• 30 Les dangers du Burn-out 08 12 14Chanson mémorable d’un cajun reprise par Julien Clerc à la fin des  années 70 alors que Giscard jouait de l’accordéon dans les chaumières quand il ne prenait pas un p’tit noir avec des éboueurs. C’était l’bon temps !

    36 ans après cette balade dédiée à la paresse honnête, le temps est au dénigrement officiel du travail qui fatigue, qui handicape, qui stresse, qui asservit. C’est la marque extrême imposée par les pourfendeurs du labeur  qui n’est qu’esclavage moderne au profit de capitalistes cupides et inhumains !

    Les « 35 heures » furent la première balise plantée dans la société comme une flèche hypodermique  sur un animal récalcitrant. Elle a même réussi à anesthésier l’esprit de résistance des  plus réfractaires, en particulier celui  qui clamait « travailler plus pour gagner plus » !

    Désormais plus on travaille et plus c’est pénible ! Les femmes qui profitaient naguère des douceurs du foyer ont été encouragées à rejoindre la population des « actifs » pour se placer à égalité avec les hommes et gagner leur indépendance. Après la victoire des suffragettes, cette nouvelle avancée  consommait l’échec du paternalisme machiste. Las,  elles ont été piégées par ces féministes extrémistes qui leur faisaient miroiter la libération par le travail ! Patatras ! Elles pointent désormais comme leurs compagnons à la maladie professionnelle et au harcèlement. Progrès pervers…

    Le Compte pénibilité, ce nouveau chef-d’œuvre de la politique compassionnelle rose sera le second marqueur d’une histoire nationale en progrès et justice sociale exemplaires. Il renie de facto la fierté, voire le plaisir et même la réalisation personnelle dans une activité rémunérée. Comme il n’est pas une profession qui un jour ne vous impose contraintes, soucis  et fatigues passagères,  la récapitulation des facteurs de pénibilité risque de faire capituler les enquêteurs les plus coriaces et les amener eux-mêmes au « Burn-out » fatal! Car en fait, toute la population active pourra prétendre à des droits en la matière. Beau chantier en perspective.

    Je ne vois qu’une catégorie qui pourrait échapper, avec un bonheur discret mais tenace, à cette nouvelle contagion ruineuse de vies. Celle des chômeurs. Et je gage que les patrons des PME, harcelés par la demande pantagruélique  de paperasseries administratives et les contrôles des inspecteurs du travail, seront parmi les premiers à en solliciter le privilège.

    Plus d’entreprises, plus de travailleurs, le meilleur des mondes en perspective….

     Pour vous réjouir malgré tout:Julien Clerc

     Lire aussi: Bd Voltaire

  •  29 Disciplie communautaire  02 12 14Décidemment l’Europe nous bouscule, nous tourneboule, nous ridiculise et nous flagelle ! Monnet, c’est ce que tu voulais ?

    Non contente de coiffer la France d’un bonnet d’âne pour sa nullité en calcul et la tancer pour vouloir construire des barrages qui ne retiendraient que les humeurs belliqueuses, voici qu’elle la menace de fessée si celle-ci ne l’interdit pas elle-même dans ses foyers !

    Paradoxe ubuesque, ingérence intolérable dans les us et coutumes familiales, de quoi se mêle-t-on à Bruxelles et Strasbourg ? Des fessiers de nos marmots tricolores ! Il y a des baffes communautaires qui se perdent et Monsieur Junker ferait mieux de surveiller les fonds occultes des comptes-bancaires de son Luxembourg natal  que de s’occuper des fondements roses de nos progénitures…

    En revanche, il est un grave problème intracommunautaire, mettant en danger la vie de milliers d’individus et qui n’a jamais été abordé. Il s’agit du côté de circulation sur les routes et son corollaire du positionnement du conducteur dans les véhicules. En bref du code de la route européen.

    Les britanniques débarquent sur les itinéraires continentaux, dans leur poste de conduite à droite, sans aucune restriction et prévention. Les réflexes sont brouillés, la vue insuffisante (surtout avec une caravane au cul !), les priorités perturbées, les entrées sur giratoires indécises, les sorties de garages particulièrement dangereuses . Même les gendarmes qui arrêtent un véhicule « GB » pour contrôle, sont abusés par leur habitude et se présentent au passager. Ils s’en remettent heureusement si Rachel Weisz est assise à gauche qui leur ouvre la vitre avec un large sourire…

    Quant à acquitter un péage d’autoroute, pour un Anglais c’est une manœuvre audacieuse, confiée à la passagère qui risque de perdre sa MasterCard en essayant de l’insérer, alors que son mari de chauffeur a mis trop d’écart entre son véhicule et le poste afin  de prévenir la détérioration du rétroviseur de gauche. Et vous, vous êtes coincé dans la file qui s’allonge, en mettant intérieurement en miettes l’Entente cordiale

    Le principe de Précaution si cher chez nous ne l’est pas en Europe. La preuve en est avec la nomination de notre ex ministre des finances qui avait pourtant largement fait ses preuves chez nous. Et pour revenir au fouettement du fessier, notons que la Communauté ne se penche pas sur les dérives érotiques de la punition dans le monde adulte… ouf !

  • 28 A vendre Hotêl de Région 20 11 14Bientôt 13 régions seulement. Voilà un travail législatif rondement mené ! Depuis l’esquisse grossière sur un coin de table de style, à l’Elysée en début d’année, jusqu’au vote de L’Assemblée ce mercredi, le turbo a été mis aux trains-trains express régionaux.

    Les détracteurs, ronchons, chauvins et nostalgiques ont été contraints sous le joug du réalisme. Non pas celui d’une économie d’échelle mais la prétendue réalisation d’entités capables de se mesurer aux länders allemands. Toujours cette puissante attraction germanique…

    On a vu à l’œuvre les forces résistantes locales et alliées  entre régions concernées, en particulier le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. On a constaté, une fois encore, tout le poids  inutile du Sénat dans le débat parlementaire. Les honorables membres de la Chambre haute qui doivent leur siège aux élus de la territorialité n’ont cependant  pas pu apporter leur modification au projet gouvernemental.

    Des parlementaires inspirés, dont le député (PS) J-J. Urvoas militent avec juste raison pour une liberté laissée  aux départements de divorcer de leur région mère, agrégation somme-toute assez récente. Je rappelais ici naguère que la Creuse regarde plus du côté de Montluçon que de Bordeaux. Nombreux doivent être d’autres cas.

    13 régions : un chiffre porte-bonheur ? Pas sûr pour les charges et dépenses liées à ces regroupements. Imaginons les organisations, et déplacements qui seront engendrés par les élargissements géographiques. Ne doutons pas que les assemblées territoriales auront à cœur de disposer d’annexes dans les autres agglomérations, en particulier dans la ville précédemment chef-lieu de la région avalée. Conserveront-elles ces magnifiques hôtels de régions si récents ? Et quid des pléthores de fonctionnaires territoriaux. Mis en retraite anticipée ou recyclés avec déménagement, mais avec ménagement et primes conséquentes pour compenser les chocs physique et psychologique ?…

    Cependant tout n’est pas encore fait. Dans son sac à abrogations qui contient déjà la Loi Taubira et les rythmes scolaires, Nicolas Sarkozy vient d’ajouter cette réforme territoriale «  qui ne peut s’imposer » ! Le Conseil Constitutionnel est promis à un sacré boulot dans les années qui viennent… 

  • Suite à des facéties aériennes qui ont pimenté son arrivée sur la comète en mettant un zeste d’imprévu dans une opération qui se déroulait selon le strict programme planifié, le petit Philae a consenti à exécuter quelques tâches pour lesquelles il avait été préparé.

    Après un  « selfie » un peu raté où l’on ne voit que l’un de ses pieds, mais qui restera dans la galerie des souvenirs émouvants, il s’est mis au travail, nonobstant un manque d’énergie du à un long voyage très épuisant. En particulier il a réussi sa B.A. essentielle en procédant à un forage destiné à extraire un échantillon du sol. Selon ses parrains terrestres, il est même parvenu à envoyer des résultats alors qu’une "hypoglycémie" électrique le faisait tomber dans une somnolence durable, à défaut de réalimentation. Réfugié dans une anfractuosité qui le laisse à l’ombre en majeur partie du temps, il n’a plus assez d’énergie pour s’attaquer à d’autres travaux.

    Les configurations astrales qui rapprochent son hôte du soleil permettront une intensification de la lumière dont il se nourrit, au cours du semestre prochain. En rechargeant ses batteries, le petit explorateur pourrait donc reprendre ses investigations pour le plus grand bonheur des scientifiques restés sur leur faim malgré les premiers messages reçus..

    PHILAE SUR TCHOURI. Loc
    En exclusivité ci –dessus, une photo volée* du rejeton cosmique coinçant la bulle telle la Belle-au-bois-dormant, dans l’attente du prince solaire venant le réveiller d’une caresse chaleureuse…

    * les curieux intrigués par ce document peuvent lancer des hypothèses et questionnements. Satisfaction leur sera donnée si la demande est pressante…

    Voir aussi: Faceties et repos

  • 26 Bond bond et rebond 13 11 14Il eut été invraisemblable que l’opération d’atterrissage sur la comète Chury (ou Tchouri) se déroulât exactement comme prévu. Car nombre d’incertitudes demeuraient sur cet objet fusant, mal identifié. C’était précisément la raison première de cette exploration ambitieuse.

    Et d’abord rappelons-nous que les technologies installées à bord ainsi que les logiciels de commande datent de plus de 10 ans . Comment se présentait notre téléphone portable en 2000 avant que Steve Jobs ne présente le tout premier IPhone d’Apple en 2007 ? C’était encore ce pittoresque Radiocom 2000 qui nécessitait un assistant à côté de l’opérateur pour porter le fardeau de la batterie. Beaucoup d’allure, mais une franche contrainte… En 2004, année du lancement de la sonde Rosetta par Ariane, le célébrissime Minitel était encore utilisé par près de 25 millions de personnes. Quant à la batterie installée à bord de Philae qui produit l’énergie nécessaire après cette décennie de sommeil, c’est un peu la pile Wonder de l’espace qui » ne s’use que si l’on s’en sert » !

    Après que tout se soit déroulé comme planifié, ainsi que la descente sur le site choisi, la première frasque du petit robot fut apparemment de ne pas sortir ses harpons pour s’arrimer à la comète dans une embrassade historique. Caprice de l’explorateur ou résistance de l’hôte face à un intrus un peu trop insistant ? Nous en aurons le cœur net dans les prochains jours. Mais cet incident a conduit à deux cabrioles au ralenti de Philae, comme dans ces vidéos de publicité qui nous font voir des envols gracieux et lents de nymphes au-dessus des agitations fébriles de la rue. Sauf que nous avons été privés de cet étonnant spectacle spatial.

    Imaginez les rebonds incertains de ce petit module, pour cause d’absence de gravité. Il aurait pu se perdre dans l’espace, se crasher lentement, mais cul par-dessus tête ou s’enfoncer dans une anfractuosité. La baraqua  (sinon Dieu, qui semble se retirer des affaires cosmiques) a marqué sa repose définitive, un peu en devers près d’un rocher qui lui masque le panorama auquel il prétendait. Mais bien vivant et toujours avide de découvertes !

    Cet épisode burlesque, commenté avec une certaine ironie par les responsables du projet qui ne manient pas la sinistrose et la langue de bois, me fait songer à une animation des studios Pixar que je vous invite à déguster. Pour patienter avec le sourire, en attendant un compte-rendu plus sérieux sur l’état des lieux de Chury-la-vedette…

    Ne pas manquer: Saute-mouton

  • 25 Chury loveLes remugles saumâtres de l’actualité nationale poussent  fortement à prendre de la hauteur et surtout de la distance. Une très grande distance !

    Un rendez-vous important nous invite opportunément à cette grande évasion grâce à une  rencontre exclusive avec l’origine du monde. Non pas celle de Courbet, encore qu’elle mérite grande attention, mais celle de notre galaxie qui ne peut qu’enthousiasmer notre curiosité.

    Mercredi prochain 09:30, heure de Paris, la sonde européenne Rosetta va larguer son petit module Philae sur une comète baptisée d’un nom impossible et surnommée « Chury » pour nous la rendre familière. Ce rendez-vous n’est pas une fantaisie lunaire d’une bande de professeurs Tournesol, mais un projet lancé par la communauté scientifique européenne depuis plus de 15 ans et destiné à faire avouer à l’un des innombrables témoins du Big-bang solaire les secrets de nos origines..

    Car ce petit objet céleste qui affiche un âge plus qu’honorable de 4,56 milliards d’années selon son acte de naissance cosmique, recèle les preuves originelles de la  matière organique à l’origine de notre planète. Il fallait de l’ambition, une grande cohésion collective et de la constance pour faire aboutir le projet d’aller lui rendre visite et quémander quelques échantillons physiques et chimiques en plus des images qui donneront de la réalité et de la publicité à l’opération.

    10ans de voyage et 6,5 milliards de km auront été le temps nécessaire et le chemin parcouru pour permettre à l’équipage d’atteindre son objectif situé actuellement à quelques 500 millions de km de la terre et autant du soleil. La dynamique gravitationnelle de l’espace ne permet pas un tir direct au but, cela explique évidemment ceci…

    À Toulouse, au centre de contrôle de  l’Agence spatiale européenne, 26 ingénieurs (en majorité français) sont aux commandes pour assurer la délicate et ultime manœuvre finale. Elle  verra le robot Philae se poser en douceur sur l’aire sélectionnée après plusieurs explorations orbitale au près de ce haricot de glace de 4 km de long, manifestant son humeur primesautière par des lâchers intermittents de vapeur qui en forment la queue. La décision de larguer ce petit archéologue spatial devra être anticipée des 28 minutes nécessaires au temps de parcours du message dans l’espace. Et la grande aiguille de l’horloge complétera sa révolution pour que les premiers signes de réussite parviennent en retour. 10 ans d’attente pour ce tour de cadran !

    Alors seront dévoilées les images panoramiques, prises par ce paparazzi spécial, d’une authentique star de la cosmo-réalité

    Ne pas manquer: Simulation CNES

    Voir aussi:Bd Voltaire

  • 24 Voyage présidentiel 01 11 14La liste est longue dans la France de 2014 des mesures prises , décidées ou envisagées par le gouvernement qui sont retirées par la force des oppositions ou une préparation par trop superficielle. Le fonctionnement législatif et réglementaire suggère une machinerie alimentée par un courant alternatif déphasé. Un coup vers l’avant, un autre vers l’arrière et des phases en total désordre. Comme si l’on avait nommé le Charlot des « Temps modernes » en remplacement de Proglio à la tête d’EDF…

    Le fleuron de cette inconséquence revient évidemment à l’Écotaxe avec sa cohorte de séquelles qui discréditent l’État et un résultat final totalement opposé à l’objectif. Les contribuables vont être à nouveau sollicités pour compenser l’absence de revenu escompté, mais pire, seront mis sur le billot pour payer un dédit énorme à Écomouv’. C’est ce que l’on appelle en école de commerce  un retour de bâton sur désinvestissement !..

    Dans le bouquet des décisions-renoncements-hésitations, citons parmi d’autres le barrage de Sivens, la livraison des bateaux Mistral à la Russie, La taxation des dividendes d’actions, la manipulation des régions, la remise en cause des professions réglementées. Je fais grâce des annonces percutantes du Chef de l’Etat, en début d’année, qui se sont perdues dans le labyrinthe de l’actualité. Les citoyens n’ont cependant pas oublié le feuilleton populaire « Diminution du chômage », belle série commencée en 2013 et dont les épisodes oratoires se sont poursuivis cette année. On attend avec une certaine hâte la chute de ce blockbuster national qui tient l’audience à bout d’haleine..

    Dans ce paysage tourmenté aux potentiels contraires, il est une donnée qui demeure continue telle un petit courant du même nom, marqué par une résistance puissante à l’inversion. C’est la popularité du Président qui se situe dans les mini voltages comme une pile Wonder oubliée au fond d’une boutique..

    Il s’absente  pour un tour du monde la semaine prochaine (Canada, Australie, Nouvelle Calédonie…). Et si, contrairement à ses affirmations répétées  sur l’exécution de son mandat jusqu’à son terme il s’arrêtait en chemin dans une ile idyllique, en serions-nous vraiment marris ?

  • 23 Meltingpot politique  26 10 14Retenez bien les sigles des partis politiques actuels. Bientôt ils seront au placard des souvenirs avec très peu de chance  de revenir « vintage » dans quelques décennies. Rappelez-vous la SFIO, l’UDR, l’UDF, le RPR, le MPF, c’était avant..  Un seul a survécu aux cataclysmes politiques hexagonaux et internationaux, le PCF. En dépit de sa dégringolade constante et des tentatives d’absorption par des nouveau-nés révolutionnaires, et d’un coup d’état mélenchonien, la faucille et le marteau flottent encore parfois du côté de la Courneuve avec reprise de l’Internationale. Ce parti est désormais inscrit au répertoire du patrimoine politique pour protéger ses représentants en voie de disparition.. Le PRG, survit après des changements d’initiale successifs, mais la constance des frères assure son petit pécule. Cependant, ils n’ont pas pu, ou voulu, sauver le soldat Baylet…

    Manuel Valls qui suggérait lors des primaires du PS en 2011 de changer le nom de son parti, remet ça depuis Matignon. Gros émoi du côté de Solferino, ainsi qu’au perchoir de l’Assemblée nationale. L’homme aux mimiques altières confirme sa fibre de droite que Nicolas Sarkozy avait déjà débusquée en 2007, en lui proposant un ministère. Les messages d’amour récents aux patrons, en VO et en anglais ont démoli les dernières convictions des frondeurs roses. Aubry, Hamon et Filippetti n’y retrouvent plus leurs petits et fomentent une révolution interne. Le prochain congrès vivra-t-il un schisme terrible où les dissidents ressusciteront le défunt PSU ?..  

    Les verts voient rouge et beaucoup sont daltoniens. La Duflot a perdu son portefeuille mais a retrouvé son sac à fiel. Dany l’ancien, contemple la marmite EELV avec détachement et semble se réconforter d’en être sorti. La nouvelle Ségolène  est-elle plus verte que rose, that is the question ? Placé remettra-t-il les cartes au bon endroit, whait and see…

    Marine en a marre de la flamme tricolore et voudrait faire oublier les longues années Le Pen. Mais plutôt que trouver un nouveau sigle plus démocratique que FN, pourquoi diable ne change-t-elle pas son nom de famille. Aliot, patronyme de son registre marital résonne plus en douceur, et évoque en outre une Marseillaise très provinciale…

    L’UMP est certes toujours en mouvement très désordonné, mais est –elle encore populaire et unitaire? D’aucuns suggèrent un changement de nom qui ferait oublier les deux ans passés, les chicayas internes et les  problèmes ardus de tirelire. Gros défi pour le nouveau président élu d’office par les instituts de sondage. Cet épisode réglé en novembre, il n’est pas certain que le printemps fasse refleurir le rassemblement, tant les vœux des militants semblent peu en adéquation avec l’élargissement vers le centre prôné par le doyen de Bordeaux. Ce qui n’est pas du-tout du goût des postulants à la tête de la jeune UDI, abandonnée au bord de la route vers l’Afrique par Borloo, en même temps que cette Alternative hybride et déjà quasi défunte. 

    Demeure le MoDem, parti du troisième type, dont le président-béarnais-à-vie pugnace lorgne, tel une mouche, vers ses deux cotés opposés  simultanément. Il risque une fois de plus de se noyer au milieu !

    Sûr que les temps qui viennent, d’içi 2017, vont voir les partis valser tel un manège emballé mais pas  enchanté…

  • 22 UMP 2014

    ..PLUTÔT QUE

       METTRE LES

       SYMPATHISANTS

       DANS TOUS

       LES ÉTATS! 

    La campagne de la droite pour 2017 est déjà lancée en avance, en  désordre, en catimini pour certains, avec porte-voix pour un autre. Pour les actifs qui n’ont que peu de temps pour suivre les apparitions et déclarations, c’est sans doute l’humeur superficielle sinon versatile qui détermine le penchant à l’instant, si inclination il y a encore malgré les intoxications antérieures génératrices d’allergies démo-traumatiques.

    Pour les citoyens redevenus curieux et inassouvis après sevrage, il est particulièrement malaisé de trouver des lignes tranchées dans les propositions partielles,  qui s’entrecroisent comme un labyrinthe devant les micros ou dans les interviews des prétendants. Le plus bruyant après un long silence n’est pas le plus clair, et le plus timoré, naguère, semble le plus progressiste ? Entre ces deux pseudo-extrêmes, une vague vague oscille au centre comme une légère marée d’équinoxe automnal…

    Tous ont redit qu’il fallait écouter la base, les militants,  ce qu’ils s’entendent à ne pas faire en dépit de micros lâchés sans préparation dans les salles de meetings. Un autre prétend entendre les citoyens par référendum, une fois élu ? Les bœufs (« les veaux » disait de Gaulle) derrière la charrue ! À tricoter durant 2 ans des programmes dans le désordre avec des  fils recyclés, récupérés pour certains dans les encombrants des mandatures précédentes, les ouvrages risquent bien de n’être pas très seyants à la mode de 2017…

    Je propose  huit pelotes aux teintes franches, qui pourraient alimenter les aiguilles du manteau à confectionner, ce qui n’exclurait pas quelques broderies en camaïeu et boutons fantaisistes au final, pour accorder harmonieusement la création ultime à la météo élective du moment :

    -      Président de mono nationalité française, vierge de toute condamnation au         titre d’un mandat électif.

    -      Mandature unique entre 7 et 10 ans.

    -      Programme en 10 points maximum, mais à assurer pas serment le jour de              l’intronisation*  (pouvant entrainer la destitution en cas de non-exécution).

    -      Promesses d’orientation pour la stratégie à long terme*

    -      Révision de la Constitution pour implémenter l’équilibre budgétaire.

    -      Référendum pour tout sujet de société.

    -      Réforme du Sénat et suppression/fusion du CESE. Limitation du nombre de         sénateurs et du nombre de mandats .

    -      Réforme de l’Assemblée nationale. Diminution du nombre de députés et du         nombre de mandats.  

    * Rendant caduque  le discours de politique générale.

    Pétition pour l'inégibilité des condamnés:Nous Citoyens

  • 21 Echos de post campagne 07 10 14Bygmalion, cette société de communication et d’évènementiel ( que personne ne connait parmi les cadres actuels de  l’UMP !) vient de rendre son tablier et vendre son mobilier aux enchères, suite à sa mise en liquidation judiciaire.

    Son slogan évocateur « Révélateur de vos ambitions » était particulièrement vendeur, mais  « Bigmillions » semblait  plus approprié pour désigner cette personne morale qui aura perdu sa moralité sur les chemins tortueux et fangeux de la politique. Devant les juges d'instruction, l’un des deux co-fondateurs, a reconnu l'existence d'un système de fausses factures "au terme duquel l'UMP prenait en charge de façon irrégulière des frais de campagne de Nicolas Sarkozy".

    Fausses factures, faux nez et faux meubles, cette société aura fructifié sous le manteau d’une triple escroquerie. Les visiteurs de marque étaient reçus dans des copies de fauteuils le  Corbusier et autres équipements signés de célèbres créateurs. De quoi asseoir la respectabilité et le sérieux de la maison. Un bel environnement, décor de toute réussite, rassurait les anciens et nouveaux clients. Je suppose que le salon feutré des petites transactions et arrangements était particulièrement « design » et confortable.

    La notoriété de la maison a servi de faux-nez à l’avidité des frais de campagne du candidat Sarkozy secondé par des commissionnaires dévoués qui l’on totalement laissé en dehors des soucis domestiques et matériels. Ces efforts de guerre  le valaient bien pour reconquérir la France !

    Hélas ils auront été dilapidés en vain.

    Et comme dans la commedia dell’arte, le faux nez s’était tellement allongé qu’il a fini par se rompre…