’Europe vers un avant indéfini avec un vote positivement « blanc » qui pourrait avoir valeur de pseudo-référendum et se substituer au vote FN recours probable, avec l’abstention, des contestataires de tout poil. Mais c’était avant la mutinerie pacifique d’Henri Guaino, dont je partage la motivation en même temps que les initiales…

     

    40 rebelles ont fait « le buzz » récalcitrant  dont Laurent Wauquiez qui avait déjà rué dans les brancards sous l’œil réprobateur des caciques conservateurs du premier rang et quelques noms qui ne surprennent pas, tels Jacques Myard, ou Lionnel Luca, médiatiquement connus. Mais le plus étonnant est celui de  Patrick Ollier, camarade intime de Mam, laquelle s’est exprimée récemment dans ma cité singulière en  une profession de foi convenue et orthodoxe devant une assistance aussi ténue que contenue. Du pur jus lamassourien …

     

    Le schisme au sein de l’UMP pourrait prendre une autre tournure que les bisbilles de chefs jusqu’alors affichées et répétées. Un tsunami après le raz-de-marée des municipales ?…

     

    L’Europe, oui, un vrai danger pour la France !

    Bd Voltaire vote blanc

     

  • 27 Visitez l'Europe 24 04 14Je cherche un candidat de ma circonscription, le Sud-ouest qui ressemble peu ou prou à cette ancienne Occitanie que les réformistes empressés veulent reconstituer  sous couvert  de réforme vallsiennne des régions. J’attends donc les postulants qui font faire campagne dans la langue d’oc, l’une de celles que la Charte européenne des langues régionales préconise précisément…

    Comme les citoyens ne comprennent rien ou peu (et dans ce cas-là en négatif) au rôle et des pouvoirs des députés de Strasbourg face à la Commission de Bruxelles, ce machin énorme, autoritaire et glouton, les rencontres et débats auront au moins le parfum de l’exotisme méditerranéen. Un récidiviste de la députation s’est déjà révélé, pour cette région, le célèbre tribun Mélenchon. J’attends avec gourmandise ses tonitruantes invectives en occitan languedocien, gascon ou béarnais. Qu’importe, du moment qu’il s’emporte ! Avec lui ce sont les envolées plus que les mots qui font le discours et l’attraction !

    En grattant la toile avec une fouineuse détermination, je découvre enfin les autres têtes de listes dont Bové, Alliot-Marie et Aliot-FN, pour les plus connus. Le Pittoresque du Larzac n’aura sans doute aucune difficulté à se faire comprendre des locuteurs traditionnels nonobstant l’obstacle de la pipe. En revanche, Dame Michèle doit pratiquer plus facilement le basque parisien et le mari de Marine le catalan. Mais j’y songe, pourquoi ne pas détacher des interprètes bruxellois qui sont pléthore  pour assister les candidats sur le terrain durant la courte campagne ?

    En 1887, un utopiste polonais créait l’espéranto qui devait réunir, dans la paix et la fraternité universelle, des peuples aux traditions et cultures très différentes. L’ambition était de devenir la langue officielle de l’Europe : « Elektu Esperanton, kiu estas lingvo neŭtrala kaj facile lernebla, kiel la lingvon de la EU ». Traduction : «  Choisissons l’espéranto, une langue facile à apprendre et équitable, comme langue de l'UE »

    Hélas, elle n’est pas listée dans la Charte européenne des langues régionales et les initiés sont restés aussi nombreux que dans le village gaulois d’Astérix. Heureusement, car contrairement à l’occitan (Limousin) que j'entends, je n’aurais rien compris…

    Rappel:c'est pas nouveau

  •                                                                   …OU AU RABAIS ?

    26 Valls grand raboteur 18 04 14Cà y est, Valls attaque ! Dans le ventre mou de la société, ces retraités qui ne défilent pas dans la rue. Ils ont honteusement profité des largesses étatiques durant les 30 glorieuses. Ils doivent désormais rembourser l’avance sur frais dont ils se sont gavés. On nous serine qu’ils ont laissé une dette énorme à leurs enfants, mais on s’aperçoit que c’est désormais une dette beaucoup plus lourde à leurs petits-enfants. Qui sont les enfants de leurs enfants. Donc, ces derniers ont aussi largement  participé au gouffre budgétaire !…

    Depuis un demi-siècle la France s’est endettée sans retenue, droite et gauche confondues. L’UMP qui tente de surgir dans le débat prétend que c’est 130 MDS € qu’il faut raboter et dont elle a l'outil. Chiche ! Mais pourquoi diable, alors qu’elle fut si longtemps aux affaires n’a-t-elle pas réduit la dette. Ah, la crise, oui la crise : 650 MDS€ de plus dans le trou en 7 ans. Et une énorme frilosité, en particulier face aux 35 heures et à l’ ISF…

    À la RGPP Sarkozy  a succédé la MDP de Hollande, mais le TGV de la dette fonce toujours vers le mur ! Attali et Gallois sont passés par là, tentant un grand coup de sifflet avant l’obstacle. La pression n’était pas assez forte, le signal n’a pas été entendu. La Cour des comptes, méticuleuse et  scrupuleuse, écrit des rapports successifs alarmants : ils sont trop lourds et trop arides pour être lus.

    Tant que les roues du train glisseront sur des rails huilés par un taux d’emprunt sur les marchés exceptionnellement bas ( moins de  2,00 %) nos gouvernements ne s’attaqueront pas à la  réforme énergique des structures étatiques et territoriales, à la limitation drastique du périmètre de l’État et à la chasse acharnée aux gaspi sociaux !

    Mais gare si les marchés, pris d’une soudaine humeur de défiance, tirent brutalement  le signal d’alarme ! L’arrêt du convoi français  ne se fera pas sur la voie restante, trop courte étant donné sa vitesse; il déraillera emportant dans la même catastrophe  tous les passagers, sans distinction de classe. Mais comme les secondes sont plus populeuses que les premières, ce sont elles  qui feront le plus de victimes !…

    Où est l’homme d’État qui osera manier le lourd rabot des économies, plutôt que la petite varlope à dégauchissement ? Je doute encore que ce soit Valls…

     

  • 25 Valls premier ministre 12 04 14La constitution du gouvernement Valls faisant suite à la déroute municipale met en lumière, s’il était encore besoin, combien les promesses du candidat Hollande n’étaient qu’une voltige de communication ne l’engageant nullement.

    La  nouvelle équipe gouvernementale, pour resserrée qu’elle soit (momentanément ?), qui place et permute les copains de promo de l’ENA, en enserrant le pauvre Valls dans le piège élyséen fait publiquement mentir au moins trois déclarations de la célèbre anaphore. Rappel :

    No 1« Je serai un président qui respecte les Français »

    No 3 « Moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité »

    No 8 « Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire »

    Concernant la No 8, les 22 mois de présence à l’Elysée l’avaient déjà fortement maltraitée et elle avait disparu de l’inventaire en même temps que Trieweiller. L’épisode du changement de gouvernement  a totalement dissous le bonus  s’il en demeurait.

    La No 3 s’est désintégrée avec les réunions au palais des élus du Ps et des journalistes complaisants de gauche. Le remaniement renie un peu plus cette affirmation.

    Quant à la No 1, son affirmation primordiale est devenue mensonge perfide et détestable, même s’il tente de se cacher derrière l’hypocrisie des manœuvres florentines et des déclarations à facettes contradictoires.

    Dans la fonction qu’il lorgnait depuis longtemps, passage obligé vers le sommet de l’État auquel il aspire sans retenue,  Manuel Valls  est ceint par les affidés et espions de François Hollande, plus que jamais aux télé-manettes du pouvoir. Comme les chirurgiens qui opèrent désormais avec des robots, si l’intervention se déroule bien c’est à mettre au crédit du praticien. Dans le cas contraire c’est à cause d’un désordre informatique ou d’un défaut de maintenance du technicien responsable !

    Mais avec l’éjection de Harlem Désir de Solferino et son placement en CDD par Pôle-europe, c’est en direct et sans vergogne que le président se moque aussi bien des sympathisants socialistes (pour ce qu’il en reste) que des citoyens dans leur ensemble.

    C’est encore pire pour l’Europe pourtant si chère (mais si chère) à ses yeux C’est d’ailleurs pourquoi on distrait le titulaire en l’envoyant faire une visite de courtoisie à ses amis politiques à Berlin, pendant que le duo de Bercy se rend à Bruxelles pour convaincre une fois encore la Commission de patience sinon de mansuétude à l’égard de la France.

    Y chante-il sa doucereuse mélopée en français ou en allemand ?…. 

  • 24 Valls 1er Ministre  03 04 14Voiçi donc le gouvernement resserré qui nous avait été annoncé. En fait c’est un gouvernement confiné. Seule, la  porte de service fut promptement entr’ouverte pour pousser dehors Ayrault et ses colistiers débarqués. Un soudain courant d’air fut bien ressenti avec l’entrée de Ségolène  Royal, forçant un accès ouest, tandis que Rebsamen animait l’atmosphère avec un coup de Bourgogne, mais les lourds battants dorés se sont refermés sur ce conclave qui n’a émis qu’une fumerole rosâtre au soir de ce mercredi.

    Le gaz de  resserre atteint un niveau désespérant et les climatologues politiques s’inquiètent. "Airparti" est en alerte et surveille les indicateurs de pollution déjà fortement dans le rouge. Les prévisionnistes  annoncent une inéluctable  fonte des votes avec l’arrivée d’un printemps exceptionnellement chaud.

    La pollution nationale pourrait s’étendre au-delà des frontières et culminer le 25 mai prochain, jour des élections européennes, en recouvrant  Bruxelles aussi bien que Strasbourg déjà fortement menacée. Mais pire encore, ce trouble climatique pourrait atteindre les marchés, affectant l’indispensable denrée du crédit dont le pays est addictif, en la rendant plus rare, donc plus chère. Bercy, comme Matignon, en seraient immédiatement fortement marri. Et tous les contribuables aussi !

    Manuel Valls est entré dans le bunker gouvernemental muni d’une grosse ambition mais sans  masque à gaz. Il risque bien de suffoquer très vite, sous la très forte concentration de particules roses dont sont immunisés les autres participants, grâce à leur protection fournie par le fourrier de l’Élysée.. 

  • 23 Changement de boite à outils 31 03 14Parfois les vieux dictons  sont de bons augures et retrouvent de la notoriété avec l’actualité. Ce 30 Mars lui conférait une grande crédibilité si l’on en juge à la couleur dominante qu’ont déversée les urnes.

    Certes la fête n’est pas la même pour les apostats rouges. Pour eux, point de saint  dans le déisme énarchique voltairien, cette  religion étatique en prépotence provisoire.

    Aujourd’hui dernier jour de Mars, il est un autre adage qui pourrait rassurer certains : « à la saint-Benjamin, le mauvais temps prend fin » ! Beaucoup se posent la question mais à des degrés divers. Pour Jean-Marc Ayrault sera-ce la fin proche de son martyre et son retour « en perm », à Nantes ? Pour certains  ministres, futurs éconduits, un soulagement réel derrière une façade de déception ? Probablement un faux espoir pour tous les dépités du peuple de gauche mais une retentissante confirmation pour tous les autres !

    Certes, l’on ne pourra s’attendre à des décisions cruciales prises par le président demain 1er Avril. Toute déclaration d’un homme réfléchi et avare de précipitation ne pourrait être imputée qu’à son art consommé et gourmand de la blaguounette et confondre certains avec de faux espoirs d’amnistie ministérielle…

    Mais Mercredi est le jour du conseil des ministres. Comment réunir le gouvernement sans jeter une ombre sinistre et délétère sur cette assemblée de sursitaires ? Imaginons la sortie des artistes dans la cour de l’Élysée et leur tête devant  les paparazzis en embuscade pour fixer des photos de unes à faire oublier celle de Closer !..

    En Avril, le temps des giboulées est habituellement terminé, mais cette année, il pourrait bien se prolonger dans les allées gouvernementales et parlementaires …

  • 22 Remaniement local 26 03 14Une fois n’est pas coutume, je commente les péripéties  électorales et tripotages interpartis de ma commune. Chacun pourra extrapoler et trouver sans doute des raisons identiques à une indignation citoyenne et une résolution raffermie pour dimanche prochain.

    À Sète, puisqu’il s’agit de cette « Ile singulière », les comportements des prétendants politiques ne se singularisent guère de ceux d’autres villes dans la quête pugnace d' un poste d’élu ici ou là, entendez à la mairie ou à l’agglomération. Dans cette cité souriante, le maire de droite sortant arrive en tête après deux mandats, ce qui concrétise le satisfécit d’une majorité de ses administrés. C’est sans doute la même raison qui a provoqué des listes nombreuses et mal identifiées sur l’arc-en-ciel politique. S’emparer d’un héritage florissant est très séduisant…

    Mais en dehors de ces voltigeurs venus d’ailleurs, a ressurgi une figure « paléopolitique » qui fut un temps maire de la ville et la laissa dans un état qui la promettait à la mise sous tutelle. François Liberti, communiste,  puisqu’il s’agit de lui, reste le concurrent principal pour le second tour, ce qui fait la marque pittoresque mais pitoyable de cette ville méditerranéenne habituée à des vents tournants et capricieux.

    Cette particularité pourrait virer à la honte si elle redevenait une municipalité communiste, partageant cette rouge renommée avec quelques rares autres dispersées dans l’hexagone. Une sorte de conservatoire vivant de l’époque stalinienne tricolore…

    Mais le pire est encore à révéler. Le PS local, suivant l’élan suicidaire national, a sombré dans les eaux sombres de la désaffection, très en dessous des 10%. La tête de  liste, vieux sétois et barreur émérite lors des joutes traditionnelles, a remis son chapeau rose au vestiaire et gardera l’estime de ses amis et des autres. Mais Sebastien Denaja, jeune député socialiste de l’Hérault, présent en bonne position sur cette liste disqualifiée annonce son ralliement à Liberti.

    Il s’agit rien de moins qu’une demande d’asile politique au PCF !

    Harlem Désir va-t-il lui retirer sa carte du parti et Bruno Le Roux, l’imprécateur chef de groupe PS à l’assemblée nationale  son banc au sein de la famille? Ce devrait être le prix à payer pour un petit siège ou deux dans l’opposition près de la Méditerranée, comme refuge au cas où les députés socialistes seraient dispersés façon puzzle après le prochain remaniement gouvernemental et la confiance demandée au parlement par le successeur présumé de feu Ayrault? 

  • 21 Bureaux de vote 1er tourQuand le PS n’a plus de souffle et s’enfonce dans les eaux noires de ses contradictions et insuffisances, il en appelle à l’ultime recours démocratique du scrutin : le « Front républicain » !

    Déjà, il y a comme une forme de plagiat avec l’autre, le National, ce qui sonne en bémol comme un rappel nostalgique de ce que Mitterrand dut naguère à cette formation. Mais Ayrault n’est pas L’homme à la Rose, et ce front-là représente de vrais électeurs, aussi respectables et plus nombreux que ces fractions turbulentes et révolutionnaires que le premier ministre tente de garder sous son coude gauche. Au cas où.

    Les appels comminatoires et désespérés sur les plateaux, par les déconfits de la gauche pour contrer des triangulaires explosives sont autant pitoyables qu’indécentes. Prétendre que l’arrivée à la mairie d’un frontiste condamne la cité à la ruine, est un augure malfaisant et infondé, puisqu’aussi bien les statistiques manquent en la matière ! En revanche, celles concernant les abus, détournements, et gabegies de municipalités socialistes sont patentes. Elles ont leurs héros, tels Kucheida ou Guérini. C’est sans doute parce qu’elles furent si nombreuses ? Question de pourcentage !…

    Pour être juste, les abus ne sont pas que de gauche. Et il me semble plus détestable de remettre en selle un élu condamné pour détournement de bien public, tel Carignon à Grenoble, que d’imputer à un Robert Menard arrivé en tête à Béziers la future déconfiture économique ou sociale de cette ville. Il suffit de la visiter pour apprécier ce qu’en a fait un « respectable »  maire sortant, sénateur de surcroit…

    Alors un peu plus de discrétion et de pudeur et moins d’appel au salut public !

    Et laissons faire les électeurs dont les mêmes contempteurs nous disent qu’ils choisissent d’abord un homme (ou une femme) dont ils se sentent proches.