• 4 France en Guerres 23 01 16Donc, Manuel Valls est allé à Davos déclarer que l’état d’urgence se prolongerait aussi longtemps que Daech ne serait pas vaincu ! C’est Emmanuelle Cosse qui n’est pas contente, mais alors pas du tout ! Les Verts voient rouge lorsqu’on s’en prend aux libertés, d’autres également, mais avec un diapason plus ou moins puissant selon le degré de rouge  dans le nuancier du déclamateur.   

    Mais la surprise ne vient pas de là. Que notre premier Ministre intervienne dans au forum mondial de l’économie, pour parler de guerre contre les islamistes est au premier abord surprenant ? À moins que de nouvelles armes économiques puissent faire fléchir les troupes ennemies, mieux que les bombes de plus en plus rares (donc  chères) de  nos forces aériennes. Des commandos spéciaux recrutés chez les super limiers du Fisc seraient-ils en capacité de faire fléchir l’État islamique, par exemple  en remontant les filières de financement (et de  livraison) des Toyota, véhicules de base  de tous les raids barbares et autres rezzous barbaresques ? Ou aussi en suivant subrepticement les tuyaux de pétrole clandestins pour les amener au client final ?  

    Mais un autre état d’urgence devrait d’urgence être instauré me semble-t-il, avant la ruine de la France.

    Il est temps de décréter l’état d’urgence économique !

    Notre pays est constamment en déficit depuis bientôt un demi-siècle. La dette atteint 2100 MDS€, en croissance continue et dépassera bientôt le PIB. Les impôts, taxes et cotisations obligatoires engloutissent avec une voracité gargantuesque environ la moitié des bénéfices totaux tricolores, nous vivons à crédit à partir du mois d’octobre de chaque année!..

     "Aussi longtemps que la menace est présente, nous devons utiliser tous les moyens à notre dispositions" a déclaré manuel Valls lors de son interview suisse. Je lui renvoie la déclaration, et à tous ses successeurs qui se pressent aux portes du pouvoir. La menace de désastre est avérée, mais je lui annonce une bonne nouvelle : l’ennemi est dans nos seules frontières et bien identifié. Point besoin d’aller guerroyer dans des zones hostiles contre des unités vagabondes et masquées. Et nous avons tous les outils  à notre disposition, sans en appeler à des coalisés, surtout ceux de l’Europe qui nous sont amicalement hostiles en l’occurrence…

    Il suffit qu’un gouvernement déterminé se mette au travail, avec conviction, mais en enclenchant le turbo plutôt qu’en émettant  des mots contre nos maux ataviques, ou selon les habitudes en créant de nouvelles commissions d’experts dont les travaux sont oubliés dès que publiés.

    Le premier pas serait par exemple de demander par référendum  aux citoyens s’ils sont pour l’équilibre budgétaire, impératif à inscrire dans la Constitution dans le cas probable d’une réponse positive. Toutes les autres voies en découleraient naturellement, sans pour autant martyriser les neurones de nos énarques…

  • 3 Passeports et nationalité 17 01 16Comment qualifier désormais la nationalité, selon qu’elle est héritée, assumée, revendiquée, soldée ou bafouée ?

    Le droit du sol est devenu un champ d’ivraies ou les plantes parasites étouffent les semences traditionnelles. D’autres, en culture hors sol, s’imposent dans le champ national, et pour beaucoup à   l’insu de leur plein gré ! Il en résulte un maquis  génétiquement modifié et épineux qui irrite une majorité d’habitants.

    La bi nationalité qui fait l’objet d’âpres débats actuels n’est pas le sujet exact, car en vérité tous les ressortissants de l’Union européenne possèdent la double nationalité. Regardez votre passeport, il affiche bien deux parrains administratifs ! La véritable inégalité  vient de la possession pour certains d’une nationalité étrangère au continent, qui en fait des multinationaux. Ces bénéficiaires sont donc beaucoup plus inégaux que nous, mais en leur faveur.

    En effet, détenir plusieurs passeports confère des privilèges,  dont le plus goûté est de choisir impunément et légalement, le pays de résidence le plus approprié, qui souvent signifie le plus généreux.  Il n’impose en revanche que peu de devoirs. En particulier, celui de respecter les us et coutumes n’est, dans les faits, pas exigé et c’est même le contraire qui prévaut de plus en plus, spécialement dans des zones à identité marquée  qui exportent les leurs…

    La bienveillance  semble au contraire manifeste, comme si l’on s’enorgueillissait  que des étrangers choisissent la belle terre de France.  Le paroxysme de cette bonté se manifeste vis-à-vis de la gent gouvernementale et élue. Est-il normal, équitable et prudent qu’un maire, un ministre, voire bientôt un président de la République possède une autre nationalité que la française ? Un silence étonnant pèse sur cette hypothèse et ce n’est pas la prochaine modification cahoteuse de la Constitution qui va clarifier la chose. Rappelez-vous, Eva Jolly franco-norvégienne naguère candidate, et bientôt des membres du gouvernement qui lorgnent l’Elysée, avec un passeport dans chaque poche.

    Qu’adviendra-t-il de la sécurité nationale, et  du traitement d’un conflit  si celui-ci oppose notre nation à un pays tiers et dont le président, Chef des armées ou certains  responsables de la défense tricolore sont « citoyens » déclarés ou cachés ?

    Pour ce qui concerne la déchéance de nationalité, objet du vote prochain et agité du Congrès, je pense que créer un apatride serait une sentence moins grave que la peine capitale, pourtant justifiée contre la barbarie la plus abjecte et que les forces aériennes appliquent d’ailleurs sans jugement préalable en Syrie et en Irak. Arguer de l’incontournable droit international avec des trémolos indignés dans la voix, alors que nous sommes en état d’urgence (non, de guerre a répété le Président), n’est pas le moindre des paradoxes !

    Mais je rappelle tout de même que l’état d’apatride existe puisqu’aussi bien en France l’établissement public OFPRA signifie Office français de protection des réfugiés et apatrides. Qui ou quel pays renégat ou disparu crée ces derniers ? Et nous les envoie...  

  • 2 Courbes Hollande 07 01 16À défaut  de marquer les mémoires de souvenirs aimables, l'année 2015 fut une bonne année pour François Hollande. Les attentats et leurs 148 victimes firent remonter la cote d’un Président attaché aux démonstrations compassionnelles et présidant les cérémonies officielles, en évoquant avec émotion l’esprit de rassemblement et d’unité du Peuple de France. Certes, il a encore quelque progrès à faire pour verser en gros plan des larmes de commisération, à l’instar d’Obama qui pourtant n’investit plus sur l’avenir, son second et dernier mandat trouvant son terme dans moins d’un an.

    Les vœux s’entrecoupant avec les cérémonies commémoratives et succédant à une avalanche de décorations de la Légion d’honneur, chargent ce début d’année, celle précédant la fin du quinquennat, de toute l’émotion et la gratitude manifestées par le père de la Nation. Certes, parmi les plaques commémoratives dévoilées sur les lieux de sinistre mémoire, l’une d’elle trompant le patronyme d’un dessinateur disparu fut un couac public regrettable. Mais on ne saurait en attribuer la responsabilité au président de la République qui a d’autres sujets à fouetter. Et s’il s’agissait d’un sabotage d’un ouvrier cégétiste graveur-frondeur de la fonction territoriale parisienne ?

    Mais un impondérable n’arrivant jamais seul, cette semaine a vu disparaitre (au moment où j’écris..) trois artistes français qui se sont successivement et post mortem, volé l’audimat. Un chanteur redécouvert talentueux et immensément populaire, un comédien esbroufeur et grommelant, promis soudain au Panthéon des bateleurs, enfin un talentueux chef d’orchestre à la réputation internationale, surtout en Bobolandie. Le service Sympathie et Condoléances de l’Élysée a frisé la saturation. Dans le bureau adjacent, le jeune conseiller en communication devait corrélativement anticiper  les prochains sondages à la hausse…

    Espérons toutefois que la providence républicaine ne va pas continuer de dispenser ses « bontés » au même rythme lors des prochains mois car la France pourrait y perdre beaucoup de ses enfants, célèbres ou anonymes ? Et puis ces effets hasardeux bien que  bénéfiques  pourraient occulter la grande campagne anti chômage qui est lancée et qui doit être, comme son instigateur nous l’a maintes fois annoncé, l’arbitre absolu de sa candidature en 2017.

    Et l’on sait qu’il est particulièrement fidèle à ses promesses !

  • 1  Bouteille à la mer 01 01 16Au début de l’année 2013 je lançai une bouteille de souhaits à la mer avec innocence, mais conviction*. Je n’avais pas choisi un quelconque objet flottant pour porter mes espoirs vers quelque navigateur déterminé et surtout courageux, mais une bouteille capable d’attirer l’attention, même par fortes risées. J’avais sérié et limité mes requêtes sachant qu’à trop demander, on n’obtient que peu ou rien !

    Trois ans plus tard, nul message encourageant ne m’est revenu et je crains que mon ambassadeur œnologique n’ait été emporté par une tempête, un tsunami ou quelque crue démentielle. Ou carrément entrainé dans l’hémisphère Sud et perdu comme certain avion, dans le mystère des inépuisables forces terrestres de Coriolis. Je n’ose cependant imaginer qu’il a rejoint le gigantesque continent de débris sous-marins, flottant entre deux eaux  du Pacifique, au large des côtes américaines, ce qui constituerait la fin la plus infâme pour un Bordeaux classé!

    Dépité, je ne saurais renouveler ma tentative quoiqu’il m’en coûte. Le besoin urgentissime de changement ne s’est pas résolu, bien au contraire et j’entends ici et là que je ne suis pas le seul à le désirer. Mais ma méthode solitaire était une utopie, et je ne trahirai donc plus le délicat vieillissement d’un grand cru par une consommation anticipée de circonstance. La raison m’indique que seule une action de groupe pourrait s’avérer efficace, celle que l’on nomme démocratie, mais la vraie..

    C’est ce que j’appelle de mes vœux les plus fervents !

    * Revoir2013 Hélas!

  • Billet-20-euros (1)La période qui précède Noël est hautement symbolique des paradoxes  de la République, dite laïque et de la société française multiculturelle et multi confessionnelle.  Une identité commune semble se constituer (très provisoirement) sous le signe de l’Avent.

    Il n’est que d’observer le chaland qui fréquente les rayons de jouets, ou autres devantures  de produits festifs. Le costume  est en conformité avec la variété habituelle et coutumes vestimentaires plus ou moins exotiques constatées dans les rues, parcs, aires de jeux pour enfants et autres lieux de déambulation. La mixité sociale ne subit aucune dérogation et le bonheur des enfants est également partagé. La communion semble totale…

    L’AMF  (Association des maires de France) a récemment palabré au sujet de la présence de crèches dans les mairies ou lieux publics. Sa recommandation finale était que ces installations ne respectaient pas la laïcité et devaient donc être exclues. Grosse réaction de nombre de conservateurs  qui ont bravé l’interdit au nom de la tradition. Mais le plus étrange vient du coté de Troyes dont le maire, François (encore un !) Baroin est précisément le président de l’AMF et convaincu, par solidarité fraternelle, de la prééminence  de la laïcité dans les démonstrations républicaines. Pourtant il offre  l’un des plus beaux spectacles de son et lumière à ses administrés, avec un remarquable calendrier de l’Avent sur la belle façade de sa mairie ! Avent vient du latin adventus,  signifiant  venue, avènement, me semble-t-il . Venue de qui ? D’un homme providentiel pour sauver la République ?

    Les clients empressés qui règlent leurs achats de Noël sortent des billets sans en regarder les détails. Pourtant, la monnaie de cette Europe dont on a refusé la référence aux traditions chrétiennes ( par la voix forte de Jacques Chirac en particulier) , contient des indices évidents de cet héritage. Regardez le nouveau billet de 20€, c’est une belle évocation gothique finement travaillée . Gardez-en un pour le ressortir à l'occasion , après l'Avent!…


  • 21 Marianne défaite 18 12 15
    A
    près les « Valeurs de la République »chantées par le Maître de chapelle Valls et reprises par des choristes amateurs  en polyphonies   spontanées et parfois diaphoniques, le point d’orgue fut les discours des nouveaux adoubés aux deux coins opposés de la France. Car si les régions Ch’timi et Provençale n’ont guère de culture commune, elles  viennent de rentrer dans le cercle encore restreint des territoires désocialisés. L’ablation au laser solférinesque semble apparemment cicatrisée, mais des doutes sérieux subsistent quant à la guérison définitive.

    De l’autre côté, les vainqueurs de la « République des valeurs » ont été traités en même temps et du sang rose leur a été transfusé, sans rejet pour l’instant, quand bien même leur facteur Rhésus ne semblait pas du tout compatible, surtout pour le Pacasien. Pour les deux opérations concomitantes, le temps est encore trop court pour constater les inévitables effets secondaires, mais cela ne saurait tarder…

    Le temps de la trêve passée et avec le retour au printemps des espèces migrantes, des épidémies d’allergies et autres psoriasis pourraient surgir, comme des « gastro-politiques », redoutables chez le citoyen forcé au bulletin OGM.

    De grands malheurs pourraient alors s’abattre sur la République !…

  • 19 Valls super démocrate 09 12 15Valls, cet homme venu d’ailleurs est le grand promoteur des Valeurs de la République !

    Est-ce son initiale qui rejoint celle qu’il encense à grandes envolées dramatiques, qui l’inspire à ce point ? L’utilisation diaphorétique du slogan  est devenue une diarrhée verbale insupportable. La logorrhée déclamatoire s’est perdue au fond des urnes aussi sûrement qu’un appel de détresse  sur une mer déserte.

    La manipulation excessive par ce râleur de la vie publique a motivé nombre de citoyens qui ont réfuté ce viol de leur république. Voulant donner un La-dièse  des bonnes voix,  il s’est égaré dans un Ré- bémol qui lui est revenu en un écho boomerang!

    Le panorama politique ubuesque de cette campagne entre deux tours est une « installation » surréaliste qui mériterait une prolongation, si elle n’était pas hautement dommageable à l’environnement. Et déjà l’on entrevoit les effets  de sa déconstruction brutale et dramatique qui va intervenir dès lundi prochain. Entre les Valeurs et la République, le schisme risque de laisser des traces pérennes.

    Le promoteur survolté y survivra-t-il ? Si le Président prend ses décisions comme il dépose son enveloppe dans l’urne, le suspense est assuré, et son premier ministre pourrait en réchapper…

  • 18 Régionales en folie 2 12 15Entre le brouhaha des évènements terroristes, le prêche climatique  hollandais, l’aumône verte corollaire faite à l’Afrique et le détournement de la campagne par  le grand paniqué Valls contre le Front national, il est un sage à l’allure de revenant qui éclaire le panorama politique avec des mots et des images cinglantes. Partisan, naguère égaré de circonstance dans des ministères , orateur peu charismatique à l’accent sifflotant, prophète inaudible, Philippe de Villiers fait un retour stupéfiant dans l’arène littéraire et médiatique. Le fondateur du Puy-du-Fou a quitté pour un temps les lices vendéennes pour les scènes parisiennes et manie l’estoc rhétorique avec une précision et une subtilité toutes nouvelles qui font mouche. Le succès de son livre est à comparer avec les divers « flops » des ouvrages publiés par des hommes (et femmes) politiques, dont le dernier, celui de Cambadélis s’est vendu à moins de 350 exemplaires ! On se demande bien pourquoi ils les écrivent, si tant est que ce soit eux les véritables auteurs ?…

    Lors d’une interview radio, interrogé sur la candidate Marion Maréchal le Pen, il déclare tout de go « Si Marion Maréchal Le Pen était dans ma région, je serais content de voter pour elle ! » Et il ajoute à son endroit « c’est une étoile qui scintille, brillante, intelligente et vive ». C’est peu dire qu’il s’agit d’un énorme compliment et encouragement de la part d’un homme qui vient nous dire « ce qu’il a vu » en politique et sur ses bas-côtés…

    Si l’on veut bien écarter tout sentiment partisan qui dévoierait l’opinion, cette appréciation est hautement justifiée par les faits. Elue députée à 23 ans, elle a fait montre  lors des interventions à l’assemblée, des débats et des interviews, d’une remarquable maitrise des mots et d’une étonnante culture politique qui renvoie les vieux briscards à leur maroquins parcheminés et leurs éléments de langage rongés par un usage abusif.

    Dans la campagne pour les régionales, les mêmes professionnels de la politique et affidés  ne manquent pas de fustiger son âge et son inexpérience pour prétendre présider à la gouvernance d’une région. Quand ils sont à court d’argument, ils évoquent la catastrophe d’une sortie de l’Euro, de la fermeture des frontières et autres exhortions dramatiques comme si les régions allaient frapper monnaie, reconstruire des octrois et instaurer le concordat ! N’en déplaise aux alarmistes, la démocratie a besoin d’un sérieux ravalement, et les candidatures nouvelles sont rafraichissantes. En effet, selon les données, le profil type des postulants à la présidence est « Un homme blanc ( sauf dans les régions d’outre-mer !) âgé de plus de cinquante ans, conseiller sortant et parlementaire ». La parité tant évoquée et exigée au long des listes est maltraitée, et l’investissement de têtes nouvelles est rarissime et contestée par les apparatchiks.

    Pour preuve dans l’hexagone, le PS et l’alliance Républicains-UDI n’ont désigné que 5 femmes têtes de liste. Et comme homme neuf, seul Dominique Reynié (voir papier précédent) investi par la droite, fait figure de pionnier sinon de  conquérant de l’impossible…

    Alors, Marion, une nouvelle étoile scintillante ou bien une belle et éphémère comète qui va seulement frôler la planète régionale ?

  • 17 Reynié canadidat 27 11 15Dans une semaine nous sommes convié(e)s au bureau de vote, pour un scrutin nouveau et important. L’actualité brutale  occulte depuis plusieurs jours une campagne qui n’était déjà pas tonitruante. Messieurs les terroristes, pause ! Nous devons réactiver la démocratie.

    Sans  chauvinisme outrancier, je m’en tiendrai au cadre élargi qui va récréer l’ancienne Occitanie avec la région Midi-Languedoc-Pyrénées-Roussillon. Car elle devient le laboratoire d’une nouvelle offre politique, innovante voire déroutante pour certains.

    Dans les deux anciennes régions qui vont former la nouvelle territorialité, l’expression populaire est traditionnellement de gauche. C’est d’ailleurs le « traditionnel » qui montre l’inertie, sinon la paresse électorale des citoyens. Entre « dans la famille on a toujours voté à gauche » et sans doute depuis les exactions des troupes de Simon de Montfort au XIIIème siècle, contre les rebelles cathares « Paris ne va nous commander », les références restent aux figures locales et établies. Point de noms, ce qui serait désobligeant pour certains, usés de mandats successifs, et aussi pour leurs électeurs, mais surtout pour les abstentionnistes dont beaucoup ont l’audace de râler après coup !…

    Ce ne sont pas les 12 listes et les 2208 candidats qui font exception. D’autres régions battent ce record de postulants pour la plupart inconnus des électeurs. Ce qui est unique c’est la candidature au siège de président d’un homme qui n’a de passé politique que dans les études qu’il a consacrées à ce pilier de la démocratie. Cet homme nouveau mais point totalement novice est Dominique Reynié, candidat pour les Républicains (et alliés).

    Sa nomination ne s’est pas faite sans ruades et coups-fourrés, surtout venant de son « camp », ce qui confirme la hargne des professionnels du mandat contre un intrus sans référence et CV politiques. Considéré comme un marmiton qui ne connait rien aux recettes et tambouilles républicaines, il fut même accusé  d’être un immigrant sans titre de séjour dans la région qu’il revendique…

    Cependant il est adoubé ! Aux discours convenus des vieux routiers des estrades, il apporte une voix à la fois réaliste et constructive. Plutôt que se hisser sur les décombres du socialisme pour se mieux montrer, il présente des programmes, budget à l’appui, ce qui est rarement entendu ailleurs. Cet homme aux idées claires fait preuve en outre  d’un humour réactif et finement ciselé..

    Donner une prime au nouveau-venu, cela me parait plus éthique et sans doute plus bénéfique que récompenser des besogneux dont les états de service s’affichent surtout avec des photos lors d’inaugurations et autres manifestations publiques. Rêvons de prendre ce « risque » !

    Et comme dirait Prévert « un nouveau président est appelé à Reynié »…