• 15 Ane de Buridan 24 03 15Pour ceux qui ont écouté les instances nationales des partis, les conseils impérieux étaient claironnés dès le soir du premier tour, et en particulier celui du président de l’UMP concernant l’attitude à adopter en cas de choix FN versus PS (ou plutôt alliance hétéroclite et polychrome de gauche) au second tour des départementales.

    Comment imaginer, avec cette bronca manifestée contre les partis de pouvoir, et spécialement contre le PS cette fois-ci, que les électeurs vont entendre les recommandations qui viennent de si haut et surtout si loin ? Dimanche prochain, les électeurs vont redescendre sur place et choisir selon leur humeur rébarbative. Contre les gabegies locales, le clientélisme, et les professionnels englués dans leurs habitudes qui devraient songer à cette retraite qu’ils réclament chaudement pour les travailleurs. Un mandat ne serait donc pas un travail, et surtout pas frappé du label nouveau de la pénibilité ?…

    Dans ces cantons du sud qui ont subi la gauche aux différents niveaux du territoire, le «  ras-le-bol » prévaudra sans doute avec une attitude rebelle ou même très  assumée en dépit du sceau infamant d’ « antirépublicain ». Mais par quelle pédagogie soucieuse et motivée les citoyens ont-ils été éclairés sur les avantages et inconvénients réels des choix qui leurs étaient offerts ? A-t-on parlé du département, ses attributions, ses secteurs exclusifs, son fonctionnement ? Avec des couples pacsés pour l’occasion et qui reprendront leur liberté dès le troisième tour, celui de l’élection du président de cette assemblée. Il n’a apparemment pas été imposé une telle parité sur l’ensemble des 101 prochains présidents(tes) et le machisme traditionnel reprendra le dessus à coup sûr !

    Entre des socialo-communistes bien connus et ridés et des têtes nouvelles souvent inconnues, pour conduire un destin bien incertain du département, le risque n’est pas grand, même si les aptitudes ne sont pas bien démontrées. Aux coutumes socialisantes et dépensières, beaucoup d’électeurs  préféreront sans soute des CV politiques vierges ou légers, au bénéfice d’une expérience nouvelle qui ne sera pas le cataclysme annoncé par Manolo-le-gardien-de-la-République. Et puis mettre des candidats novices au pied du mur est une manière de test quasi anodin qui servira l’avenir d’autres échéances plus importantes.

    Rappelez-vous le slogan de la loterie nationale : « Tous ceux qui ont gagné avaient joué !  » Cette fois ci pour la loterie démocratique c’est l’inverse qu’il faut entendre: « Tous ceux qui ne jouent pas vont perdre »… 

  • 14 Le sauveur de la terre 16 03 15Cette semaine, je pourrais épiloguer sur le prochain fiasco des élections départementales. Je ne suis pas sûr que j’attiserais l’attention, tant le sujet, s’il est connu de certains, est totalement détourné de son objectif par des interventions et incantations schizophréniques contre l’ « apocalypse ». Le bateau France est fou (piloté comme un pédalo) qui va se fracasser de plein front sur un volcan, nous dit son co-pilote. Pas sûr que beaucoup de monde soit alors resté à bord avant l’impact…

    Je pourrais, sinon, présenter une photo des inquisiteurs médiatiques tels les Ruquier, Caron, Toussaint (oui, oui il a essayé d’être méchant avec Marine LP, mais le masque était en carton) et consorts avec tous les clercs rouges qui composent leur cour, pour beaucoup intermittents, mais  pas de la pensée. Las, les citoyens abandonnent de plus en plus leur écoute, fatigués des excommunications publiques à leurs frais…

    Je pourrais oser une humeur facile et bruyante  contre ce tapeur de ballon et d’euros dont on me dit qu’il est Suédois mais dont le nom imprononçable ( en particulier par le ministre des Sports soi-même!)ne m’évoque guère les fjords scandinaves. Et qui ne dit un mot de français, même pour dire merde et qu’on l’entende clairement. Mais je devrais avouer avoir cédé à l’hallali collectif alors que le foot et ses diffusions indigestes et curieusement si bien synchronisées entre les chaines d’info,  m’insupportent « grave »!

    Pour échapper au microcosme national exacerbé, je pourrais suggérer une hypothèse sur la disparition bizarre de Poutine des écrans et micros durant quelques jours. La plus alarmiste serait un stage de remise à niveau en ambiance guerre froide à bord d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins. Je penche plutôt pour un ravalement de façade avec  quelques sur-injections de Botox qui auraient viré à l’allergie cutanée avec œdèmes disgracieux peu compatibles avec l’écran télé. Mais cela n’est qu’une suggestion de mauvaise langue.. 

    Non, ce qui me semble le plus important cette semaine, c’est la déclaration de John Kerry le chef de la diplomatie américaine à propos de Bachar el-Assad, vous savez ce chef d’état que Hollande  et Fabius voulaient promptement  déboulonner il y a un an, que Valls a publiquement qualifié de « boucher » avec son sens inné du langage diplomatique et que Hollande vouait à nouveau aux gémonies en fustigeant la démarche honteuse de quelques parlementaires français en Syrie en février. Le secrétaire d’état américain vient de reconnaitre publiquement qu’il faudra négocier avec lui. Non point pour l’absoudre, mais pour faire cesser les conflits croisés qui frappent la région aussi bien en interne que contre Daesh et ses filiales qui fleurissent , tout en bénéficiant des renseignements que la Syrie peut apporter utilement aux coalisés occidentaux.

  • 13 Démocratie par défaut 09 03 15 copierCela avait débuté en 2002, avec l’élection « plébiscite » de Chirac au second tour, face à Le Pen. En dépit d’un score le mettant devant le candidat du Front au premier tour avec 3 petits points seulement, il gagnait l’Élysée avec un vote « triomphal » de plus de 82 % digne d’une dictature africaine, alors que son challenger améliorait légèrement son score du premier tour. Après une épuisante cohabitation lors de son mandat précédent, Il s’installait  avec ses pantoufles, en cure de repos quinquennale…

    En 2012, dix ans après cet épisode burlesque, c’est un scénario à double tiroir qui faisait éliminer Sarkozy en lice pour un second mandat. Hollande, petit candidat de substitution en lieu et place du préféré Strauss-Kahn, débouté pour avoir par trop détroussé, battait Sarkozy après que de vieux amis et des médias colporteurs eurent bien ciré la planche. Le « Tout sauf Sarko » avait recruté largement parmi ceux, nombreux, qui le regrettent amèrement aujourd’hui. Et s’apprêtent à rendre une grosse monnaie à cette pièce pitoyable.

    Les échéances se resserrent et moins de trois ans après l’épisode précédent, une élection dont nul ne sait exactement ce qu’elle implique, engage les acteurs de la comédia qui ne doit plus rien à l’arte, tant les masques sont devenus grimaçants et haineux ! La vedette principale en est Valls qui se produit sur les scènes provinciales avec des harangues menaçantes à faire trembler les chaumières. Les incantations et exhortations fulminantes se concentrent contre le dragon à tête de femme qui répand son poison dans les provinces les plus reculées. La République est en danger ! 30% des citoyens devraient être envoyés au bagne, qui avouent derrière sondage vouloir voter pour les candidats du parti « maudit ». Par conviction pour certains, par défaut, plus sûrement pour beaucoup.

    Ces politiciens, mués en Hippocrate  (crites) de bazar pensent soigner notre démocratie en collant un albuplast républicain sur les « tâches suspectes » qu’une allergie rampante mais tenace fait apparaitre de plus en plus nombreuses et larges. Cette hantise tonitruée du brun essaye de masquer leur propre responsabilité, eux qui ont négligé avec arrogance ou censure les médications et vaccins préventifs contre cette épidémie prévisible.

    Fin Mars, avec l’arrivée  du printemps, les électeurs encore actifs vont-ils décoller rageusement ce pansement qui les irrite ?

    Lire aussi:Avenir des départements

    Visionnez:Valls hystérique!

  • 12 Détecteurs fumée 25 02 15Comme chacun doit le savoir, les détecteurs de fumée sont obligatoires dans les appartements à compter du 9 mars ! Pourquoi le 9 et non le 1er ? Encore l’un de ces mystères de la technocratie étatique. Françoise (la sainte du jour) est sans  doute un repère mnémotechnique plus évocateur que Charles, à moins que ce soit le prénom de la compagne chérie du grand fumiste à l’origine de la décision, qui marquera ainsi le feu de son amour d’une date discrète mais mémorable…

    Quoiqu’il en soit, la prévention contre les risques d’incendie est louable. Cette obligation peut éviter des sinistres et des victimes, sinon de redoutables acouphènes en cas de déclenchement intempestif lorsqu’un ado furtif fumera une clope à l’insu de ses parents… Mais l’alerte devrait logiquement entrainer une réaction immédiate permettant de circonscrire un début de feu. Curieusement cependant, dans ce dispositif  l’extincteur ne fait pas partie du lot ? Pas de concurrence déloyale aux pompiers, ces bien-aimés, à moins que ce soit pour  laisser le temps aux citoyens d’incuber cette révolutionnaire innovation ?

    Aucun contrôle n’est prévu, pour l’instant, la responsabilité étant laissée aux propriétaires et occupants, les premiers intéressés par la sécurité de leur appartement. Et puis, imaginez la tête d’un inspecteur des travaux intervenant dans un de ces squats où des volutes diverses et odorantes balayent les corridors..

    Un détail cependant peut faire tiquer, voire même fulminer les plus réticents à toute nouvelle prescription légale. Le taux de TVA sur ces détecteurs (comme d’ailleurs sur les extincteurs) est de 20% c’est-à-dire maximum, bien que joliment dénommé « normal » dans le jargon bercynien. Pour un produit d’urgente nécessité, l’imposition est double et la pilule un peu acre !

    Avec juste raison le contribuable ronchon  peut se dire qu’il se fait, encore une fois, bien enfumer !… 

  • 11 Discrimination démocratique 18 02 15L’élection partielle du Doubs qui a provoqué un mini séisme politico-démocratique devrait servir de lanceur d’alerte, s’il en fallait encore. Mais pas contre la cible habituelle, alibi éculé des «authentiques républicains » !

    L’abstention, plus que le vote FN, devrait alimenter les débats et questionner, enfin et gravement les mêmes, incapables d’entrainer la majorité des citoyens aux urnes. Évoquer la démocratie avec des trémolos dans les incantations, quand plus de la moitié des possesseurs de carte d’électeur négligent les échéances par allergie et un peu par paresse corolaire, appelle à une remise  en question profonde, sincère et indispensable de son exercice.

    Mais surtout de ceux qui prétendent la faire vivre !

    Contre les promesses non tenues, la professionnalisation politique, le clientélisme de bas-étage,  le galimatias ordinaire et ressassé, le conflit d'intérêt, voire la corruption, les citoyens ont le droit de dire NON. Mais par l’expression positive d’une censure, avec un bulletin qui soit décompté dans les suffrages exprimés : le bulletin blanc.

    Le Référendum d’initiative populaire (ou partagée) qui devrait être actuellement le moyen de sanctionner des législateurs hypocrites ou versatiles n’a toujours pas été mis en œuvre, bien qu’institué en 2008 (article 11 de la Constitution). En réalité, l’initiative n’a rien de populaire mais en revanche doit être partagée surtout par des parlementaires (un cinquième des membres du parlement soit au moins 185 députés et/ou sénateurs ). Autant dire pour eux un acte d’auto flagellation. Les frondeurs préfèrent la contestation interne, assis sur leur siège chaud et leur réserve parlementaire en poche…

    La prochaine échéance qui agite mollement le landernau  présente une innovation pour les élections départementales. Un duo homme-femme, qui délégitime de fait l’égalité proclamée à grands cris, est présenté dans chaque liste. Nulle pédagogie n’a été entreprise par le gouvernement, l’initiateur,  pas davantage que par les partis en rase campagne pour justifier et promouvoir cet innovant « cocktail » démocratique ? Qui aura la parole lors des assemblées ? L’un d’eux pourra-t-il représenter l’autre, ou bien le « couple » devra siéger de concert ? Quid d’une procuration ? Et de la légitimé, ( à contrôler)  des sexes ? Autant dire que dans les chaumières  de la France profonde et rurale, mais pas seulement,  la perplexité doit fleurir lors des veillées…

    Craignons de nombreux mariages blancs  pour ces nouveaux conjoints de circonstance….

  • 10 UDI 11 Janvier 12 02 15Ça y est, le syndrome 11 janvier a frappé ! Mais pas là ou on le pressentait.

    Quelques députés de l’opposition (celle qui ne sait plus s’opposer !) proposent d’instaurer une journée du « vivre ensemble » pour perpétuer l’esprit du 11 janvier.

    On croit rêver !

    L’UDI qui traque dans les coins comment  se faire  une publicité républicaine est à l’initiative de cette grande proposition de résolution qui sera présentée à l’Assemblée nationale prochainement. Il y a urgence ! Sans doute avant que l’on oublie cette date historique ?

    Des égarés UMP se sont également  ralliés à cette proposition. On ne sait pas encore si Alain Juppé, le chantre du rassemblement et collectionneur de sifflets est également favorable à cette sublime initiative. Peut-être consulte-t-il François Bayrou pour se déterminer de concert avec lui ?

    Faudra-t-il un nouveau bureau politique de L’UMP pour faire taire les dissidents qui se sont déjà exprimés et publier des éléments de langage et de conduite?

    Et puis il y a comme une sorte de rapt indélicat, voire indécent, à ravir le flambeau du rassemblement citoyen au parti du président. Le 11 janvier et son esprit appartiennent à François Hollande qui en demeure le seul dépositaire. Il lui appartient  de dire solennellement si ce marqueur historique du sursaut républicain sera désormais un nouveau jour  férié.

    En attendant, les députés imaginatifs et empressés feraient mieux de s’occuper à promouvoir les prescriptions de la Cour des comptes qui réfléchit et travaille à leur place… 

  • 8 Hollande II 07 02 15La conférence de presse du Président ce jeudi 5 févier fut marquée d’un ton à la fois fluide et affirmé, plus lent qu’à l’accoutumée avec moins de gestuelle péremptoire du bras gauche. Des phrases et des mots choc ont cloué l’auditoire tels   « faire face, faire masse, faire bloc ! » qui s’inscriront dans le florilège des éloquences viriles.

    On doit ce changement de posture de François Hollande aux évènements graves qui ont rejailli directement sur la France en Janvier. Si l’Ukraine mobilise notre diplomate élyséen dans une initiative à saluer, c’est surtout à Daesh que nous devons un nouveau président réaliste, novateur, enfin  habillé de sa fonction. Car la confrontation à un ennemi qui vient jusque dans nos rues attaquer nos fils porteurs d’armes a muri sa détermination de chef des armées et converti ce prince de la molle synthèse aux mesures draconiennes.

    Qu’on en juge.

    L’école d’abord qui devient le pivot central de la lutte initiale contre les dérives. Le français sera désormais enseigné dès la maternelle par des maîtres qui iront ou retourneront eux-mêmes à l’école pour le bien posséder. Il est vrai que jusqu’alors le langage de nos chérubins procédait beaucoup  de ce qu’ils entendaient à la maison. Depuis que l’immigration-est-une-chance-pour-la-France ce qu’ils perçoivent comme premiers sons dans les chaumières est souvent assez éloigné des belles nuances de notre langue.

    Également oubliés, la théorie du genre, la méthode globale, Papa en robe et les aventures pédagogiques. Respect, morale laïque politesse et blouse-uniforme seront désormais, sur fond de Marseillaise chantée périodiquement, les piliers de l’école publique. Il n’est pas encore question de nourriture standard à la cantine, ce sera sans doute pour une prochaine série de mesures, destinées à cimenter la nouvelle cohésion sociale issue du 11 janvier.

    Toujours à l’école, vont être traqués les faits de harcèlement, prémices à la radicalisation via la délinquance. Une journée sera dédiée dans l’année à cette lutte (tant qu’il reste encore quelques dates disponibles pour des célébrations chômées). Un risque collatéral  de cette manifestation est que les contribuables la détournent pour stigmatiser le harcèlement fiscal de l’État. Cette hypothèse est pour l’instant oubliée, sous le charme d’une adhésion unanime des parents et citoyens.

    Un service civique généralisé complétera ce que l’école pourrait  laisser filer malgré les nouvelles mesures. Un encadrement de « réserve citoyenne » sera recruté parmi les volontaires et retraités. Il sera précisé plus tard si les bénéficiaires d’un compte pénibilité seront éligibles à ces travaux bénévoles..

    Enfin, une formation ambitieuse au numérique va être organisée. Car nos jeunes têtes ne maitrisent pas bien les tablettes. Et la guerre cybernétique devra s'appuyer sur leur nouvelle  conscience citoyenne .

    Pour la fin du chômage, rendez-vous en mai 2017 : Quitte ou double …

     Et d’ici là, vos gueules les mouettes !   

  • 8 Sochaux Casino 04 02 15Le mélodrame qui succède au premier tour de la législative du Doubs rend encore plus pitoyable les prises de positions, demi-mesures, langues de bois  ou de vipères qui stigmatisent les dissidents du « Front républicain », ce grand parti de faux-c..s frileux, amalgame hétéroclite et très provisoire appelé par ceux-là même qui condamnent véhémentement l’idée en d’autres circonstances!

    Le déluge de vociférations et stigmatisations ne fera qu’augmenter la foule des électeurs qui refusent les ordres venus d’en haut, des « directeurs de conscience », les mêmes sourds aux rumeurs naguère fluettes mais  désormais lourdes qui émanent d’en bas . À croire qu’ils ne connaissent rien du tempérament français.

    Dans ce ridicule et dramatique « melting pot » se retrouvent un grand cru bordelais, une égérie parisienne bleu-rousse, et des démocrates effarouchés qui brandissent haut la garde, de concert avec tous ces orateurs et déclamateurs de sentences roses dont la voix s’élève de plus en plus perchée alors que leur siège se rétrécit dans l’hémicycle…

    La pantalonnade de l’UMP qui accroche son destin à celui de la 4ème circonscription du Doubs est aussi ridicule que désespérante. Le bureau politique qui s’est réuni mardi soir pour accoucher d’une consigne de vote est sans doute le dernier à porter la bannière d’un « Rassemblement » qui n’existe plus. Démembrement serait plus d’actualité.

    Le véritable enjeu est curieusement tu par tous les intervenants. C’est la fin ou non de la majorité présidentielle à L’Assemblée nationale. Déjà ténue et incertaine, elle deviendrait (dra ?) minoritaire. Ce scénario menace les deux partis « républicains ». La gauche car elle serait discréditée et la droite car elle redoute des alliances imposées par les faits avec les trois frontistes du dernier rang. Ou pire encore la patate chaude de la dissolution qui la promettrait à la cohabitation !

     Avec Sarko comme Premier ministre et Mélenchon dans un nouveau ministère de la Cohésion nationale?… 

  • 7 PUPITRE ECOLIER 27 01 15Une présentation des vœux par son maire, dans une singulière ville du Sud, a inauguré une manifestation républicaine originale qui a magnifié une tradition, souvent  convenue. Et mis de l’émotion, habituellement plus mesurée en pareille circonstance, avant les libations attendues qui concluent un tel rassemblement citoyen.

    Après le discours d’usage, une chorale d’écoliers est venue sur la scène (car le cadre grandiose était opportunément théâtral) et a interprété a cappella une Marseillaise revisitée, avec des couplets et refrains créés par différentes classes de leur école primaire et faisant suite, comme un exorcisme solidaire, aux évènements tragiques connus par la France au début de l’année. Les paroles qui avaient remplacé celles, déterminées et dynamiques de la version originale et officielle, chantaient l’espérance avec les voix juvéniles mais cependant assurées dans la douceur.

    Les  couplets furent conclus par un message de cet ensemble éphémère s’adressant à l’assemblée et qui répandit en même temps qu’une onde de chaleur, un appel à la responsabilité collective pour leur garantir un avenir serein et souriant :

    « MERCI DE NOUS PROTÉGER ». Le ton mesuré des intervenants fit ignorer si un point d’interrogation ou plutôt d’exclamation ponctuait ce message inattendu. Mais l’assistance adulte entendit les deux, comme une réaction naturelle et  émue à une requête troublante mais légitime …

    Les applaudissements nourris et prolongés en « standing ovation » qui saluèrent cette prestation inédite furent comme une promesse forte et sincère  en réponse spontanée à ces jeunes pousses.

    Ce soir-là, aux vœux venus de l’estrade, répondirent des souhaits émergeant des pupitres…

  • 6 Vigie Pirate Elysée 21 01 15Un drone a donc survolé l’Élysée « pendant quelques secondes », de nuit, rapidement mis en fuite par les policiers de protection ultra vigilants. Sans doute lui ont-ils lancé des sommations d’usage  avant destruction au Taser ?

    Qui peut avoir intérêt à forcer le blocus du palais présidentiel ? On ne peut douter de la surveillance active du site par les services de Beauvau, d’autant que la proximité du ministère permet la vue directe sur le ciel élyséen. Difficile d’imaginer un acte terroriste par les temps qui courent, toutes les forces de sécurité appuyées par des militaires étant commises à la surveillance du territoire. Certes, de temps à autre un chauffard éméché peut renverser une policière zélée dans la zone sensible, ou un volatile espiègle lâcher une fiente indélicate  sur les toits du palais. Mais généralement, en dehors de la cohorte des voitures officielles lors des réunions ou l’arrivée de Christiane Taubira en vélocipède avec son importante escorte rue du Faubourg Saint-Honoré, un calme républicain règne dans le secteur…

    En dehors du petit parisien malin ayant reçu un engin volant pour son Noël et qui l’expérimente sans en avoir totalement maîtrisé le contrôle, je ne vois que deux hypothèses à cet incident. La première est une tentative de Closer de percer l’intimité du Château durant ces temps troublés  avec un drone muni de caméra, pour voir si le président prenait quelque repos entre deux réunions au PC de crise. La rareté  des informations révélées par les médias ne permet pas de connaître la zone d’approche du présumé espion volant et donc savoir lesquels des bureaux ou plutôt des appartements privés étaient visés.

    La seconde hypothèse résulte  du même objectif, mais pourrait être un survol commandité ou télécommandé directement par l’amie du président si celle-ci avait été interdite de séjour durant cette folle semaine. Pour s’assurer qu’elle n’était pas doublée mais bien toujours en cour malgré les urgences républicaines…