• 5 Carte d'identité 16 01 15En scrutant les journaux et images de télévision, j’ai cherché si le Charles-de-Gaulle quittant (enfin) Toulon pour retrouver la haute mer et les opérations, n’arborait pas le pavillon  « JE SUIS CHARLIE » ? Outre qu’il aurait navigué sur la vague très porteuse à la mode, ce clin d’œil  au « Grand Charles » aurait pu amuser l’intéressé du haut de son nuage olympien…

    Contrairement à ce que l’on peut subodorer naturellement, notre beau et unique porte-avions part en fait en mission commerciale pour une action promotionnelle ultime et déterminante du Rafale auprès des autorités indiennes qui se font tirer les pans du Jodhpur pour signer le contrat des 126 chasseurs. Éventuellement et selon les circonstances, il fera un détour par le Golfe, mais la besogne guerrière est pour l’instant toujours laissée aux aviateurs et leurs Rafale sans crosse …

    En France, l’opération « Charlie » ne rend pas non plus les armes. Les média entretiennent le culte avec un zèle qui confine à la dévotion bigote. Les Echos, la Tribune, Capital et autres canards économiques peuvent stopper leurs rotatives ou les mettre au service de Charlie-Hebdo qui cherche des imprimeurs pour satisfaire une demande exponentielle. Oubliés, le chômage, la dette, le déficit budgétaire et autres billevesées ordinaires et déprimantes. Le pays a trouvé un nouveau symbole, une lumière, une grandiose connivence légitimée du graphisme satirique et provocateur désormais servi à la sauce hyper franchouillarde.

    Le populisme anar a enflammé la France !

    Les queues s’allongent devant les kiosques en rupture de stock. Les numéros se vendent aux enchères montantes sur le Bon Coin, Sotheby’s prévoit une vente prochaine des 100 premiers exemplaires et la maquette originale pourrait bientôt rejoindre le Louvre aux cotés de Mona-Lisa.

    Point culminant du nouveau message au Monde, le précieux totem JE SUIS CHARLIE illumine la façade de l’Institut du Monde Arabe, avec sa copie en calligraphie arabe, pour ne pas blesser par l’oubli tous ces peuples amis de la France et de ses valeurs républicaines et démocratiques…

  • 4 La France d'hiverse 14 01 15Bon, enfin, ça y est, après la « paix sociale » achetée au prix de silences, angélisme hypocrite et renoncements coupables (qui sera puni pour ces délits ?), la guerre est déclarée ! Pas trop tôt et sans peut-être pas trop tard encore, espérons-le, pour faire mentir Houellebecq?

    Devant l’Assemblée nationale au complet et unie, Manuel Valls a déclaré la guerre au radicalisme islamique. On va voir ce qu’on va voir ! L’unanimité a même débordé de la Concorde pour atteindre le Luxembourg. Les présidents des deux chambres se disent prêts à « coopérer » dans une mission commune pour déterrer la hache de guerre contre le terrorisme et les djihadistes. La consultation de citoyens  ne serait pas inutile à l’occasion, qui ont sûrement des idées,  en particulier ces 4 millions qui sont sortis de chez eux dimanche dernier, mais pas seulement !

    La carte des communautés d’immigrés se plaque presque exactement sur celle des banlieues,  et c’est là que les éléments « dissidents » trouvent l’environnement favorable à leur éclosion et leur « épanouissement ». Je rappelle les efforts et tentatives faites depuis près de  40  ans par tous les gouvernements successifs pour tenter d’intégrer les habitants déclarés « défavorisés » et finalement totalement convaincus de leur mauvais sort par ce rabâchage de bon aloi :

     2013: plan Ayrault

    2008: plan «espoir banlieue»

    2005: plan de rénovation urbaine

    2001: second plan Jospin

    1999: premier plan Jospin

    1997: création d'une police de proximité

    1996: «plan Marshall», pour résoudre la « Fracture sociale » dénoncée par Jacques Chirac

    1992: plan Bernard Tapie

    1991: la loi impose la mixité sociale des logements

    1983: plan «banlieue 89»

    1982: plan «prévention été»

    1981: l'instauration des ZEP

    1977: premier plan banlieue

    Police, éducation, économie de proximité, délestage fiscal, tous les outils ont été employés avec force injection de millions.

    La succession pléthorique des plans est la preuve par l’absurde de leur inefficacité!

    La nouvelle guerre plus agressive et moins consensuelle pour éradiquer l’ivraie djihadiste et terroriste appelle en particulier les militaires en renfort des forces de l’ordre sur le terrain civil. Je rappelais ici que le Famas n’est pas l’arme de dissuasion adaptée. Et je vois mal nos soldats entrainés comme des « Raidistes » et capables de réagir sans risques collatéraux à des attaques dans des lieux publics de grande fréquentation. Et durant combien de mois ou d’années, le paysage français sera-t-il ainsi orné de tenues camouflées ?..

    Non, les opérations à mener sont celles visant à contenir l’immigration et en intégrant les francs-tireurs de la nationalité avec des mesures vigoureuses, rigoureuses, contraignantes et exigeantes. À commencer par le parler national, c’est-à-dire le français, ciment le plus fort qui devrait seul être entendu sous des coutumes et costumes certes nuancés, mais pas incivils  voire  provocateurs.

    Il faudra bien aussi remettre en question les droits du sol et d’asile. Et braver les diktats de l’Europe surtout quand les décisions de la Cour européenne de justice font entrave au bon sens et à la sécurité des citoyens (voir le cas ubuesque Djamel Beghal)! 

  • 3 Je suis France
    S’il en fallait, les derniers événements tragiques qui concluent cette semaine sont là (je risquerais même à point nommé), pour relancer le débat sur la Nation, son identité et surtout son unité. Si les consciences des plus obtuses ne sont pas enfin décillées c’est à désespérer de l’intelligence humaine et l’esprit cartésien dont nous avons l’héritage.

    L’énorme secousse qui a traversé le pays avec l’assassinat des dessinateurs de Charlie hebdo a provoqué des réactions spontanées et multiples que le pays n’avait pas connues lors d’attentats précédents meurtriers, en particulier celui de la gare Saint Michel en 1995 qui  fit 8 morts et 117 blessés. L’exécution programmée de personnes visées nommément ajoute à l’évidence à la cruauté d’actes terroristes tuant des anonymes. La vague de compassion qui en est résultée a concrétisé la fureur en même temps que l’horreur.

    Mais ne cache-t-elle pas une révolte plus profonde étouffée jusqu'alors par le diktat du consensus?

    Finis les « éléments de langage »  lancés comme un exorcisme, des actes isolés, d’individus à la dérive ou psychologiquement irresponsables, quand ce n’est pas sous l’effet de substances illicites. Quant à la grande incantation « pas d’amalgame », son crédit prend un sérieux coup de semonce. S’il n’est pas national, il semble bien qu’il devienne transfrontière !…

    Entre ce que Zemmour l’essayiste constate du passé et ce que Houellebecq romancier (ou prophète ?) écrit d’un avenir possible, notre présent s’éclaire des funestes lumières des tirs de Kalachnikovs et de grenades offensives. Marqueur sinistre que nul ne peut plus ignorer ou écarter sous le parapluie d’un  antiracisme de bon aloi. Et qui devrait ramener à l’indulgence, ou mieux encore  à une honnête contrition les inquisiteurs qui ont si rudement et publiquement condamné le premier et sans doute les mêmes qui s’affairaient à fourbir les armes de la détestation et du bannissement à l’égard du second…

    « Je Suis France », n’est-ce pas plus pertinent et ambitieux  que « Je Suis Charlie"

    lecture retrospective!…

  • Courage
    Il
    y a huit ans, j’abandonnais  ma plume chineuse et sylvestre pour le clic-clac un peu tristounet, mais méthodique et incisif  du clavier afin de soutenir un candidat à la présidence qui portait mes espoirs de changements profonds et de réforme dont le pays avait grand besoin. Ma modeste mais pugnace campagne cybernétique avait contribué, avec beaucoup d’autres, à voir élu en mai 2007 ce candidat dynamique qui allait réveiller une France lénifiée par des cohabitations et élections par défaut antérieures!

    Las, une certaine désillusion  fut à la mesure des attentes déçues. Mais la pire déception fut l’échec en 2012, face à un candidat de substitution, et nonobstant un coût de campagne gargantuesque dont les événements ultérieurs révélèrent  comment les adhérents au parti de soutien et sympathisants  en avaient fait les frais et leur laissait un goût amer. Bygmalion et Sarkothon : du lard et du cochon !

    Le retour anticipé et inopportun à mon sens, pour ne pas dire inapproprié,  d’un ex-président à la tête du parti qui l’avait porté en vain à prix d’or, a relancé plus de deux ans avant l’échéance la campagne présidentielle de 2017, comme une revanche pour l’un et un défi  pour l’autre, pourtant bien mal assis dans son fauteuil présidentiel. Deux ans et demi nous sont promis de déclarations, nouvelles promesses, surenchères verbales et autres artilleries médiatiques. Je subodore même une certaine complicité involontaire entre les deux concurrents dans leurs gesticulations qui s’accélèrent, pour faire oublier les étapes intermédiaires ainsi que les prétendants parasites. Pour le titulaire en gommant les déconvenues redoutées et plus que probables des élections territoriales de cette année, pour son challenger en se laissant porter par les mêmes vagues du ressac populaire.

    Mais le pays risque d’en faire à nouveau les frais !

    Le nouveau bandeau de ce  blog illustre sur le même calicot ce qu’est le paysage politique et une nouvelle alternative attendue. Entre les roses fortement mâtinés de rouge et les bleus plus ou moins nuancés et profonds, la lisière verte s’imprime de plus en plus dans le panorama en masquant l’horizon, avec des racines qui s’enfoncent dans les terres sujettes au secousses "zadistes". Seule une nouvelle couleur flamboyante attirant le courage peut restaurer l’espoir.

    En dépit d’allégeances plus ou moins formulées ici ou là  au détour d’un micro,  ce parti de la Lumière  n’existe hélas pas encore.

    Mais l’espoir fait vivre!

  • 33 Bonbonne Detresse 2015La France va accueillir en fin d’année la grande conférence sur le réchauffement climatique. Cet événement va marquer une date indélébile pour l’écologie !

    Nul doute qu’après les tièdes tentatives précédentes (si j’ose dire …), ce sommet sera enfin déterminant pour la planète ! Tout d’abord car notre pays montre en permanence son attachement au refroidissement, et le démontre en matière économique. Notre président veille depuis deux ans à ce qu’aucune surchauffe ne vienne perturber les cycles commerciaux, toute tentative d’excitation étant immédiatement contrée par un antidote fiscal. Ensuite car nous démontrons au monde entier une grande expérience en matière de recyclage durable. Durant tout le mois de Janvier et après le premier magistrat de France, tous les ministres  élus, corps constitués, agences, conseils et commissions diverses vont prononcer des vœux puisés dans la machine à recycler qui ne connait nul équivalent ailleurs. Et ceci sans écotaxe !

    Certes il nous faudra attendre la fin de l’année pour que nous soient révélées les courageuses et urgentes mesures qui permettront de raccommoder la couche d’ozone sérieusement déchirée. Seront-ce avec des rapiéçages  fantaisistes façon patchwork, très mode chez les écolos convaincus ou un tricotage tout neuf dans la grande tradition française du luxe ? Nul ne sait à l’instant, mais l’espoir est très grand et l’impatience grandit!

    On verra enfin l’issue de cette montée fatale des eaux qui érode les cotes, ravage les cités lacustres et inonde les beaux villages de France lors d’épisodes de plus en plus soudains et violents.

    Elle a mis en péril la dame-jeanne remplie de doléances et requêtes, que j’avais jetée à la mer l’an passé (revoir) et que je pensais durablement durable. Hélas, sans nouvelle d’un opportun repêchage, je pense qu’avec  les dépressions et cyclones violents de l’année, elle a rejoint le cimetière des déchets impérissables qui forment la monstrueuse ile flottante sous-marine concentrée dans le Pacifique.

    Dans le concert des vœux recyclés et chaleureux, les miens au moins ne feront pas de larsen désobligeant ou insolent…

  • 35 FRANCOIS 31 21 14 Si, pour une seule fois au cours de son besogneux mandat, notre François nous libérait des promesses non tenues, des initiatives non prévues (en particulier fiscales!) et autres calembredaines soporifiques, nous en serions ravis et nous l’imputerions favorablement à son crédit. Ce soir, au lieu d’éclairer la boule de cristal rose avec les spots dorés de l’Élysée, il pourrait faire appel à des symboles forts pour conjurer son déficit affectif avec les Français.

    Pour son adresse au peuple, il pourrait, à la manière de Michel Drucker, être flanqué de sa nouvelle et jeune compagne noire Philae qui l’a rejoint récemment, venant du Canada. La longévité du présentateur doit beaucoup à sa fidélité à son toutou et aux regards que celui-ci porte à son maître en dépit de l’agitation et du bruit sur les plateaux. Les amoureux des animaux de compagnie et les ménagères énamourées sont sensibles à cette fidèle  assistante en sympathie. Pour le Président, outre la nouvelle image de bon père de famille que l’image inspirerait dans l’inconscient collectif, l’adhésion serait renforcée, avec cet hommage à la diversité qui magnifierait celui déjà démontré avec le sapin de Noël de l’Élysée…

    Mais il est un autre symbole puissant que le Président pourrait emprunter à la belle histoire de notre « vieux pays ». C’est celle de la victoire de Marignan ! Il y a 500 ans exactement, un autre François, jeune et talentueux roi de France remportait une bataille restée comme une étoile brillante dans la mémoire collective des Français. Tout au moins chez ceux qui ont eu la chance de lire des livres d’histoire traditionnels commentés par des maîtres attentifs et dévoués. En nous rappelant un passé glorieux propre à ranimer une fierté nationale en berne, il pourrait éclairer d’un discours moins convenu un avenir que les citoyens voient sombre si l’on en croit les sondages du jour sur le moral que les médias relaient avec une perfide et insistante attention !

    Ce soir, méfiant cependant d’entendre un discours déjà ressassé, je m’abstiendrai du direct et réserverai ma surprise (bonne ou déçue) au lendemain.

    Toutefois je formule des vœux certes traditionnels mais sincères, en même temps que mes remerciements, pour toutes et tous, lecteurs fidèles de mes libres propos et autres traits d’humeur, que 2015 ne devrait pas interrompre…

  •  

    34 Père Noël 2014À la veille de Noël, et avant les grandes libations de l’oubli temporaire, il est de bon ton et à la mode médiatique de faire le bilan d’une année sociale, économique et politique. Ce solde final qui n’arrête pas pour autant  les comptes est en concurrence directe avec les « bêtisiers » qui font florès tant la matière est inépuisable. Mais il faut n’y voir aucune relation…

    Assez du pessimisme et de la  déclinologie, le Père-Noël sert aussi bien notre pays que beaucoup, sinon mieux. Une liste de bienfaits relatifs (non exhaustive) :

    -5,4 millions de personnes dans la fonction publique qui compensent les 5,2 millions de chômeurs.

    -1 élu dévoué à 108habitants,  grâce à  601000 mandats électifs.

    – Le Conseil constitutionnel avec 12 membres (dont 2 en RTT définitif), capable d’arbitrer les logorrhées législatives des 925 parlementaires.

    – 8% de travailleurs syndiqués qui rendent caduques les rares travaux et recommandations des 2482 membres des CESE  et CESER.

    -Une célèbre et respectée Cours des Comptes qui comprime la dette publique à 2100 MDS €.

    – Une grande attention de l’État qui consacre 57% du PIB au bien-être des citoyens mais aussi  des résidents et visiteurs occasionnels. Nous devrions ravir la 1ère place au Danemark avant 2 ans.

    – Gros progrès dans le recyclage écologique  surtout avec de plus en plus de  « sans-papiers ».

    – Airbus, champion mondial des ventes d’avions, qui fait oublier nos Mistral en rade.

    – Le second plus grand domaine maritime au monde grâce à quelques confettis loin de la métropole, tels Clipperton, Juan de Nova ou Europa.

    – Naissance des ZEP, alors même on perd des effectifs dans les REP.

    – Des régions qui grandissent  et toujours autant de chers départements.

    – La France championne mondiale pour la qualité de vie alors qu’elle détient  la palme des râleurs.

    – De plus en plus de volontaires pour la guerre, bien que l’Armée compte de moins en moins de militaires.

    – Beaucoup de postulants pour l’Élysée, même si l’on cherche un homme d’état.

    – Bercy n’est pas à vendre bien que les Chinois s’emparent de Toulouse-Blagnac.

    – La France avance toujours en dépit du Droit de retrait.

    Et surtout  notre nation fourmille d’idées quand bien-même elle n’aurait toujours pas de gaz.

    Joyeux Noël !

     

  • Drapeau frangéEric Zemmour paye très cher sa popularité. Mais la monnaie que lui renvoient ses détracteurs vaut son pesant de droits d’auteur. Plus il est vilipendé et plus les tirages de son livre augmentent. Plus il est dénigré et plus le peuple le cherche. Plus il est condamné et plus la rébellion gronde contre ses juges.

    Son éviction de i-TELE qui fait suite aux jugements sans appel des SOS-racisme, LICRA, CRAN et autres bras bien armés (en subsides publics) vaut toutes les campagnes de promotion sur les plateaux affidés. Mais son procès en sorcellerie ne pourrait se prononcer, au pays-des-Droits-de-l’Homme et de la-liberté-de-la-presse, si les obscures puissances d’en haut ne commanditaient l’hallali dans les secret des officines de l’état socialiste.

    Les juges qui appliquent à son égard la procédure inquisitoire sont masqués sous les traits d’associations humanistes et antiracistes qui surfent sur la vague morale , en restant assurés d’un vent médiatique favorable. L’intéressé  ne se cache pas cependant derrière le masque de la tartuferie (malgré son « Z », comme Zorro…). Il avance avec ses convictions et ses idées en terrain découvert où l’artillerie morale lance ses obus avec la rage de l’assaut final ! Mais elle oublie que cet arrosage furibond affecte des citoyens à l’entour, certains alliés, d’autres indifférents avant l’attaque, que tous les dégâts collatéraux envoient en renfort de plus en plus nombreux du chevalier « brun » désigné pour cible!

    Le délit de pensée semble se retourner lentement mais obstinément contre les promoteurs d’un ordre républicain propre et surtout aveugle. Ils devraient mieux observer les franges du drapeau qui se déchire à son extrémité rouge dans le vent  turbulent des humeurs populaires…

    Quant à i-TELE, il suffit d’un petit zap pour retrouver une bonne info à côté. Et oublier cette chroniqueuse enchignonnée et brouillonne,  passée subitement d’amuseuse culturelle à chroniqueuse mondiale engagée !

    PS : La photo de l’illustration, très symbolique, n’a subi aucune modification tendancieuse. Prise par l’auteur le 19 décembre. 

  • 32 Unions pré électorales 18 12 14Voilà, c’est fait, la réforme régionale a été votée par les 162 députés qui ont fait l’effort de s’exprimer sur le sujet (sur 577 que compte l’Assemblée nationale, soit moins de 30% des représentants!) à mains mollement levées dans l’hémicycle. Il semble bien que Thévenoud faisait encore partie des absents. Après les rodomontades du Sénat, demeurées inopérantes, une centaine de parlementaires de l’UMP devraient déposer un recours devant le Conseil constitutionnel. Il est vrai que depuis peu, la démocratie hâtive et brouillonne trouve de plus en plus un arbitre avec l’assemblée des sages du palais Royal..

    Comme le réclamait le réalisme citoyen et surtout Attali qui compte pour une grosse voix, (et duquel aussi bien Sarkozy que Hollande, présidents, avaient sollicité ses conseils, non entendus) la charrue des réformes territoriales a été mises avant les bœufs ruraux. La disparition des départements devait précéder la fusion des régions et il est à craindre qu’avec l’élargissement géographique de celles-ci, le chef-lieu de ce territoire bicentenaire, ancré dans la tradition des plaques minéralogiques retrouve toute son attractivité pratique et nostalgique..

    En outre les prochaines élections dites « départementales » et non plus cantonales, qui sont prévues en mars 2015, vont bousculer le processus en même temps que la tradition républicaine. C’est une grande première qui va voir se présenter pour chaque siège des binômes composés d’un homme et d’une femme ?!….

    De nombreuses questions se posent avec cette réforme fondamentale. D’abord celle du fauteuil. Un seul sera-t-il dévolu par mandat ou bien un biplace en rose et bleu ? Quid de l’absence de la moitié  du couple lors des assemblées ? Procuration de l’autre ou invalidation du vote solitaire ? Un couple marié ou « pacsé », une mère et son fils, pourraient-il postuler  sans qu’il y ait conflit d’intérêt ou abus de position dominante ?

    Mais la question qui taraude le plus le citoyen impartial est la reconnaissance préalable du sexe autorisant la candidature. Outre que cette nouvelle disposition bouscule paradoxalement toutes les théories et pratiques sur l’égalité homme-femme échafaudées avec force revendications et confirmées par la loi, la stricte application exige à l’évidence que l’appartenance à l’une des deux natures  soit strictement reconnue pour parer à tout contournement illicite de la règle. Prendra-t-on en compte la version biologique de l’individu,  exigeant évidemment certificat médical préalable par gynécologue assermenté, ou celle ressentie comme résultat de la culture du « genre », si fortement promue par les progressistes, et qui devrait alors être officialisée par une déclaration irrévocable sur l’honneur ?

    Quant aux « Trans » et « Bi », seront-ils ignominieusement écartés du suffrage, au nom de la confusion des espèces? L’association LGBT, déjà impliquée dans les écoles, devrait être consultée urgemment sur ce point constitutionnel essentiel, avant que déboulent en Avril  prochain les requêtes en annulation de scrutins pour discriminations notoires!

    Ce nouveau binôme pourrait bien de déboucher sur la quadrature du cercle et des divorces non amiables…

     

  • 31 Pédagogie positiv12 12 14Le grand défi de l’illettrisme et l’innumérisme français est en passe d’être relevé ! On a beaucoup glosé sur l’illettrisme et les pauvres résultats de l’école publique pour permettre aux écoliers de parvenir à une maîtrise correcte, sinon académique de la langue française. D’ailleurs les quotidiens, même les plus réputés, les dames météo dans l’exercice quotidien et burlesque de leur prestation et les journaux télévisés avec leurs bandes défilantes sous l’image, maltraitent allègrement la langue avec les alibis de l’exclusivité ou de l’urgence. L’accord du  participe passé est la règle grammaticale la plus communément chambardée. Il est vrai que notre belle langue est un peu sophistiquée. Le tagalog des Philippins est plus facile à assimiler…

    On parle peu de l’innumérisme qui est au calcul ce que la « malexpression » est au langage. Et la  pandémie, pour être plus discrète n’en est pas moins réelle dans notre pays. Un palliatif moderne permet, avec les calculettes, de masquer les déficiences et allergies face aux tables de multiplication et autre règle de trois. Et puis la publicité brouille les chiffres quand elle propose un « pack » de trois unités pour le prix de deux… 

    L’Éducation nationale a pris le problème en mains, si je puis dire, et NVB est à la tâche ! Plus de notes qui traumatisent les bambins. Finies ces sanctions négatives avec les chiffres, surtout ceux en dessous de 10. Terminée la stigmatisation du cancre prostré au fond de la classe avec ses bulletins à un chiffre ! Désormais une qualification de l’accès à la réussite sera faite avec des lettres. C’est la mode. Dommage, car les chiffres sont mondialement reconnus qui nous ont été donnés par les mathématiciens arabes…

    Il me vient à l’idée que  les notations de Standard & Poors , Moody’s et autres agences de notation mesurant l’économie des états servent d’exemple aux nouveaux pédagogues attentifs au bien-être moral des élèves. AAA , A+ ou bien encore Aa sont des qualificatifs qui ne génèrent pas l’anxiété ou un traumatisme profond. La France qui est passée du triple A à un binôme moins triomphant n’en est pas complexée pour autant. Elle s’en fiche même éperdument…


    La grande école des cadres utilise aussi, depuis sa création un système de notation à trois lettres que seuls les initiés et anciens élèves reconnaissent. Dans ENA, la première lettre signifie Excellence, le A, jamais attribué, coifferait les Ânes, et le N révèle le lauréat Normal. Dans la promotion Voltaire, François Hollande avait obtenu cette note en fin de cursus.

    Demain il faudra simplement prendre soin de ne pas confondre le Carnet de santé et ses indications Rhésus avec le Bulletin scolaire des enfants, pas plus que Michel Sapin ne s’embrouille entre les courriers du FMI et son carnet de soins…