• 14 Hollande FR2 15 04 16 La performance   de Hollande à la télévision ce 14 avril fut, pour ce qui me concerne personnellement, un vrai  bide.  On pourrait dire navet, mais la participation d’intervenants de la société civile et citoyens, pour le moins courroucés, a mis heureusement de la couleur dans l’image.

    La vedette de l’émission fut sans conteste volée par une jeune et lumineuse chef d’entreprise au regard perçant et direct, paradoxalement  appuyé par un sourire aussi éclatant qu’assassin. La malice qui n’est pas une attitude conforme à l’éthique médiatique des chaînes publiques semble bien  en l’occurrence avoir influencé la sélection de ce témoin très télégénique. Anne-Laure Constanza, puisque c’est elle,  est créatrice et patronne d’une entreprise de vêtements qu’elle a créée, visant la clientèle des femmes enceintes désirant assumer fièrement leur grossesse tout en demeurant coquettes.  Je ne doute pas que les lectrices habituelles des journaux féminins ainsi que certaines prégnantes au sens pratique ne la découvraient pas, comme évidemment le Président informé préalablement du CV de ses contradicteurs du soir. Peut-être aussi complété par  la photo de l’intéressée pour emporter son consentement ( ou contentement) ?…

    Mais, en l’occurrence, la raison sociale de sa société, « Envie de fraise  », joliment évocatrice des caprices spontanés et inattendus qui désarçonnent encore de futurs pères novices,   ne devait pas manquer de chatouiller  le Président en lui rappelant, ainsi qu’aux nombreux téléspectateurs à mémoire résistante, la « bienveillante » qualification lancée naguère par un certain Fabius, devenu néanmoins son ministre en 2012. « A-t-on jamais caché un éléphant derrière une fraise des bois?

    Les chroniques révèlent parfois des facéties qui sont à une émission peu ludique ce qu’un Alka-Seltzer est pour un repas indigeste….

  • 13 Sondages de Printemps 10 04 16

    Imaginez François Hollande soudain disparu de la scène politique. Un véritable traumatisme ! Devant une nation hébétée, le terrain plat et désert des débats après les tempêtes  polémiques. Asséchement durable des courants satiriques, mutisme sidéré des commentateurs, ruine des sondeurs, panne d’inspiration des bloggeurs et twitteurs dépités, le vague à l’âme hexagonal pourrait s’avérer un véritable tsunami psychologique !

    Des sondeurs factieux soudoyés par des commanditaires obscurs mais puissants (émules de Soros ?) balancent semaine après semaine des chiffres brutaux tels le couperet de la Veuve. Et pour rester crédibles en toute sournoiserie, ils émettent quelques chiffres positifs destinés à noyer le poison. Ainsi, la dernière mouture de la série démoralisante, indique que 83% des citoyens « ne veulent pas » que le Président se représente. Ce n’est même plus « ne souhaitent pas » hier encore plus compassionnel, c’est désormais comme un ordre brutal et sans appel !

    Un petit 2% de timorés n’osent révéler leur sentiment, sans doute trop près encore du cercle affectif de l’intéressé, ou liés par un silence assermenté ?

    Il ne demeure que 15% de courageux, de contaminés ou de redevables formant le dernier carré de résistance qui osent l’espérance d’un second mandat.

    Face au cataclysme des augures du malheur, tout démocrate responsable et impartial se doit de contrebalancer leurs chiffres insolents en émettant une opinion dégagée de tout aversion primaire ou expérience à courte vue. On le doit à un homme qui a su vaincre le chemin particulièrement escarpé pour lui, de Tulle à l’Elysée. Performance étonnante et méritoire, même si un génie mutin et  "sofitélien » apporta à l’instant opportun le coup de baguette magique à la suite d’un coup de braguette tragique…

    Dégagé de tout engagement affectif ou contrainte partisane qui ruineraient ma sincérité, j’en appelle donc à un sursaut citoyen pour sauver le soldat Hollande d’une débâcle annoncée et surtout l’honneur des quelques millions d’électeurs  qui ont cru bon de le porter à la magistrature suprême en 2012. Car l’espoir nait d’une maxime «  Quand on a touché le fond, on ne peut que remonter » !

    À condition évidemment que l’apnée ne soit pas trop longue…

  • 12 LA VERITE 30 03 16

    Déjà, les multiples associations à but très lucratif pour leurs cadres, usaient de leurs principes et raisons d’être pour fustiger dérives verbales, comportements et expressions hostiles au Vivre-ensemble. Et justifiant leurs généreuses subventions en  intentant nombres procès en racisme et discriminations.

    La prochaine campagne de « testing » ( merci pour le respect de la francophonie !) avec de faux CV est une nouvelle arme destinée à révéler cette honteuse discrimination à l’embauche qui pèse sur des jeunes de communautés défavorisées et ghettoïsées ! On n’y inclura pas cependant une fausse  religion pratiquée, laïcité oblige. Ce qui pour le moins paradoxal, puisqu’aussi bien Madame El-Khomri souhaite des lieux de prières dans les locaux ?

    Après les cantines labélisées Hallal, faudra-t-il aussi que le comité d’entreprise fournisse les tapis de prière ? J’imagine les futurs syndicats marqués vert, supplantant nos traditionnels contestataires teints en rouge et réclamant des aménagements de jours fériés et RTT rebaptisé , si j’ose dire, PTV (Pas de travail le vendredi). De là à ne plus savoir lire les messages et exhortations illustrant  les banderoles et calicots déployés lors des manifs de rue, il n’y a pas loin…

    Dans ce travail éthique et résolu pour l’édification d’une communauté nationale solidaire et multiculturelle apaisée, les possesseurs de la carte de Presse apportent leur contribution avec un zèle qui semble renforcé pour ne point dire militant. Les invités des médias sont de plus en plus menacés du délit d’opinion quand ce n’est pas forcés à l’abjuration publique de convictions politiques ou sociales hérétiques. Les questions contiennent souvent les mauvaises réponses destinées à déstabiliser l’invité qui devient en réalité adversaire. Un maître dans cet art de l’acculement est bien connu qui opère quotidiennement sur RMC-BFM.  Il fait de plus en plus d’émules même chez les plus aimables du PAF. Radios et télévisions publiques, mais  aussi beaucoup de  privées, brandissent de concert la charte de la vertu citoyenne et de la morale politique en allégeance de plus en plus visible au  grand suzerain de l'Humanisme..

    Dans un siècle de modernité technique, il serait plus commode que ces Torquemada audiovisuels  soient dotés d’un Taser d’opinion qui permettrait une reddition rapide des réfractaires, ouvrant ainsi  plus de temps d’antenne pour les publicités bien-pensantes…et contributives.

  • 11 Compte pénibilité armées 25 03 16 

     Une avancée importante dans le domaine du travail est la création du « Compte personnel de prévention de la pénibilité ». C’est une  révolution aussi importante que les « 35 heures » et nul ne peut douter qu’elle produira un  effet dynamique équivalent sur l’économie en même temps que sur le bien-être des employés…

    Parmi les critères déjà mis en œuvre, le port de charges lourdes, le bruit, le travail de nuit et répétitif, en équipes successives alternantes, l’environnement sous température extrême, hyperbare et l’exposition à des agents chimiques dangereux,  constituent des facteurs déterminants de pénibilité.

    Bien entendu la fonction publique, bénéficiera de  cette novatrice protection  « qui recouvre des contraintes physiques, environnementales ou liées aux rythmes de travail susceptibles de laisser des traces durables et irréversibles sur la santé ». Enfin une reconnaissance pour les fonctionnaires, territoriaux en particulier, des tourments physiques et psychologiques liés à leur tâche !

    Je me pose légitimement la question de ce qu’il en est pour les militaires, car à l’évidence les facteurs de pénibilités retenus s’appliquent pile-poil à leur boulot, en temps ordinaire d’opérations. Mais comme l’environnement du combattant est l’essence même de son engagement, les dangers inhérents à celui-ci sont tacitement acceptés par les intéressés qui ne peuvent s’en réclamer. Les primes diverses adaptées aux circonstances,  sont là pour faire taire toute protestation innocente.

    Cependant, les temps très agités qui courent obligent les soldats de moins en moins nombreux à des missions de plus en plus permanentes sur des terrains aussi divers que les rocailles du Ténéré et les halls de gare. Le danger invisible, fugace et sournois est un nouveau facteur de vulnérabilité psychologique évident. Les périodes d’entrainement (indispensables et exaltant la joyeuse camaraderie) mais surtout celles de repos sont passées aux profits et pertes. L’entraînement, sinon la convivialité, ont désormais lieu sur le terrain qui n’est plus vraiment d’exercice.

    L’État employeur, s’en soucie-t-il ?

    Quelques officiers généraux ont risqué devant une commission ad’ hoc ou publiquement, un état des lieux réaliste et sincère, motivant une reconsidération vigilante et urgente des moyens (donc du budget) des armées. Ce qui a valu à certain de belles vacances en terre tropicale..

    Mais pour demeurer honnête, il faut aussi considérer que le Président portant une charge très  lourde dans un environnement social d’une température extrême  est soumis aux urgences du présent qui le distraient des réflexions utiles sur l’avenir. D’ailleurs, la dureté de sa tâche devrait légitimement le rendre éligible à un compte spécial de pénibilité lui permettant lui-aussi une retraite anticipée !

  • 10 Monde à l'envers 17 03 16La région de Xavier Bertrand, en pole nord position des créateurs de dénomination territoriale, vient donc de se doter d’une identité tout à fait originale: Hauts-de-France !

    Voilà qui révèle une recherche et une décision rapides, sans doute destinées à barrer la route aux fantaisies et déballages burlesques nés d’une œuvre cinématographique populaire ou de traditions locales pittoresques.  La géographie et l’histoire des territoires ont été gommées au profit d’une réalité cartographique évidente pour le commun. Puisque, depuis toujours, « on monte » vers le Nord, quand bien même cet itinéraire fait descendre des voyageurs venus de Savoie ou du Massif-Central (le bien-nommé, lui), cette partie de France justifie de se situer en haut.

    Je ne vais pas détailler les saillies, quolibets et autres jeux de mots qu’a entrainés ce baptême sur les réseaux sociaux, qui prouvent l’intérêt et la créativité des citoyens attachés aux territoires ou un rien chauvins. Mais je m’interroge sur le sens profond du pluriel qui qualifie cette grande région censée représenter une nouvelle unité ? Haut-de-France eut été plus altier, tel Hautefort, ce majestueux château qui se dresse sur une belle colline de Dordogne, ou, pour être au goût du jour mais moins précis, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes…À propos,  comment va pouvoir se nommer cet hétéroclite agglomérat qui fait cohabiter les fiers basques de Saint-Jean-de-Luz avec les solides creusois de Felletin ?..

    Pour revenir au haut de la carte, je rappelle qu’il n’est qu’une référence née de l’orientation par rapport à l’étoile polaire, le guide ancestral de l’humanité occidentale. Mais dans l’univers il n’y a point de haut et de bas et allez voir si les  Néo-Zélandais ou Australiens ont la tête en bas ? D’ailleurs , lassés de se voir traiter de peuples « Down Under » , ils ont avec beaucoup d’humour, édité des cartes du monde les remettant sur les pieds en donnant une vision très différente de la Terre et de l’espace relatif des territoires, ce qui n’est pas pour favoriser notre petit hexagone tout chamboulé et rabougri…

    Au point qu’on y perd le nord, surtout le haut…       

  • 9 Journée homme copier Dans le calendrier des jours en l’honneur « de », les dates seront  bientôt saturées. Jadis, la Fête des mères, qui fut initiée en France au début du 20 ème siècle, constituait une rare date civile révérée. Le prix Cognacq-Jay, créé en 1922 après la grande guerre, récompensait des familles nombreuses et donnait lieu à de charmantes  photos où jusqu’à 12 enfants, groupant  des ados, des enfants et des bambins,  pouvaient entourer leurs géniteurs éblouis. Cette pittoresque célébration a laissé la publicité à de nouveaux anniversaires, fruits de revendications sociales progressistes plus dans l’air du temps.

    La Journée de la femme qui célèbre aujourd’hui les libertés acquises (dont la totale maîtrise de son corps) mais promeut d’autres revendications, a condamné peu à peu  l’éloge de la famille nombreuse. Ne s’en réjouissent  désormais, en toute discrétion, que ceux qui en font une source de revenu non négligeable, voire principale…

    Femmes électrices, libérées, mères célibataires, en couple entre elles, les conquêtes contre le machisme franchouillard et conspué périodiquement ne sont pas terminées. La parité qui a créé des duos (non, pas des couples !) lors des dernières élections départementales est une importante avancée dont les bénéfices se feront connaître après la période de gestation indispensable et l’éviction des derniers réfractaires masculins. Il demeure cependant encore beaucoup de champs à débroussailler dans le domaine politique. Je suggère une  mesure exemplaire au niveau le plus représentatif de l’État, qui rendrait enfin l’honneur ultime et légitime  à Marianne, sublime effigie de la République. Le  premier ministre d’un président mâle devrait  obligatoirement être une femme (ou équivalent) et vice et versa !

    Cependant, le culte inversé de la Femme, jadis objet soumise du désir, désormais actrice déterminée de son avenir, commet hélas des effets pervers et des dommages collatéraux envers les hommes. Si l’on n’y prend garde et sans redouter des excès ou des ravages de futures amazones, la prééminence des manifestations  et célébrations en faveur  du sexe jadis « faible » pourrait bien conduire à la réattribution de cet adjectif à la gent masculine. Afin de ne pas brusquer une opinion, pour le moment ouverte ou complaisante à l’égard de la parité dans toutes les activités de la société, et compte-tenu de la saturation du calendrier, je propose l’instauration d’une journée de l’Homme le 29 février. La première échéance ne vient que dans 4 ans, ce qui laisserait le temps à la communauté nationale de mûrir la nouveauté sans déclencher immédiatement les contre réactions  d’associations vigilantes et bruyantes.

    L’année bissextile serait en outre particulièrement  opportune pour célébrer les deux sexes, enfin égaux, lors d’une fête fraternelle et œcuménique…


  • 8 bis Le Maire candidat 2Bruno Le Maire
    vient d’annoncer sa candidature aux primaires des Républicains depuis Vesoul.

    Le nouveau candidat, est le seul quadragénaire de la longue liste des 8 postulants, mais pourrait être rejoint dans le clan des jeunots par la benjamine NKM qui n’est pas (encore) déclarée à ce jour. Si la nouvelle est rafraichissante, pourquoi en Haute -Saône plutôt que l’Eure ? Je tiens à préciser à BLM que Vesoul n’est pas en Alsace (cf son interview par M. Darmon ce jour sur I-télé) et cette ignorance tient sans doute au fait que cette ville est à l’opposé de sa circonscription normande dont il est député. C’est loin, au-delà de la capitale, mais est-ce pour cela qu’il a franchi symboliquement l’obstacle ? On ne saurait s’en étonner car ce laboureur a ratissé la France  et même consacré l’un de ses déplacements à Wallis et Futuna* en aout dernier devançant François Hollande, lequel est parti cette semaine racler d’ultimes futurs électeurs dans ces possessions pittoresques perdues au milieu du Pacifique.

    Le nouveau candidat possède de multiples atouts. Bien que né dans une banlieue chic de Paris, dont la réputation a été usurpée par de nombreux vétérans, et nanti de multiples diplômes étincelants (ENS, Sciences Po, ENA) et autre agrégation, il a su se « campagnardiser » aussi bien avec ses maroquins et mandats qu’avec son accent d’où ressortent quelques nuances rurales sur les « o » et les « eu » peu parisiennes. Eure oblige dont il à l’heur d’être député, ayant succédé à une notabilité en la personne de Jean-Louis Debré…

    Outre le score encourageant de 29,18% remporté lors de l’élection pour la présidence de feu l’UMP, résultat qui justifie sa candidature, certains symboles marquent son avenir d’un augure favorable. Ainsi celui lié au canton de Breteuil qui fait partie de la  1ère circonscription dont il est l’élu. Pour ceux qui ont gardé quelques souvenirs des cours de Physique de papa,  le Pavillon de Breteuil à Sèvres abrite le Bureau international des poids et mesures. Certes à l’heure des références métriques atomiques, ce rappel quelque peu ringard ne parle guère aux jeunes générations. Cependant la mesure et le poids me semblent deux vertus qui pourraient séduire et le signe est encourageant si l’on y ajoute le pragmatisme et la détermination

    Et surtout, avec ce qu’il clame, le respect des promesses !

    Voir Wallis et Futuna…

  • 7 Cuisine du chef 16 02 16Le dernier remaniement gouvernemental grand-guignolesque, qui renie les règles essentielles du savoir-vivre étatique fait une quasi-unanimité à droite comme à gauche. Il serait temps d’interdire ces jeux de chaises musicales diaphoniques qui ridiculisent les institutions et indisposent gravement les citoyens.

    Le débat actuel autour de la modification de la Constitution est faussé  car il ne contient pas un sujet primordial qui devrait être celui de la constitutionalité d’un gouvernement. Un article devrait être inclus qui autoriserait une institution ou un collectif de citoyens à contester  le choix ou le maintien de membres du gouvernement selon des critères de nombre et d’éthique.

    Ce nouveau droit serait une autre forme de QPC, une Question prioritaire de crédibilité… 

    Je rappelle que la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) est un droit récent   qui permet à tout justiciable de contester, devant le juge en charge de son litige, la constitutionnalité d’une disposition législative applicable à son affaire parce qu’elle porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit.

    Dans le même champ des impératifs républicains d’une « démocratie exemplaire », le droit fondamental des citoyens d’être gouverné par des hommes et femmes compétents, vierges de toute condamnation ou suspicion et totalement voués à la seule cause nationale (donc exclusivement français) parait  légitime. Le pouvoir quasi monarchique du président de choisir ses ministres devrait être modéré pour parer aux calculs politiciens et combines entre copains, voire entre ennemis, ce qui est le comble de la perversion dont nous nous venons de vivre l’application la plus évidente…

    Le Conseil constitutionnel interpellé par une QPC renvoyant la requête au Conseil d’État serait une procédure inappropriée en l’occurrence, car les membres de ces deux hautes juridictions, ayant pour beaucoup gravité dans les antres du pouvoir,  doivent en outre, pour certains, leur nomination à l’exécutif et aux présidents des deux assemblées parlementaires. Conflit d’intérêts manifeste !

    En revanche, le Sénat, cette assemblée de sages qui d’ordinaire tricote au point jersey, un point à l’envers contre un point à l’endroit, ce que tisse l’Assemblée nationale (laquelle cependant maitrise toujours la fin de la pelote…), devrait être le censeur vigilant des nominations ministérielles. En effet, élue démocratiquement, elle serait la voix du peuple pour s’opposer aux abus criants et au favoritisme de bazar qui offre des maroquins à des inconnus ou des personnages vaguement incompétents, voire peu intègres.

    Encore faudrait-il que préalablement, elle fasse montre elle-même d’un exemple irréprochable en procédant à un léger mais salutaire  ménage interne…

    Lire aussi :Menu élyséen    

  • 6 Dédicaces livres politiques 10 02 16Avez-vous  lu l’un des nombreux livres publiés par des hommes politiques ? Êtes-vous adepte des confessions ou repentances, des révélations, des vérités fausses ou vraies, ou des résolutions, pour ne pas dire des promesses ?

    Encore que des ouvrages témoins, tel celui de Philippe de Villiers, puissent nourrir le goût de la réalité (qui dépasse la fiction) ou du suspense d’un assidu de romans, je doute du véritable intérêt des citoyens pour des œuvres qui ne concourent pas, à l’évidence, pour les prix Goncourt ou Renaudot…

    La sortie d’un bouquin par une tête politique est promue directement ou indirectement par les médias avec  une publicité volontaire ou décalée servant le rédacteur mais  aussi l’éditeur qui tente de rentabiliser un investissement risqué. Pour en rajouter, avec la force des images, les files d’attente de clients pour obtenir le précieux autographe de l’auteur lors d’opérations de dédicaces, sont montrées et certains  « patients »  interviewés. Il n’est guère douteux que le zèle mis à venir et prendre la queue est une adhésion sans condition à l’homme assis derrière le bureau, dans  un décor de littératures enluminées qui donne de la solennité à l’opération.

    Le collectionneur de paraphes, dont il n’est pas assuré qu’il lise au-delà de la page contenant la pensée amicale de l’auteur ( lequel le méconnaissait  avant la signature), rangera le précieux tome dans la bibliothèque concrétisant sa vénération pour les beaux ouvrages littéraires. Non sans y avoir inclus, pour les plus modernes, une photo ( selfie ) de l’heureux instant…

    Quant au fond, pour ceux qui s’attèlent sincèrement et avec curiosité à la lecture, qu’en attendre ?

    Venant d’un revenant, les promesses de changement enrobées dans des circonvolutions de repentance, sont-elles de nature à ouvrir un nouveau champ d’adhésion, surtout si la confiance passée a été largement écornée par les faits ? Gros doute ! Pour un ascendant dans la carrière politique et candidat à  un poste élevé, voire le plus élevé et le plus convoité, 200 pages d’intentions ou de résolutions ont-elles valeur de contrat avec le lecteur ?

    Pas plus que les promesses déversées par décibels tonitruants lors des campagnes,  ces lignes susurrées dans l’intimité   ne portent garantie à leur lecteur solitaire et pourtant bienveillant.

    Je vois  en revanche une manière de contraindre les candidats qui couchent leur détermination sur vélin et y apposent leur signature. Dans un État  où l’élu à la présidence ne prête pas serment devant le peuple, contrairement à beaucoup d’autres, ce document précieux pourrait lui être opposé publiquement et légalement en cas de forfaiture et de reniement des engagements.

    À défaut de pouvoir modifier la Constitution dans ce sens, ce qui ne fait hélas aucun doute, un autodafé gigantesque des ouvrages paraphés, place de la Concorde, vaudrait destitution populaire autant et plus rapidement qu’un hypothétique envoi devant la Haute  Cour de la République…

    Mais il aurait fallu, avant son élection, acheter à l’auteur son livre par millions, ce qui pourrait le mettre autrement en péril, face au Fisc toujours soupçonneux  à l’égard de recettes douteuses ou d’un patrimoine minoré….    

  • 5 Ministre double nationalite 03 02 16J’ai, dans ces lignes et dans d’autres (Bd Voltaire), à plusieurs reprises contesté le bienfondé d’une nationalité obtenue malgré soi, grâce au droit du sol*, et du corolaire de la double nationalité qui fait débat brouillon  en ce moment, autour des graves problèmes de  sécurité nationale.

    Outre un dossier judiciaire vierge de toute condamnation d'inéligibilité (qui devrait être définitive), je préconisais pour le président et les membres du gouvernement, la mono nationalité française impérative et exclusive. J’ajouterais également les présidents des deux chambres ainsi que des assemblées territoriales (et donc des maires), ainsi que des vice-présidents et adjoints. Pour ne pas dire en fait pour tous les élus de la République, afin  qu’elle mérite ses valeurs si souvent ressassées et conserve bien son label « française » aux normes NF!

    Un exemple et une  leçon nous viennent incidemment de l’Algérie qui va voter dimanche prochain pour une nouvelle constitution. Un des articles requiert : «  la nationalité algérienne exclusive pour l’accès aux hautes responsabilités de l’État et aux fonctions publiques ». Contre cette disposition, des levées de bouclier sont observées et des  pétitions lancées dans les pays étrangers qui accueillent une importante diaspora algérienne, plus précisément le Canada et la France. Si des arguments peuvent être entendus, en revanche pour beaucoup c’est la quête du « beurre et l’argent du beurre » qui commande l’indignation.

    Parmi les arguments qui s’opposent à ces contestataires, celui qui dit « Ceux qui voudraient servir ou représenter l’Algérie à de très hauts niveaux de responsabilités, ne doivent avoir de loyauté qu’envers elle et doivent être dégagés de tout lien avec une puissance étrangère » est d’une évidence incontestable. Qu’en pensent ces membres du gouvernement français, le Franco-Allemand Matthias Fekl, la Franco-Canadienne Axelle Lemaire, et les Franco-Marocaines Myriam El Khomri et Najat Vallaud-Belkacem ?…..

    Mais surtout qu’en pense François Hollande ?

     * rappels:

    Droit du sol

    De l'éthique!