• 25 Tuktuk à Sète 09 06 15
    A
    lors que la loi Macron bouscule les aiguillages en mettant des bus et la concurrence internationale effrénée à 1 Euro très symbolique sur les routes, la France entretient ici et là ses luttes corporatives dans la pure tradition gauloise…

    Une histoire singulière agite l’ile du même nom et  montre que l’on n’est pas sorti de l’auberge franchouillarde.  À Sète, un jeune entrepreneur imaginatif a mis en œuvre un véhicule original  qui a immédiatement attiré une clientèle de visiteurs ou de locaux séduits par un moyen très ludique pour de courts déplacements intramuros. Il opère un Tuktuk à énergie électrique ( bravo l’écologiste !) de confort et comportements un peu mieux assurés que ceux pétaradants et fantasques croisés en nombre dans les rues de Bangkok…

    La disponibilité et l’accès possible sur des voies semi-piétonnes et des chemins étroits, nombreux sur la colline, constituent un moyen  unique en particulier pour des  personnes à mobilité difficile due à l’âge, comme par exemple de pouvoir goûter le plaisir d’un déjeuner dans une des paillottes de plage. En réalité c’est un vrai service plus qu’il offre, proche de l’utilité publique…

    Las, la congrégation locale  du taximètre faisant chorus avec les entreprises de bateaux-promenade et autre « petit-train » découverte ont aussitôt brandi le mégaphone de la concurrence déloyale et entrepris  toutes les procédures possibles pour faire cesser les errements terrestres de cet  effronté flibustier qui menace plusieurs corps de professionnels établis de baladeurs.

    Cette histoire à la Clochemerle, aussi pittoresque que pitoyable, inspirerait pour sûr l’enfant du pays, Georges Brassens s’il était encore de ce monde :

    « Gare au Tutuk, tuk, tuk, tuk…. »

    Espérons qu’il survivra à la bronca très partisane et ne finira pas de sitôt en plage de Sète….

    Lire aussi : Un TUKTUK nommé désir

  • 24 Verige du désamour 02 06 15Las, hélas, cette fichue courbe du chômage refuse l’inflexion négative !

    Le «ballon d’oxygène» récurrent que sont les emplois aidés, primes à l’emploi et autres multiples dispositifs tripotés dans les cabinets ministériels roses semble paradoxalement et irrésistiblement tirer de plus en plus cette courbe vers le haut.

    Pour procéder à une cassure franche libérant le sinistre filin, Il faudrait lâcher du lest ! François, l’aérostier, est un pesant capitaine qui laisse la montgolfière tricolore dériver au gré des vents capricieux et contraires. Le cadeau le plus utile et urgent que l’on pourrait lui faire est un parachute et qu’il puisse libérer la nacelle en toute sécurité au-dessus de la Corrèze, là où il conserve quelque ami dans une commune retirée.

    Je suis certain que non seulement des aéronautes de droite sont prêts à l’aider dans un grand élan collectif, mais également de bons amis de la famille, tels Manuel ou Martine.

    Sinon, si l’aérostat poursuit son ascension, habité mais incontrôlé, il risque l’explosion à la tropopause sociale et le passager, tel Icare, la chute fatale qui compromettrait définitivement l’avenir burlesque de la France..

  • 23 Monsieur 80 % 25 05 15Attention électeurs, frondeurs et abstentionnistes, la réaction au premier degré est un piège !

    Vous le constatez, plus la cote du président tombe en quenouille  et plus le candidat Hollande est ragaillardi et offensif. Il a oublié depuis belle lurette le « moi, Président » pour échapper à ses promesses, ce qui dans le monde politique est monnaie de singe courante. Le voilà redevenu « moi, chef de parti » qui convoque à l’Élysée ses quelques affidés restés fidèles et surtout parcourt la France et ses territoires ultra-marins à la recherche d’un temps, mais surtout des votes perdus. Sa dernière escapade dans l’Aude, terre obstinément de gauche, était intitulée sans vergogne et sans complexe à la tribune « Rencontre avec les élus de l’Aude » ! Élus=Socialistes and Co, car vous n’imaginez pas que les quelques sansonnets carcassonnais de droite étaient conviés à l’amicale réunion…

    Le haut-pays audois est un bastion inexpugnable du socialisme et une petite visite d’un président en mal de reconnaissance par des électeurs ingrats, était aussi réconfortante  qu’une cure thermale à Ax-les–Thermes, station proche aux eaux sulfurées, réputée pour soigner un très large éventail de carences. Requinqué par ces contacts chaleureux, aussi sûrement qu’un pèlerinage à Tulle, notre homme a revêtu l’armure des cathares pour affronter le chalengeur déchu et revanchard qui affute d’ores et déjà, mais autrement, les armes d’une nouvelle confrontation.

    Je suggère à ce dernier de déstabiliser d’entrée son adversaire en attaquant son bilan avec une anaphore cinglante du genre « Toi, Président… » et d’énumérer ainsi renoncements, faillites, mensonges et ruine morale.

    Mais attention, gonflé à l’EPO de l’impopularité, le candidat bis risque bien d’opposer une détermination et un affront nouveaux, puisant son dynamisme dans l’escalade quotidienne et très  sportive des courbes ascendantes qui auront marqué son quinquennat. Son allure bonhomme et son physique replet sont entretenus soigneusement pour leurrer l’adversaire car sur un corps en punching ball l’attaquant pourrait bien subir de très néfastes effets pervers en retour de coups directs et farouches… 

  • 22 Hollande le déboussolé 17 05 15Rappelez-vous Hollande, nouveau président en visite à l’étranger à ses débuts, en particulier en Allemagne. Tournant du mauvais côté, cherchant le sens de marche ou son avion, empoté lors d’une revue de troupe, minable sous la pluie, compagne impétueuse de ses rendez-vous publics..

    Ce n’étaient que prémices à ses incertitudes diplomatiques et divagations stratégiques beaucoup plus graves. La récente visite à Castro est (pour l’instant) le point d’orgue de ses bévues, doublé d’un affront aux droits de l’homme dont il prétend être le chantre, au nom de la France. Les partis l’ayant porté tant bien que mal au pouvoir qui prétendent en être les vrais dépositaires mais qui ont naguère vénéré le révolutionnaire, ont à l’occasion plongé dans le paradoxe et l’abjuration avec un silence gêné. Ce n’est pas une première, les maître-penseurs rouges ou affidés « poeple » humanistes bon teint ayant périodiquement montré leur sympathie, voire leur ralliement à des régimes dictatoriaux, assassins et même génocidaires. Mais cela reste des histoires que la future  trame historique refaçonnée par NVB en un patchwork complaisant aura bientôt effacées. Pour autant qu’elle parvienne à son but…

    Avant que les manuels n’occultent éventuellement cette dernière ineptie inscrivons-là à l’encre non sympathique pour n’en rien oublier jusqu’en 2017, au moins. S’il est un rendez-vous que le Président aurait dû honorer en ces temps de commémorations c’est le 9 mai à Moscou. D’abord pour rendre la politesse à Poutine qui était venu l’an passé sur les plages du débarquement. Ensuite parce que la Russie doit faire partie des jeux stratégiques intéressant l’Europe et la France. Le regrettable piège  ukrainien fomenté par l’Ouest, ou plutôt le far West, et alimenté par l’Europe  otage de l’OTAN, enferme la France dans une animosité qui est contre l’intérêt futur du continent et donc de notre pays. Parler avec un homme d’État en exercice serait plus utile et la preuve d’une vraie politique réaliste, que d’aller serrer la paluche tremblotante d’un dictateur avéré, fussent son accent plus doux à l’oreille que celui du Russe, et son record de longévité accrédité par l’histoire…

    Et je ne comprends guère pourquoi il vient s’agenouiller dévotement devant un Líder máximo à la retraite, alors qu’il voue Bachar el-Assad aux gémonies. Combien de morts chacun ? Et lequel peut encore peser dans le concert diaphonique des nations ?….

    Lire aussi: Hollande l'enfumeur

  • 21 La Justice  06 05 15Depuis quelque temps, plus le monde est noir et plus les démonstrations spontanées et populaires se répètent ! Les « marches blanches », pacifiques et fleuries sont devenues le symbole coutumier du rejet du meurtre, de l’infâme, et marquent la compassion des participants aux victimes et leurs proches.

    La dernière s’est déroulée à Trappes, cette ville symbole du multiculturalisme vivant et qui a vu éclore le plus médiatique des comiques bizarrement absent de la scène lors de la manifestation pour Moussa, ce gentil garçon de 14 ans, victime innocente. Grâce à Twitter, des petits messages de compassion lancés de Hollywood ou bien de Saint Martin à l’adresse du monde entier dédouanent leurs auteurs qui peuvent poursuivre leurs activités ou bonheurs du moment.

    Moussa, victime d’une balle perdue. Perdue par qui ?

    La police réagit a postériori, car le principe de précaution si cher à la Constitution n’est pas à sa disposition dans tous les lieux, en particulier ceux qui sont par-là même « défavorisés ». Mais elle mène ses enquêtes avec diligence. On saura donc bientôt quelle kalachnikov a tué ce jeune homme que même Benoit Hamon, député de la circonscription, connaissait apparemment personnellement…

    La Justice, cette allégorie aveugle rendra son verdict pour une sanction équitable, même si parfois elle relève son bandeau sur l’œil gauche pour une mansuétude à la carte. Mais il faudra attendre quelques années pour en connaître les attendus que les nouvelles actualités du moment dissoudront dans leur magma exubérant. Quant à savoir la réalité de l’exécution de la sentence, il faudrait s’en remettre à des fouineurs d’écrous, depuis longtemps détrônés par les travailleurs sociaux.

    Les nombreuses victimes sont honorées un jour et ces marches blanches sont de nouvelles cérémonies d’exorcisme laïques dont nul officiant ne mène le déroulement. Puis elles ont oubliées.

    Mais à porter attention, indulgence, (voire soutien psychologique comme pour les pauvres « licenciés » de Daesh) et convalescence bienveillante aux auteurs de crimes ou délits dans des lieux dits de réinsertion, alors que le «  » est une clé de mensonge, ces marches blanches solidaires pourraient bien un jour virer au rouge vif et tonitruant de manifestations tout aussi populaires mais beaucoup plus populeuses!…

  • 20 JOUR DE VOTE 28 04 15La désertion croissante des urnes dans une République obtenue par la force de plusieurs révolutions est un crime de lèse-démocratie. C’est la première leçon de morale laïque qui devrait être apprise à l’école.

    Les réponses chaotiques et de vile opportunité à l’abstention rugueuse ou passive ne sont guère à la hauteur de cette fronde silencieuse qui  évoque un droit de retrait  citoyen. Que ce soit le vote obligatoire, projet aussi autocratique que voué à une réaction épidermique contraire, ou le populisme insidieux, voire obscène qui, a dose surabondante, crée l’indigestion et l’allergie, les outils de secours tripotés dans l’urgence par les professionnels de la politique sont des leurres totalement inopérants !

    En réalité, dans le champ politique envahi par des herbes folles et chardons urticants, les épouvantails délavés par les averses et grêles de la désillusion  sont  les magiciens publics qui sont devenus de tristes manipulateurs dont les tours sont désormais totalement déjoués…

    Pourtant de nouveaux artisans-laboureurs surgissent ici et là qui tentent de reprendre la charrue, sans les gants, bottes, chapeaux,  masques, us et décorations traditionnels des  confréries précédentes. Ils sont de nouveaux intègres portés par un véritable élan  ou éclos dans les mouvements de contestation qui ne se sont pas éteints mais au contraire amplifiés  parce que déniés par un pouvoir arrogant et perché.

    Mus par les atteintes à la société ou par la faillite économique, étrangers à l’énarchie ou aux groupes dominants, peut-être naïfs ou rêveurs, portés par une flamme ou éclairés par l’expérience, acteurs ou témoins de la société civile, ils sont l’espoir vers lequel faire converger les attentes et impatiences refoulées. Plutôt qu’un idéalisme utopique ils brandissent le modeste étendard d’une société apaisée..

    Ils ont déjà des noms et des visages pour les électeurs non blasés et curieux qui attendent, non pas des lendemains qui  chantent, mais de justes et pragmatiques promesses de l’aube…

    Et ces derniers , pugnaces fureteurs de l’avenir, doivent aussi s’impliquer dans un mouvement citoyen de relais et d’information vers leurs amis et relations qui ont, par nécessité, le nez dans le guidon quotidien.

  • 19 Joutes à risque 22 04 15À la une d'un journal régional, édition locale * aujourd’hui en  gros titre accrocheur :

    « Racisme présumé à la caserne.. »

    Voilà, on y est ! Le plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme de Valls est publicisé par les médias avant-même qu’une loi soit décrétée. Le chômage, le déficit budgétaire, les querelles politiciennes locales qui finissent par lasser le lecteur cèdent à l’occasion leur récurrence à des événements plus accrocheurs. Et là c’est tout bon. Les pompiers, ce corps d’élite chéri des citoyens, corrompu par le virus du racisme ? Au feu, au feu,  le vivre-ensemble sacré est menacé par  les pyromanes de la haine !

    Certes, dans le titre, l’adjectif « présumé » protège l’incertitude de l’information et la déontologie de la rédaction. L’expérience montre assez que dans une révélation, c’est ce caractère qui imprime le moins la rétine et que la présomption est à l’innocence ce que la promesse politique est à la sincérité..

    Mais le plus grave n’est pas là. Désormais une parole, un regard et bientôt, pourquoi l’esquiver, une pensée, seront  susceptibles de plainte au motif de racisme ou de discrimination patente. Une parole contre une autre. L’une des deux, la première, plaignante sera entendue, l’autre de défense à priori marquée  du sceau de la suspicion. Les commissariats seront encombrés, les associations confortées dans leurs généreuses subventions pour porter plainte en tant que partie civile, les avocats débordés et les tribunaux surchargés.

    On comprend mieux, ce qui interroge nombre de citoyens, pourquoi Christiane Taubira se maintient à son poste, malgré une impopularité qui reste présumée (Préjugé audacieux puisqu’aussi bien elle ne fait curieusement jamais l’objet d’un sondage de popularité ?). Les vils quolibets contre sa personne et autres caricatures blasphématoires justifient plus que jamais la vigilance extrême d’une Garde des sceaux qui saura mieux que quiconque promouvoir la nouvelle inquisition à défaut d’élargir les murs des maisons d’arrêt.

    Mais une question reste latente. Si les sanctions contre les infractions racistes deviennent pénales, comment seront couverts les préjudices et amendes par les inculpés impécunieux, indigents ou assistés ? Par des peines de prison avec remise ?…

    *Midi Libre- Sète

  • 18 Nouvelle grande région 15 04 15Après le charcutage régional définitivement entériné, qui ramène ces grands territoires au chiffre symbolique de 13, restera à nommer et officialiser les capitales de ces nouveaux  fiefs. Et là, il y va de l’honneur et du chauvinisme provincial des administrés, mais bien plus encore du pouvoir et de l’avenir des élus respectifs.

    Avant que les élections désignent les nouvelles assemblées pléthoriques de ces régions, les discussions, négociations, pressions et influences diverses vont bon train entre représentants actuels en vue de ménager un pôle, un siège, une commission. Et le choix de la capitale est un enjeu considérable. Mais ne l’attendez pas avant de vous rendre aux urnes les 6 et 13 décembre prochains.

    Après sa constitution, la nouvelle assemblée devra d’abord élire un président qui nommera ses multiples vice-présidents. Où se réunira-t-elle pour cette première session primordiale ? L’hémicycle d’un des anciens hôtels de région pourra-t-il accueillir le double de nouveaux élus ? On pourrait imaginer un débat et votes en duplex à partir des anciens sites, mais alors les particularismes locaux risqueraient de nuire à la sérénité et la crédibilité de l’exercice démocratique, surtout si des éléments  exogènes,  originaires d’une province voisine,  étaient amenés à siéger en terre « étrangère » !..

    Les nominations de vice-présidents et présidents de commissions seront à n’en pas douter les clés de la répartition territoriale, et principalement le choix du chef-lieu. La décision concernant les capitales ne sera entérinée qu’en juillet 2016 par décret du Conseil d’État après les discussions internes. Pour satisfaire les tendances diverses et contradictoires certains ont déjà émis l’idée de « polycentrisme », entendez la distribution des services sur tout le territoire ! Vous avez dit économie d’échelle ? Point n’est besoin d’être expert pour anticiper ce que ces toiles d’araignées administratives pourraient coûter aux contribuables.

    L’État prendra les devants en s’arrogeant la liberté de désigner les cités qui accueilleront la préfecture de région. Gageons que sera un élément déterminant pour désigner la capitale régionale …avec l’autre postulante ! En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, cas le plus tendu, les positions diverses conduisent un observateur raisonnable à penser que la redistribution sera pléthorique pour compenser l’attribution du trophée gagnant à Toulouse, ce qui vaudrait donc un préfet pour Montpellier. Et ainsi les fonctionnaires territoriaux pourront conserver leur affectation pour animer les nombreuses délégations, annexes et permanences justifiées par des services toujours proches, au bénéfice du public…

    À quand des navettes fluviales sur le Canal du Midi, réhabilité à la navigation officielle, pour les transferts périodiques des élus et commissions d’une ville à l’autre, puisqu’aussi bien on peut présager que l’ancienne capitale languedocienne réclamera sa participation  équitable à la vie démocratique et économique régionale ?… 

    Rappel: Hôtel à vendre

  • 17 Gaz de schiste 09 04 1 cLes écolos préfèrent la nature et les animaux aux hommes. D’ailleurs ils le confirment chaque jour, car on constate qu’ils ne s’aiment pas entre eux !

    L’écolo, aime l’ours blanc et donc hait celui qui attente à son univers, la banquise. Celle-ci disparait sous l’effet du réchauffement climatique, lequel est dû à la déchirure de la couche d’ozone, conséquence directe, c’est certain pour lui,  de l’utilisation débridée d’énergies fossiles par l’homme. Entre le prédateur et la victime il a choisi : c’est l’ours !

    L’écolo n’aime pas les alternatives aux énergies polluantes, par exemple l’atome civil  qui jusqu’alors a fait pourtant moins de victimes en France que le barrage en projet de Sivens. S’il se satisfait en silence des éoliennes ou des panneaux solaires, c’est que son credo ne va pas jusqu’à revenir à l’âge de pierre, car il doit bien se déplacer, téléphoner, hurler dans un mégaphone, et regarder  la  télé, tout en se réchauffant les pieds, pour accomplir sa mission et en constater les avancées. Il ne dédaigne pas non plus les berlines officielles (à moteur thermique), lorsqu’il est ministre du gouvernement. Mais il risque d’être mort avant que toutes les centrales nucléaires qu’il veut voir disparaitre soient démantelées.

    Alors  il attaque bille en tête toute tentative de rechercher et exploiter de nouvelles ressources minières. C’est pourquoi le gaz de schiste est son désert des tartares du moment, la menace herculéenne, l’ennemi satanique pour les beaux paysages de France et les capitelles en pierres sèches des causses idylliques  qu’habitent gypaètes barbus, circaètes  et autres vautours percnoptères, et par intermittence José Bové…

    Non, il n’aime pas l’homme, surtout l’urbain, sinon il s’inquiéterait des ordures qui s’éparpillent dans les rues, des mégots lâchés avec désinvolture, des crachats lancés en rafale, des déjections canines mouchetant  grassement les trottoirs, du chewing-gum qui colle aux semelles, des emballages et cannettes balancés dans un canal ou éjectés d’une portière sur la route, des décibels agressifs de pétoires juvéniles ou des pétarades arrogantes des grosses cylindrées américaines, des tonnes de CO2 produits par les courses de formule1, des poux dans la tête des rejetons et du halal avarié dans les assiettes. Il s’inquièterait du coin de la rue et du présent plutôt que la planète du troisième type…

    Pour lui, le gaz de schiste est un poison  violent qui doit rester confiné dans le ventre de la terre, et peut lui chaut que l'on importe à grands frais, avec des devises empruntées, du gaz venu d'ailleurs dont il fera semblant d'ignorer l'origine lorsque ce sera un voisin proche qui nous le livrera.

    Que clamera-t-il  si un jour, un génial concepteur de trépan courbe, façon Shadok surdoué, réussit à sonder le sous-sol français depuis l'extérieur de nos frontières pour pomper et nous revendre notre propre trésor?…

    Ségolène et consorts seront alors à la retraite et sa vindicte se sera probablement apaisée avec l’âge…

    Lire aussi: C'est Sègolène qui mène

  • 16 Binôme Sandwich FN 30 03 15Il s’abstient, il se  retient ou bien il se contraint, lui le citoyen en âge de voter et qui néglige les urnes. Il  ne s’est pas inscrit sur les listes électorales, il a déménagé depuis le précédent scrutin et reste enregistré ailleurs, il est parti en vacances au soleil mais a omis de donner procuration, il a fait la bringue la veille, il a égaré sa carte d’électeur, il ne sait pas où se trouve son bureau de vote, ou il s’en fout de voter, tel un anar, et selon les circonstances s’en vante volontiers.

    Mais il est le premier à râler parce qu’il a abimé les amortisseurs de sa « BM » dans un nid de poule de départementale ou que le car scolaire de sa fille a du retard, alors qu’il doit passer au PMU jouer son tiercé et boire le « petit jaune » habituel avec ses copains .

    La moitié des inscrits (donc pas la totalité des citoyens en capacité de voter) ne s’est pas déplacée aux urnes lors de la dernière consultation pour élire les conseillers départementaux. À la foule des précédents quasi permanents  se sont ajoutés des intermittents convaincus et revêches qui ne souhaitaient pas apporter leur caution à un scrutin dont l’objectif réel était et demeure plus que flou, et qui fut détourné en référendum pour ou contre le gouvernement. On peut les créditer de quelque indulgence, même si leur inaction n’est pas étrangère au résultat. Car ils font sans-doute partie de la même famille protestataire que ceux qui ont voté pour des candidats FN inconnus et fantômes. Des postulants pour la plupart sortis de nulle part, binômes-sandwichs du refus de l’alternance train-train.

    Cette expression démocratique à la renverse, devrait interpeller gravement les partis traditionnels et pour  le « vainqueur » de droite modérer son enthousiasme pour le futur. On sait bien que dans la bonne fortune d’une coalition, les petites troupes de flanc sont les alliées déterminantes. Mais leurs exigences postérieures sont à la mesure du succès commun ! Les tapes amicales et empressements  appuyés de Nicolas Sarkozy, patron de l’UMP, à l’égard de Lagarde, président de l’UDI, qui revendique déjà l’initiative de ce rassemblement fructueux n’augurent rien de très serein pour les prochaines échéances. En particulier pour le premier…

    Surtout si les abstentionnistes se réveillent pour une vraie cause nationale !