• 1 LE RADEAU DE l'UMP 01 07 14
    Ce blog
    fut ouvert en Novembre 2006 avec force conviction et enthousiasme. Il était la contribution active à une perspective nouvelle et dynamisante que portait le candidat Sarkozy. Il fut honoré du label NF en mai 2007 !

    Depuis, l’eau sournoise des petites digressions, ouvertures, renonciations, tromperies, mensonges, fébrilités et autres inflexions a coulé sous les ponts de l’exercice quinquennal. Puis est venu la crue  d’une élection ratée, face à un candidat de remplacement et en dépit de moyens de productions hollywoodiens. À l’automne, les barrages de retenue des eaux bleues, ouverts brutalement suite aux discordes profondes entre maîtres des vannes ont répandu sur le champ des adhérents des eaux tumultueuses et glacées qui ont noyé beaucoup d’entre eux.

    Les derniers survivants qui s’étaient réfugiés dans le bateau Sarkothon dont ils avaient saisi solidairement les rames ont été  emportés vers le delta funeste marqué par des tourbillons bermudiens  et les caïmans bygmaloniens .

    Restent quelques résistants ayant échappé par miracle au tsunami qui a ravagé leur communauté, désormais éclairée par un phare à triple éclat et qui  guide provisoirement leur esquif vers des eaux prétendument plus tièdes et plus clémentes…

    Embarqué jusqu’alors bien que  victime du mal de mer, un coup de barre vers le centre m’a éjecté par-dessus bord !..

    Je patauge depuis à contre-courant en espérant quelques mains jeunes et vigoureuses pour me sortir de ce marigot vaseux et me réanimer sur la rive droite… 

  • 39 Inytermittents  21 06 14L’exception française éclate à la face du monde avec un rebond nouveau qui place notre pays à l’apogée de la Culture. Manuel Valls l’a confirmé Jeudi aux sceptiques et ronchonneurs  dans une déclaration inhabituelle dans son style et particulièrement persuasive  dans son objectif !

    Grand musée ouvert au monde qui va rappliquer dans l’Hexagone  avec des centaines de millions de visiteurs, grâce au syndicat d’initiative installé au Quai d’Orsay par Fabius, la France s’enorgueillit plus que jamais de ses multiples créations culturelles qu’elle offre avec une grande générosité au peuple en pressante demande, mais également à nos amis étrangers plus que jamais séduits et enthousiastes ! Le discours huilé, pour ne pas dire sirupeux du premier Ministre a justement rappelé à notre fierté chauvine les bienfaits de l’innovation culturelle tricolore sans oublier de mentionner à registre bref, les conséquences triviales, mais appuyant sa démonstration, sur les économies locales…

    Il a cependant retrouvé son style personnel, alternatif et hâtif, pour tenter de justifier la faible incidence de la prise en compte du « différé » par l’État. Pour faire simple c’est le prix que va payer le gouvernement (pardon les contribuables) pour tenter de satisfaire les parties concernées sans renier sa parole. Les réactions des plus bruyants qui manifestent sans intermittence depuis plusieurs jours ne semblent pas indiquer que l’objectif soit atteint. C’est même tout le contraire. Décidément la gauche devient très gauche avec sa dégauchisseuse à conflits.

     Certes, trois personnalités vont se pencher sans discontinuer sur cet important défi de satisfaire les impétrants et sauver la Culture et ses saltimbanques hautement subventionnés Py, Ribes, Torreton et Cie, soutenus par l’inoxydable Lang et l’indécent Bedos. Mais en attendant, la « solidarité nationale » doit s’exercer déclare-t-il, qui va compenser, jusqu’en 2017, la solidarité interprofessionnelle en grande souffrance! C’est un peu comme si on demandait à la MSA (Mutualité Sociale Agricole) d’abonder le déficit de la SNCF…

    Si par grande surprise ou quelque nouveau cadeau (pourquoi ne pas demander à General Electric un mécénat obligé comme ticket d’entrée chez d’Alstom ?) les intermittents reprennent leur laborieux et indispensable travail et que le désastre estival soit endigué,  la France pourra s’adonner sans retenue aux délices multi culturelles  et traditionnels de la saison , jouir des extases musicales dans les recoins les plus reculés de l’hexagone et procéder dans un enthousiasme populaire de plus en plus expressif vers la finale de la coupe du monde de football…

    « La Culture c’est ce qui reste quand on a tout oublié », en particulier de régler ses dettes…

  •  Plus d’un demi-siècle après avoir passé les épreuves du Bac « Mathématiques et Technique », (un bac comme les autres mais avec des disciplines et de longues heures dédiées en plus !) où , comme son objectif le suggère, la philosophie était un petit extra en fond de programme qui glissait un peu de fantaisie  dans les poches de nos blouses grises, j’ai eu envie de compléter mon succès de l’époque par une dissertation actuelle. Mais plutôt que  choisir l’un des deux sujets, j’ai l’audace  d’en faire un devoir synthétique dans la forme, comme dans la longueur, car je ne saurais vous infliger quatre pages.

      Mon sujet est donc :

    Les œuvres éduquent-elles notre perception et  doit-on tout faire pour être heureux ?

    D’entrée je retourne la question en la rendant contractée :

    Doit-on tout faire pour être heureux en éduquant notre perception avec les œuvres ?

      Je pars avec un avantage évident sur les ados qui ont sué lundi, surtout après avoir couru sur les quais de gare pour disserter à l’heure. L’expérience vécue avec les observations diverses, nationales et exotiques, urbaines et rurales, branchées et rétro a rempli mon sac à « CC » (culture et convictions) de quelques solides arguments dont je n’exigerai cependant de quiconque d’en faire vérité, bien que mes certitudes soit fondées…

      Le bonheur étant relatif, il ne peut s’apprécier que par une exultation passagère, un niveau de jubilation au-dessus de la ligne ordinaire du bien(ou mal)-vivre, référence ondulante du petit train-train de la vie. Être heureux a souvent été dévoyé car s’appuyant sur des faits anodins, voire des pensées hypocrites. Un exemple, tel l’étranger «  glad to see you » le confirme, que l’on doit surtout aux perfides Anglais ! Chez nous l’expression « Être heureux en amour » semble suggérer paradoxalement que le nirvana n’est pas obligatoirement consubstantiel de l’hyménée  et que l’extase se nourrit d’avidité intense ou de gourmandise assumée…

      Ce qui fait tout naturellement la transition vers le volet corolaire du sujet. Car ressentir du plaisir devant une  œuvre d’art  exige prudence, recul, esprit critique et par-dessus tout sincérité. On admet que les objets matériels tels peintures, sculptures et architectures symbolisent le génie artistique pérenne. Michel-Ange, Rodin, Vinci (le peintre, par les autoroutes) Cézanne, et tous les « classiques » forment, avec les anonymes antiques, de la Victoire de Samothrace à l’Éphèbe d’Agde, les références du beau pour l’œil. En traversant le temps  et conservant leur attraits sans lifting, ces œuvres ont scellé l’empreinte du sublime, mais l’extase est éphémère qui dure le temps d’une contemplation. On ne m’en voudra pas cependant de préférer les rondeurs de la Vénus de Milo aux profils anguleux de Giacometti, aux démembrements picassiens ou aux obésités phalliques de Niki.

      Quant à la perception éduquée  par les œuvres modernes telles les « installations » (qui me font penser à portuaires ou hydrauliques) et autres « dispositions » (là, c’est testamentaires !) j’en reste encore à la maternelle du sens artistique et au niveau du caniveau où elles s’étalent le plus souvent. Et je n’ai plus le temps de grandir… Ces « œuvres » heureusement très provisoires ne connaitront que la postérité à durée déterminée ! Et sûrement pas celle du Viaduc de Millau, grandiose réalisation aérienne qui a déjà rejoint le panthéon des œuvres mémorables !

      Les œuvres littéraires et cinématographiques participent avec consistance et patience, et plus de modestie à l’éducation du discernement individuel à condition de ne pas succomber aux injonctions des critiques patentés du Nouvel Obs , de Télérama et autres autorités du bon goût.  

      Mais c’est l’ouie le réceptacle majeur du plaisir ! Mozart, Verdi, Manuel de Falla, ou  Narciso Yepes, Gershwin, Rodriguo comme  Amstrong , Coulais, Michel Legrand ou Jean Jacques Goldman et John Denver, cette cohorte de créateurs flattent l’oreille à la demande et pour beaucoup post-mortem. La liste des promoteurs de bonheur auditif est illimitée. En revanche j’éprouve de désagréables acouphènes avec les rappeurs, bombardiers de décibels, mais nul ne m’oblige à leur écoute, sauf quelques voitures sans chauffeur visible ( si ce n’est une casquette dont la visière fait face à l’arrière) qui incidemment répandent des rythmes forcenés sur la chaussée, généreusement mixés avec des ronflements de turbo.

      Tout faire pour être heureux, serait oublier le reste. Il me parait opportun de préserver aussi les petits malheurs qui sont les faire-valoir du bonheur. Heureusement, la société est salutaire en la matière.

      Mais, je m’aperçois que j’ai concentré mon propos sur les œuvres d’art alors que la question était posée pour toutes les créations ! Zut.  Si je suis jugé hors sujet, par vous mon jury, je reviendrai volontiers à la session de rattrapage, avec grand plaisir ! 

    38 Le Bac 18 06 14

  • 37 Coupe du monde foot  bis 16 06 14Grande clameur victorieuse de madame Médiamétrie ! Selon elle, le match de foot, je ne sais pas lequel, a coagulé 15 millions de gogos devant leur petit écran devenu plus grand et même courbe depuis la dernière fois! Sans doute pour mieux voir dans les coins, ceux que les connaisseurs appellent « corners » ?

    Il est vrai qu’avec la grève de la SNCF, il vaut mieux rester à la maison et siroter un petit jaune bien calé dans son fauteuil (Club évidemment, pour la circonstance). D’ailleurs je me demande si une collusion n’a pas secrètement celé un accord CGT/FIFA, à moins que ce soit PEPY/ France télévisions, car celui-ci s’y connait en largeur de bande passante pour les stations…

    Les coups de pieds dans les ballons sont également une aubaine pour Hollande et quelques nombreux autres. Ils détournent l’attention un peu trop focalisée ces jours derniers sur des rixes politiciennes et jeux de mauvais rôle. Des coups-francs pour oublier les coups de pied de l’âne !  

    Je n’ai guère besoin de développer plus avant. Je me permets de vous renvoyer à une archive!..

    L’eussai-je point écrite que je ne la composerais pas autrement aujourd'hui!

  • 36 D day 05 06 14
    J’imagine les petits apartés lors  de ces grandes rencontres au sommet, à l’occasion de la commémoration du débarquement allié en Normandie.

    Poutine : Dis-moi François tu ne vas pas te laisser impressionner par Barack ? Mes Mistral sont déjà payés en partie ! Contrat annulé égal gaz coupé !

    Hollande : Mais non Vladimir, tu me connais je tiens toujours parole ! Mais attention, si tu coupes le gaz je peux les refourguer aux Qataris. On a déjà un nom pour les rebaptiser : B’Zef.

    Poutine : Sans blague, ces mecs qui ont acheté la coupe du monde de foot ? Vends-leur ton porte-avions tant que tu y es ! Pour ce qu’il te sert ! ha ha ha…

    Hollande : Bon, il faut aller débarquer, Vladimir.

     

    Obama : Hé Vlad, tu vas pas acheter ces barcasses frenchies mec ? Si tu dénonces le contrat je peux t’en refiler d’occasion en toute discrétion. Mais il faudra que tu mettes la pédale douce du côté de la Syrie et des ayatollahs.

    Poutine : Ok Barack, mais j’ai eu un prix d’ami et les meilleurs armements des Français. Je vous  connais vous les yankees, tu me refilerais des casseroles contrôlées par la NSA. Très peu pour moi !

    Obama : Non, camarade, rappelle-toi quand vous faisiez le coup de feu en Afganisthan on leur a fait passer des Stinger, les meilleurs missiles anti Sukhoï du moment !

    Poutine : Çà c’était un bon coup à la Cow boy ! On a dégagé de ce foutu pays et votre copain Ben Laden vous a remercié en vous mettant  dans un sacré merdier qui dure toujours ! Et en plus tu remets çà en Syrie !

     

    Obama : Cher François, c’est toujours un plaisir pour Michèle et moi de venir en France ! On n’oublie pas La Fayette !

    Hollande : Tu es toujours le bienvenu ! Les p’tits gars qui ont débarqué en Normandie ont bien rendu la monnaie…

    Obama : Tu vas livrer tes bateaux à Poutine ? Tu sais que ça me chagrine énormément !

    Hollande : T’inquiète pas il aura sûrement des petits problèmes avec l’après-vente… Nos navires ont  très souvent besoin de carénage et c’est la CGT qui contrôle le boulot.

    Obama : Yes , j’ai noté quand on a attaqué Kadhafi, ton Charles-de-Gaulle manquait à l’appel !..

    Hollande : Tiens Voilà Angela qui arrive. Elle a sa tête des mauvais jours. Mais pourquoi David marche derrière et fait salement la tronche ?

    Obama : C’est la mésentente cordiale dans l’Europe non ? En plus je la comprends. Venir célébrer une défaite !… 

    Voir plus sérieux sur le même sujet: Hollande, Brise-glace?

  • 34 Carte électorale 03 06 14Il aura fallu le fiasco européen, point de crispation récurrent  des citoyens jamais entendus sur ce point, pour cristalliser le rejet de ce que l’on appelle la classe politique , mais qui se voit désormais  totalement déclassée ! Après les nombreuses affaires impliquant des élus et personnalités du PS, dominées par le point d’orgue Cahuzac , quadruple  insulte au peuple ( exil fiscal, gendarme de la fraude mais  premier fraudeur, mensonge d’état , impunité jusqu’alors !) puis l’affaire UMP, le vase de la rancœur citoyenne déborde !

    Internet étant la voix de ceux à qui on la dénie, les agitations de la toile se multiplient pour réclamer enfin l’avènement d’une démocratie directe via le référendum d’initiative populaire, bébé resté en quarantaine parlementaire depuis sa naissance en 2008.

    De ma modeste fenêtre, je n’ai pas manqué de dénoncer la sclérose de la démocratie avant et lors des échéances électorales, hors présidentielle (laquelle  est très proche d’une consultation référendaire). La petite anthologie ci-dessous en atteste. L’éruption brutale de l’humeur républicaine se manifeste maintenant concrètement par des pétitions, seule forme de supplique populaire avant la rue et ses débordements. Certes, on a vu, à l’occasion du mariage pour tous,  que 750 000 signatures ne pesaient rien face à l’exécutif. Mais gare, à trop pencher, le fléau de la balance pourrait bien transpercer la baudruche de l’arrogance politicienne.

    J’ai relevé déjà deux pétitions en ligne que je livre à l’attention de chacun, et je ne doute pas que d’autres suivront pour faire chorus. Les abstentionnistes n’ont pas besoin de présenter leur carte d’électeur pour participer ; enfin !

    http://www.nouscitoyens.fr/

    http://www.paysreels.org/

     

    Anthologie personnelle :

    -Démocratie 2012/2013:

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2012/09/-france-une-d%C3%A9mocratie-auto-immune-.html

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2012/10/d%C3%A9mocratie-mais-o%C3%B9-est-donc-pass%C3%A9-le-rip-.html

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2013/04/obsolescence-et-d%C3%A9mocratie-.html

    -Régionales 2010 :

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2010/03/r%C3%A9gionales-d%C3%A9mocratie-des-sondeurs.html

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2010/03/regionales-alea-jacta-es-.html

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2010/03/regionales-pas-un-jour-de-p%C3%AAche-aux-voix-.html

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2010/03/regionales-piq%C3%BBre-de-rappel.html

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2010/03/r%C3%A9gionales-et-apr%C3%A8s-la-troisieme-mitemps-.html

    -Européennes 2009 :

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2009/05/europe-app%C3%A9tence-et-d%C3%A9sesp%C3%A9rance-.html

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2009/05/europ%C3%A9ennes-service-minimum-.html

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2009/05/europ%C3%A9ennes-service-minimum-.html

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2009/06/europe-lastminutecom-.html

    http://target2007.typepad.fr/hgizardin/2009/06/europe-la-rositude-has-been-.html

  • 34 Inauguration musée Soulages 01 06 14Le président subnormal vient d‘inaugurer le musée Soulages à Rodez. « Du noir jaillira la lumière » a-t-il déclaré ! Saillie fort peu prophétique. Le concernant c’est de l’outre rien que l’on gardera le souvenir. En attendant pour achever son mandat, il lui reste trois ans dont son secrétaire particulier devra charger son agenda, s’il n’est pas retenu par des manifestants en colère.

    Inaugurer des musées est une activité joliment républicaine qui ravit les foules et illustre les magazines plus sûrement qu’un comice agricole. Car Fillipeti est plus glamour sur la photo que le Foll et l’ambiance est au sourire, sauf pour ceux que l’on a oublié de convier..

    La France ayant vocation de devenir un vaste conservatoire dans un petit pays,  je propose la création de musées dédiés aux grands moments contemporains de la République, avec l’aide de mécènes quataris , russes , nouveaux riches chinois, voire français expatriés et que le Président pourrait inaugurer à raison de deux par an sans avoir à bousculer outrageusement son agenda personnel.

    Je suggère en priorité:

    Musée de la Dette et du Franc. Il pourrait être érigé en face de Bercy et être dirigé par Jérome Cahuzac (assisté d’un ancien UMP) , une fois purgé la peine qui n’est toujours pas prononcée contre lui. Les derniers Francs retrouvés lors d’héritages dans des lessiveuses et coffres exilés pourraient valoir un accès permanent et gratuit aux généreux donateurs jusqu’à la 3ème génération.

    Musée du Chômage. Limoges devrait l’accueillir dans une usine De Havilland désaffectée et présidé par un collectif CGT, pour honorer la naissance du syndicat dans la « ville rouge », demeurée socialiste durant plus d’un siècle, avec une pugnacité toute bovine.

    Musée des Départements. Appelés à disparaître très prochainement, la mémoire vive des territoires coutumiers  servirait en outre les belles rivières françaises qui leur ont offert leur nom pour la postérité. Un ancien sénateur convivial pourrait le présider en résidence tournante car la France n’en manque pas, mais ils sont souvent en limite d’âge. Le Territoire de Belfort, le plus petit et qui ne doit précisément pas son nom à un fleuve me semble en pole position pour l’accueillir aux pieds de son Lion.

    Musée des Marianne. Les nombreuses égéries en buste ou timbrées qui se sont succédées dans les mairies et sur nos missives  méritent me semble-t-il un lieu de souvenir quand elles identifient notre République aux plus beaux profils, à plat, mais surtout en relief. Un nécessaire hommage intergénérationnel à la beauté féminine avant que le symbole de la république ne soit phagocyté par des genres culturels plus branchés !

    Plutôt qu’au Louvre où elle oubliée dans les moules, il me semblerait conforme à l’histoire  de l’installer à Puylaurens, cette bourgade du Tarn où elle naquit d’un troubadour occitan et d’en confier la garde à un homme du cru tel Philippe Douste-Blazy par exemple.

    Musée du quinquennat. Pour raison d’économie d’échelle, en même temps que de symbiose territoriale et historique, sa place est toute trouvée à Sarran en Corrèze, avec celui de Jacques Chirac. On pourrait opposer à ce choix que deux musées nationaux dans la même province serait un privilège indécent. Mais le Limousin n’est-il pas le barycentre de l’Héxagone ?…

    Bien entendu, ce lieu de grandes mémoires ne pourra voir son inauguration qu’au mois de juin 2017, au plus tôt, le quinquennat étant achevé. Mais les travaux d’archivistes peuvent aisément en anticiper l’installation dès à présent, avec l’aide des instituts de sondage, et son président déjà tout désigné en la personne de Jack Lang !

    Musée des musées. Lorsque la France sera rabaissée au rang de la Grèce, à l’instar de celle-ci elle se devra d’offrir aux voyageurs internationaux une synthèse de ses trésors socio-économiques amassés sous la Vème République dans un temple ultra moderne dont le conservateur devra faire l’objet d’une sélection impitoyable parmi les anciens de l’ENA !

  • 33Défense  Serrage de ceinture 27 05 14Planquée derrière les agitations européennes et le nouveau débat sur la famille, une coupe en catimini dans le budget de la défense allait une fois encore grever les militaires (ces uniques employés de l’État qui n’ont pas le droit de grève). Cela, en dépit d’une loi de programmation militaire (LPM) couvrant 2014/2019, votée l’an dernier et dont le président disait au début de l’année qu’elle serait « sanctuarisée ».

    Or donc, la découpe avec le ciseau bercynien appelé « variable d’ajustement budgétaire », que tous les gouvernements ont peu ou prou pratiquée, menaçait à nouveau de fonctionner. Las, les chefs, d’ordinaire silencieux et obéissants, ont agité leurs képis et casquettes, menaçant de les déposer sur le bureau de leur ministre. Tentative de coup d’éclat qui ne doit rien aux coups d’Etat dont la Thaïlande nous démontre une fois encore la parfaite maîtrise et l’efficacité, mais qui chez nous prendrait les allures d’un putsch !

    Le ministre de la défense qui exerce son mandat avec une écoute bienveillante et silencieuse, est sorti de la discrétion qui cimentait son amitié avec le président pour se fendre alors d’une lettre au premier ministre, lequel a immédiatement stoppé la bronca militaire avec une déclaration ferme :

    «ce qui doit compter, c’est la parole du chef de l’Etat. Et le chef de l’Etat a dit très clairement au début de l’année que la LPM serait sanctuarisée par rapport aux choix qui sont faits par le gouvernement sur le budget»(sic).

    Mais on sait ce qu’est une déclaration solennelle du chef d’État ! On a appris, après deux ans d’exercice, qu’il faut souvent entendre le contraire. Valls qui a bien étudié le manuel politique hollandais a donc, avec cette affirmation, judicieusement renvoyé la balle gros calibre au président !

    Rappelons, et en particulier à l’intéressé, qu’il est Chef des Armées et que la Vème république a sanctuarisé cette noble et grande mission à l’Élysée. Mais son locataire quelque peu aphone depuis janvier, n’a pas éprouvé le besoin de s’exprimer pour soutenir et conforter ses troupes qu’il envoie volontiers se faire voir ailleurs, en Afrique !

    Y-a-t-il encore un chef à la tête des Armées ?

    Et de la France !

  • 32 Que choisir.com 22 05 14Ni euro incompatible,  ni euro béat, j’aborde le scrutin de Dimanche avec sérénité mais détermination. Non pas que j’ai échappé aux doutes et à la fustigation plus ou moins rampante des intervenants, autorisés ou délégués. Entre les encouragements fervents et les argumentaires en creux, entre le rejet brutal et l’utopisme pantois,  entre le catastrophisme retors et le souverainisme matois, entre les extrêmes, j’ai fait mon choix !

    Mais n’allez pas croire qu’il se porte sur la voie du juste milieu, celle qui est la plus démocratiquement enthousiaste de l’Europe, je veux dire ce rassemblement UDI-MoDem. N’était mon peu d’attrait pour les alliances qui cherchent en vain le consensus, comme  le Graal démocratique, je serais sérieusement ébranlé par les sondages qui placent cette gentille « coalition » très en dessous des partis qui l’entourent. C’est peu dire que l’optimisme europhile ne fait pas recette auprès des interrogés..

    Sensible aux arguments qui fustigent la professionnalisation de la gent politique et la délocalisation commode et avantageuse de ses membres en chômage, je le suis aussi et surtout à l’ambition dévoyée de cette Europe qui n’a jamais su, et de moins en moins au fur et à mesure qu’elle s’enfonçait dans l’obésité, fédérer les ressources humaines et technologiques innombrables au service de grands projets permettant de se placer en éminent challenger des grandes puissances, américaine et désormais chinoise. La force du nombre évoquée en boucle, avec celle de la colombe de la paix voletant au-dessus, est un leurre qui ne résiste ni aux assauts de la réalité, ni à la lucidité des citoyens.

    Certes, un revenant se débusque aujourd’hui, mais il ne présente et ne cautionne aucune liste. Ses  propositions me semblent plus proches de celles de Guaino et Wauquiez que de Lamassoure. Nicolas Sarkozy sera entendu la prochaine fois, s’il est en situation…

    En attendant, ayant vu passer d’abord dans mon poste puis sur mon chemin, un grand petit nouveau ayant fait ses preuves dans le domaine économique et à l’international, qui a réussi en moins d’un an à se faire connaître et entendre, à mobiliser et entrainer des citoyens de la société civile, à diffuser son projet de façon dynamique usant de la toile mais aussi de relais locaux, et être présent dans les sondages, alors que la pousse n’a pas encore vécu les quatre saisons, j’ai été interpellé. Et séduit..

    Ce frondeur pacifique et positif  s’appelle Denis Payre et son bébé politique Nous Citoyens : http://www.nouscitoyens.fr/ À visiter avant dimanche matin, çà ne mange pas de pain et çà peut utilement servir à trouver son chemin entre les éphémères groupuscules pittoresques et  les péremptoires cyclopes traditionnels….

  • 31 TAUBIRA DEFENDEUR DES DROITS 07 05 14Depuis la disparition de Dominique Baudis le 10 Avril, le poste de Défenseur des Droits est vacant ? On susurre et on suppute içi et surtout là, que la médiation nationale est mise en veilleuse pour attendre la personne idoine, concrétisant en sa personnalité la synthèse de toutes les qualités et image fortes requises et attendues. 

    Ce défenseur idéal serait une défenseure pour reprendre la néo-terminologie jospinienne, car il s’agirait de Christiane Taubira ! Cette nouvelle icône de la juste et impartiale médiation qui aura porté avec brio la balance aveugle de la justice parait tout-à-fait désignée pour exercer cette fonction avec panache, après son prédécesseur unanimement honoré , mais un tantinet discret. Et le retard à la nommer serait lié à la date du 27 mai qui verra la Garde des sceaux auditionnée par la commission des lois de l’Assemblée nationale sur le projet de la Prévention de la récidive. Son baroud d’honneur ?…

    Le défenseur ne doit pas être une défonceuse, mais ses activités et interventions méritent de la publicité car s’exercent dans quatre domaines importants où l’expérience et l’autorité de la postulante seront précieuses et fructueuses, en particulier dans deux des quatre aspects de sa mission que sont: 

    La lutte contre les discriminations.

    -Le respect des règles de bonne conduite par les personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République.

    La première mission, de la plus haute importance, peut heureusement s’appuyer sur les nombreuses et vigilantes associations, ces – presque – bénévoles sentinelles avancées qui rapportent avec diligence les infractions que les seules victimes seraient incapables de faire remonter pour aboutir aux sanctions. Compte-tenu de la liste officielle mais toujours ouverte des discriminations – actuellement 20. voir liste ci-dessous *- il demeure un travail important qui devra régler les arriérés dus à la carence de titulaire mais surtout réviser quelques principes, par exemple celui de race puisque cette notion n’existe plus ou dire si la discrimination positive tombe également sous le coup de la loi ? Madame Taubira le dira !

    La bonne conduite qui doit régler les relations entre citoyens et détenteurs de l’autorité publique trouvera avec elle une nouvelle interprétation plus conforme aux réalités sociales et culturelles de la communauté française. Dans ce domaine il ne fait aucun doute que l’expérience et la sensibilité d’une défenseure seront d’un grand secours dans les médiations nombreuses qui devront dégonfler les réactions vigoureuses et parfois exothermiques de citoyens unis par des valeurs sociales ou festives face à des forces de l’ordre abusant souvent de l’autorité que confèrent l’uniforme et le port d’une arme…

    Mais il n’est pas certain que le syndicat Alliance Police nationale soit dans l’impatience de cette nomination !

     * Critères de discrimination : L'âge. L'apparence physique. L'appartenance ou non à une ethnie. L'appartenance ou non à une nation. L'appartenance ou non à une race. L'appartenance ou non à une religion déterminée. L'état de santé. L'identité sexuelle. L'orientation sexuelle. La grossesse. La situation de famille. Le handicap. Le patronyme. Le sexe. Les activités syndicales. Les caractéristiques génétiques. Les mœurs. Les opinions politiques. L’origine. Lieu de résidence.