• 1 Républivains l'alternance 2017 06 07 16Je tente de suivre les travaux des Républicains en préliminaire des primaires qui s’annoncent ardues. Pour les candidats certes, mais beaucoup plus pour le citoyen qui essaie de voir clair et mettre en ordre ses priorités.

    Il y a d’abord les 14 postulants plus ou moins déclarés, le plus prévisible étant Nicolas Sarkozy qui laisse virevolter un faux suspense tout en faisant à l’évidence déjà campagne. Point de doute que des électeurs pas du tout encartés ou sympathisants et de gauche iront aux primaires voter comme ne l’ont pas fait hélas les gens de droite en manque d’imagination lors de primaires du PS en 2011, hormis quelques rares pernicieux , tels que moi. Le PS et Hollande joueront au poker menteur pour faire sortir leur opposant préféré , Sarkozy, et diviser le camp de droite en provoquant la candidature de Bayrou, l’éternel utopique fauteur de trouble..

    Il y a ensuite les investitures pour les législatives, très anticipées et incompréhensibles. Un grand et beau moment de démocratie participative ! En un tour de main sinon de table, les anciens titulaires ont en majorité été retenus. Le travail fut si rapide que des noms célèbres sont sortis du panier, tels Balkany et Tron, sans doute à l’insu du plein gré des Le Maire, Juppé et quelques rares autres, tous eux-mêmes membres de la dite commission . Laquelle en comprend 64 sous la présidence de Christian Estrosi, talentueux tacticien politique et parmi lesquels Alain Carignon, cet ancien maire de Grenoble condamné en 1996 à 5 ans de prison ( dont 4 fermes) pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins et 5 ans d’inéligibilité. Prisonnier sans doute exemplaire , il ne subit que 2 ans de peine. Et au nom des Valeurs (voleurs) de la République, une peine accomplie, même partiellement confère une nouvelle et totale virginité politique, presque plus pure qu’avant, sévices publics accomplis ! Et il n’est pas le seul dans ce cas…

    Enfin, vient le programme sorti après consultations nombreuses des adhérents (ou ex, toujours fichés rue de Vaugirard) et travaux de commissions thématiques. Un pavé de 365 pages que l’on vous propose d’acheter au prix compétitif de 10 Euros ! Programme qui n’engage pas les challengers les plus en vue face au président du parti. Curieux, j’ai feuilleté ( en ligne) quelque chapitres qui me tiennent à cœur. Outre l’appel aux référendums, véritable révolution interne et   qui semble faire cause commune, j’ai relevé avec satisfaction la diminution d’un tiers du nombre de parlementaires (au nombre de 925 actuellement) , la suppression de CESE ( et de ses filiales régionales ?) et la diminution des impôts , mesure dont je doute le plus par expérience citoyenne. Je retrouve la suppression de 1 fonctionnaire sur deux, mais sans spécification particulière pour préserver les missions régaliennes , le rejet de la règle des cumuls, et quelques autres dispositions qui ne font pas l’unanimité. Il faudra bien que les candidats fassent preuve de singularité pour trouver leur propre chemin vers un possible succès final. Par amendements à ce   « programme commun » ou projet entièrement personnel?

    D’ici à Novembre, mois des primaires « républicaines » de l’eau sera passée sous les ponts, y compris de Solferino où en revanche, rien ne se déroule comme avant !….

  • 23 Greffe anglaise 28 06 16Bien  qu’Albion ne soit pas convaincue d’adultère, toutes les capitales européennes parlent de divorce. On aurait pu imaginer que secrètement elle ait commis l’inceste avec ce vieux parent d’oncle Sam, mais apparemment ce n’est point de cela qu’il s’agit aujourd’hui. C’est d’une communauté multiple réduite aux acquêts qu’elle divorce, dont chaque membre trompé n’a pas les mêmes exigences.

    Paradoxalement c’est Hollande, celui qui n’a jamais convolé, qui tonne le plus fort la requête, avec une procédure expéditive, comme un amant bafoué. Angela, pragmatique et pécunieuse ne fait pas chorus, quand Matteo Renzi, sans botter en touche, demeure plus circonspect, mezzo-voce.

    Mais ces trois-là ne sont que le 1/9ème du cercle de famille et les exigences venant de l’est et du sud ne sont pas claires qui vont s’exprimer à Bruxelles ces mardi et mercredi.

    Pour ce divorce déjà si complexe , il apparaît que c’est le fautif qui doit officiellement et paradoxalement le demander en déposant une lettre circonstanciée sur le bureau de Juncker ( ou de son remplaçant, si l’affront fait à la Commission entraînait logiquement sa démission ?). Camerone ne semble guère pressé et voudrait passer la hot potato à son successeur présumé. Le bouillant Boris Johnson, chaud partisan de la sortie, s’avère maintenant bravache et timoré face à ce nouvel exercice qu’il a provoqué. Il n’y croyait pas , comme tous ces tourneboulés bruxellois sans plan « B » ?

    Mais, procédure initiée, un divorce fait appel à des avocats pour la défense de parties en litige et selon la forme de séparation requise, amiable, acceptée ou pour faute. Qui seront donc ces maîtres en plaidoiries selon les plaignants ? Et dans quelles langues se dérouleront les audiences ? Pour la France qui semble arguer de la faute, un ténor du barreau serait souhaitable. Je pense à Roland Dumas dont les multiples expériences politiques et judiciaires assureraient la plaignante, la France, de toute sa subtile et virile sollicitude. Son passé éloquent en atteste .

    Pour les autres , je ne souhaite pas m’immiscer dans leurs affaires, mais je leur souhaite bon courage. Rendez-vous dans quelques années, sauf si par quelques sursaut anticonstitutionnel la Reine sortait de sa royale et étonnante réserve et rappelait ses facétieux sujets à la raison pour sauver l’intégrité de son royaume, tout en adjurant son nouveau premier Ministre de ne jamais porter la maudite lettre à Bruxelles…

  • 22 EURO 2016 21 06 16.dernierBrexit or not Brexit, exit ou pas, l’Europe soumise au diktats d’Angela inspirée par son « égeri » Erdogan va être secouée( Je me permets ce néologisme car dans la mouvance actuelle de féminisation à outrance des mots, il est normal d’en masculiniser quelques-uns pour faire justice aux hommes).

    Donc, le vieux continent est ébranlé et sujet à une grande fébrilité de Brest à Varsovie, dans l’attente du choix prochain de la « perfide Albion ». Nos hommes politiques prennent la parole içi et là, balançant des opinions peu nuancées   entre espoir et catastrophe pour qualifier l’enjeu britannique . Les brokers lancent les paris, la Ciy s’agite, les bourses ont de l’urticaire. Wait and see, but not quietly!…

    À Bruxelles, c’est carrément la débâcle . Donald Tusk, le président du Conseil européen augure sans mollesse «  le début de la destruction de l’UE , mais aussi de la civilisation occidentale » ! Pas moins . La faute aux Anglais ou à L’Allemagne avec son immigration débridée ? On redoute   une attaque surprise de Poutine profitant du désarroi général… Vite, OTAN venez sauvez notre Union !

    La France , confrontée à ses bisbilles intérieures récurrentes est particulièrement discrète en haut lieu. Martinez est toujours au top de l’audimat quand Mailly lui dispute   un second rôle à sa mesure. Tandis que les Belges font le ménage dans les milieux terroristes à grands renforts de descentes de police , nos ministres, Premier et de l’Intérieur, descendent dans les indices de satisfaction citoyenne. Cambadélis, trop occupé à concocter une session de rattrapage pour Hollande, n’a pas de temps de parole à consacrer à ce problème. Seul le FN et quelques souverainistes misent sur la sortie , prémisse à celle de la France après 2017…  

    Pour Ayrault notre Ministre des Affaires étrangères , très occupé intérieurement par le devenir de l’aéroport de ND des Landes, la sortie de l’Union serait « lourde de conséquences ». Lesquelles, pour qui ? On aurait pu espérer des commentaires plus pédagogiques de la part du Secrétaire d’État , celui précisément en charge des Affaires Européennes, Harlem Désir. Cet homme discret reste muet, comme il l’est depuis deux ans à son important poste dont nul ne comprend à quoi il sert. Pratique-t-il une diplomatie secrète qui échappe au commun des mortels et des journalistes ? Va-t-il sortir de l’ombre avant jeudi  et lancer l’anathème qui pourrait interpeller les indécis d’outre-manche et faire échapper l’Union à un sombre destin ?

    Et surtout restera-t-il à son poste si d’aventure la Grande Bretagne signe sa sécession ? Il faudrait un homme autrement puissant et qualifié pour contribuer avec fermeté au rapiéçage d’une Union atomisée et éviter les velléités intempestives au sud et au nord .

    En revanche dans une Europe indésirable, un commissaire nommé Désir porterait peut-être un peu d’espoir….

    Lire aussi:BRITOUT

  • 21 Carole Delga voyante 13 06 16Il y a le foot, les grèves, les rixes de supporters, les moustaches de Martinez sur tous les écrans, les cataclysme climatiques, les festivités et les attentats récurrents. Le monde est turbulent , anxiogène, et nul n’échappe aux assauts quotidiens de l’actualité..

    Dans ce maelström d’anxiétés, il en est une supplémentaire pour les habitants de ce sud de la France qui n’a pas encore de nom. Comment se situer , s’intégrer, revendiquer fièrement son appartenance et voir s’agiter d’autre drapeau que celui qui phagocyte les écrans, celui de la CGT ?…

    Ailleurs, certains de nos concitoyens, étrangers régionaux, ont eu plus de chance . Les élus furent réactifs pour ne pas plonger leurs administrés dans un traumatisme post-électoral. Ainsi Les Hauts-de-France revendiqués avec célérité ont laissé les autres territoires à plat et surtout plus bas ! Pour les Alsaciens-Lorrains, ce Grand Est est un grand n’importe quoi qui ressemble à une surenchère au précédent. Certaines entités territoriales confirmées dans leur intégrité précédente ou historique ont pu échapper au péril, rassérénant ainsi leurs habitants à peu de frais. Il est vrai que l’on imaginait difficilement la Corse, « pays ami » de la métropole, changer son identité, sauf à officialiser Corsica ou encore plus ancien Kurnos…

    Le conglomérat hybride qui va de Biriatou à Felletin aurait pu se nommer ALPC   (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes) à l’instar de PACA. Mais justement à l’instigation de son président, Christian Estrosi le si-bien-élu, cette dernière va trouver une identité plus explicite et phonétiquement séduisante , surtout pour les nombreux étrangers qui la visitent ou y habitent. Et puis ALPC fait dangereusement penser à Armée de Libération Populaire…En cette époque de populisme exacerbé, mieux vaut ne pas en rajouter !

    Au centre de l’Hexagone, Laurent Wauquiez milite cependant pour un acronyme, mais poétique et original, AURA, contraction de Auvergne-Rhône-Alpes. Cette lueur illuminera peut-être bientôt Gergovie, haut-lieu de l’histoire gauloise (n’est-ce pas Madame Belkacem ?) et évidemment la célèbre église perchée du Puy-en-Velay (bis).

    Mais ceux du sud vivent un vrai « région-blues » comme après une nouvelle naissance. Certes ils ont été consultés via internet qui leur proposait les cinq appellations suivantes : Languedoc, Languedoc-Pyrénées, Occitanie, Occitanie-Pays Catalan et Pyrénées-Méditerranée. En son temps de visionnaire érudit , feu Frêche avait opté pour « Septimanie » pour cette moitié de nouvelle région, se prenant pour un nouvel empereur romain. Les Catalans eurent sa peau et sa toge !

    Emigré de l’intérieur, mais attaché à mes origines, attiré par la montagne, ses vertes alternances sylvestres et ses panoramas grandioses, plus que par les fantaisies chromatiques ( et séduisantes , je le concède) de la Grande bleue, locuteur occitan (limousin) mais amoureux de la langue française qui dépasse cette nouvelle frontière, j’ai opté pour la seconde proposition en dépit de mon attirance spontanée et irréfléchie pour Occitanie.

    J’attends dons impatiemment de connaître dans quelle région j’habite. Ma très souriante présidente ne devrait tarder à me le dire, qui ne me donnera pas forcement satisfaction. Mais est-ce que celà va changer la vie?…

  • 20 Marchés présidentiel 31 05 16Le grand marché des propositions déploie ses étals dans les journaux, sur les ondes et petits écrans. J’avoue m’intéresser surtout au marché bleu, car les produits des marchands roses sont périmés, bien que souvent présentés sous l’étiquette bio pour leurrer le chaland.

    Sur les éventaires nombreux que je scrute à la recherche du produit rare ou nouveau et particulièrement alléchant, je vois beaucoup   de productions similaires cultivées en plein champ, ou sous serre avec un nouvel arrosage massif. Certains jardiniers chevronnés ont troqué leur tablier contre un neuf, d’autres plus jeunes opposent leur dynamisme à la lenteur précautionneuse des arroseurs matois. Le plus âgé sarcle au centre de son pré-carré en pensant éviter ainsi herbes folles et produits agressifs venus de ses périphéries…

    Dans mon panier j’ai déjà quelques racines de tradition , mais également de nouvelles légumineuses, exotiques sans doute, car très rares. Ainsi, j’ai noté que le référendum , replanté en 2008 donne enfin des fruits chez plusieurs producteurs. Une nouvelle race de grappes parlementaires aux grains moins nombreux mais plus goûteux sont présentés également dont les pépins seraient moins agressifs au citoyens. Nombreux aussi sont les vendeurs qui prétendent afficher des prix réduits, en faisant miroiter des promotions pour l’été 2017 !

    Parmi les forains connus, l’un qui n’est pas le plus camelot ni braillard, un paysan de la Sarthe, annonce une corbeille intéressante qui retient toute mon attention. La citrouille qui sera proposée pour l’Élysée sera entourée de quelques autres cucurbitacées et potirons aux goûts éprouvés et qui ne tomberont pas dans la soupe sans préparation. Une bonne précaution pour rassurer les clients sur la réussite de la recette gouvernementale…

    Dans un marché couvert et tout nouveau installé ce dernier week-end en terre biterroise, des amateurs ont proposé   des ingrédients et épices destinés à stimuler l’appétence en donnant un goût neuf aux vieilles recettes de tradition. Voire en proposant des préparations plus osées ou innovantes avec des produits d’origine contrôlée et hexagonale. Avec l’espoir que les cuisiniers prétendant aux fourneaux élyséens viendraient en curieux dans les travées pour picorer sur les étals les produits d’urgente nécessité.

    On n’en a point remarqué, sauf un, mais peut-être des espions discrets avaient-ils été commis à cet effet ?…

    Et revoir: Promesses, promesses!…

  • 19 Ennemis de le France 2 copie

     

    Miracle, le blocus des centrales nucléaires n’arrête pas la fourniture d’électricité. Pour l’instant ? Ma souris répond , même si elle ne danse pas !…

    Manuel Valls est très ferme ! le mini-caudillo ne reculera pas devant les hordes furieuses de Martinez. Le président se contente de dénoncer les blocages, son premier ministre envoie les CRS et la zizanie bouillonne chez ceux qui se réclament encore du PS. Les Macron, Montebourg, Mélenchon jouent une polyphonie dissonante tandis que la Droite se scinde enfin du Centre, enjoignant l’exécutif de ne pas céder au chantage ( fine tactique pour ne pas hériter du bébé souillé), quand Lagarde demande le retrait de la Loi El-Khomri.

    La France ne s’ennuie pas comme en 68, mais continue gravement de s’inquiéter. Et certains de s’insurger !

    Les blocages et saccages sont tout simplement des actes de guerre intérieure car nous sommes loin de l’exercice traditionnel et périodique de la grève, comme nous le rappellent concomitamment les pilotes, contrôleurs aériens, fonctionnaires et agents de la SNCF qui trouvent dans ces dévoiements une concurrence déloyale à leur action programmée et imminente. L’imagination des syndicalistes et leurs moyens sont inversement proportionnels à leur nombre d’adhérents. Ne pas travailler c’est ne pas recevoir de salaire, à moins que je sois au tréfonds de l’ignorance ou de la naïveté ? En outre, comment les manifestants alimentent-ils leurs véhicules pour venir et revenir en nombre et transporter les tonnes de pneus nécessaires à leurs démonstrations polluantes ?

    Plutôt que d’interdire arbitrairement des activités industrielles et commerciales, pourquoi la CGT et enrôlés d’occasion ne visent-ils pas des objectifs plus symboliques ? Imaginez l’accès à la Tour Eiffel interdit, les Bateaux-Mouches arrimés, l’avenue Montaigne barrée, La Pyramide du Louvre barbouillée et bloquée. Toutes les belles photos de touristes chinois et japonais sur fond de banderoles CGT : du pur folklore français, un souvenir inoubliable et un retentissement mondial!…

    Mieux encore, le Centre Pompidou et surtout l’Institut du Monde Arabe assiégés. Enfin, on verrait peut-être Jack Lang, un fidèle hollandais, sortir de son bois verni pour dénoncer les nouveaux barbares, émules des ruineurs de Palmyre. Le taguage de la fondation Louis Vuitton ajouterait judicieusement et opportunément à la haine contre les patrons richissimes . Notre nouvelle ministre de la culture, Audrey Azoulay pourrait alors se récrier publiquement d’un   « désordre social nauséabond »…

    Un tel charivari aurait une autre gueule que ces classiques piquets enflammés et les longues files d’attentes vers les pompes…

     

    Pour retrouver un peu d'optimisme: Très belle France

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    Lettre ouverte à Madame Danielle Bousquet

    Présidente du Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes

    À l’ attention de la Commission Parité en matière politique, administrative et dans la vie économique et sociale

     Copies :

     - Ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes

     - Secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée de l’égalité réelle 

     - Défenseur des Droits

    Madame,

    Je suis particulièrement sensible à l égalité entre les femmes et les hommes ( et inversement ) et je ne manque pas d’observer les accrocs et manquements qui subsistent encore dans notre société, en dépit des nombreux organismes , agences, commissions, lois et règles destinés à dissoudre toute résurgence de disparité ou survivance de sexisme.

    Par cette missive, je tiens à vous informer d’un grave manquement à ces directives et nouvelles règles de savoir-vivre-ensemble, violation permanente observée de jour et encore mieux de nuit. Cette infraction me parait devoir être imputée au Ministère de l'Écologie et du Développement durable , si je saisis bien toutes les responsabilités et champs de compétences du présent gouvernement. Or il se trouve que la personne   en charge est une femme, Madame Ségolène Royal, ce qui ajoute à l’indélicatesse, pour ne pas dire l’incompréhension paradoxale de ce grave manquement.

     

    De quoi s’agit-il ? De la signalétique piéton dans les carrefours régulés par des feux tricolores. Le refus ou l’autorisation de traverser la voie, sont indiqués par deux icônes lumineuses rouge et verte , coordonnées avec les feux destinés aux conducteurs. Or il se trouve , sauf exception que je n’ai pu noter, que les   personnages alertant le passant représentent manifestement des silhouettes masculines. Agile avec un pas décidé   pour le bonhomme vert, raide et immobile pour son comparse qui s’interdit l’aventure traversière. Ces prescriptions binaires et autoritaires suggèrent à l’évidence , surtout aux enfants en bas âge, la primauté de l’homme pour des décisions essentielles et quotidiennes.

     

    Pour respecter dans ce domaine important de la sécurité une   juste et scrupuleuse parité, je   suggère quelques solutions qui nécessitent, hélas de nouveaux investissements des services d’urbanisme. Une première serait une figure féminine à coté d’une masculine. Pour parer aux récriminations justifiées qui affecteraient une couleur définitive à chacune ( par exemple le rouge pour la femme) une programmation devrait régulièrement inverser les couleurs respectives. Un danger potentiel pourrait cependant menacer les daltoniens qui identifient seulement la position du signal actif. Contre ce risque, ce sont les deux images qui pourraient être alternatives. Une semaine avec deux silhouettes mâles et la   suivante avec la symétrie féminine. Pour les signalétiques renforcées par un message sonore à destination des non-voyants, il conviendrait qu’une voix féminine illustre les prescriptions visuelles masculines et inversement, évidemment.

     

    Ne doutant pas de l’attention que vous voudrez bien   porter à ma requête et mes modestes suggestions, je vous prie de croire, Madame la Présidente, à mon très sincère et paritaire respect.

     

    Henri Gizardin

    Citoyen déambulateur urbain    

     

      18 Manifs féminines 19 05 16


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    L’Europe est-elle à ce jour ce grand destin commun que l’on nous promettait ?

    17 Erdogan Schengen 09 05 16

    Au fil des ans, l’avenir radieux semble s’être mué en utopie rébarbative, obésité à 28 sans concertation avec les habitants. La technocratie bruxelloise a pris le pas sur l’entente continentale fondée sur un vieux et grand passé commun, nonobstant les fureurs épisodiques de naguère. Les règles , contraintes et obligations ont étranglé les initiatives et heurté les traditions locales .

    Les vieux briscards de la politique y ont trouvé un bon et lucratif job d’expatrié. Ils n’ont pas de compte à rendre à leur administrés comme   les élus du Parlement dont moins d’un Français sur un million peut citer le nom de celui sensé le représenter à Strasbourg ! Pour autant qu’il s’y rende régulièrement et y demeure le temps des sessions, ce que les citoyens ignorent tout autant…

    L’Europe se manifeste surtout par ses aspects négatifs et ses initiatives sans pédagogie préalable. Elle sert très souvent d’alibi à l’exécutif national lorsque la fronde populaire ou économique gronde autour de certaines des décisions de la Commission, alors-même que celles-ci sont prises à l’unanimité des gouvernements. Ubu est parfois roi à Bruxelles, qui transmet ses ordres à Paris…

    Nulle intention de faire l’état exhaustif des « ordonnances » européennes, bonnes ou néfastes. Quoique curieux, voire soupçonneux, je suis comme tout un chacun peu informé et averti des intenses travaux de la communauté et je ne compte guère sur mes élus très locaux pour éclairer ma petite lanterne citoyenne, quand eux-mêmes ont d’autres chats à fouetter ( ou à caresser) dans leur district local…

    Cependant quelques initiatives anciennes ou plus récentes heurtent mon chauvinisme tricolore , mais surtout me font craindre pour la pérennité territoriale et culturelle de notre héritage. Telle, la Charte des langues régionales, devenue celle des langues d’origine qui menace de saper l’unité nationale fondée autour de l’unicité de la langue. Homogénéité déjà largement ébranlée avec les immigrations successives mal intégrées, linguistiquement s’entend…

    Cette volonté à peine masquée de balkaniser le continent sous l’égide du seul drapeau bleu se manifeste également avec la promotion faite pour des grandes régions. Quitte peut-être à soutenir subrepticement des tentatives transnationales ( Catalogne et Pays catalan, pays basques français et espagnol ..) ou indépendantistes (Ecosse et re-Catalogne), en dépit des alertes et déclarations officielles contre les velléités de sécession ?

    Enfin, la porte obligeamment ouverte à la Turquie, avec le droit d’entrée payé par l’hôte lui-même (comble du paradoxe !) est une comme une soumission de handicapé face à des événements incontrôlables. Gardez les migrants grâce à notre argent et laissez venir vos ressortissants !…

    Le référendum britanique sur la sortie ou non de l’Union vient à point nommé pour sortir des rancœurs ordinaires et espérons-le, remettre en toute objectivité (et sincérité ?) sur la place publique les tenants et aboutissants réels du résultat. Un opportun et utile forum pour le devenir de la Communauté européenne. À l’occasion, les ténors et responsables pourraient éveiller une adhésion à une vision rénovée ou réhabilitée de celle-ci, fort occultée avec le temps et les vicissitudes locales.

    Notre secrétaire d’État aux affaires européennes, le bien ( ou mal) nommé Désir pourrait enfin sortir de son mutisme coutumier pour tenter de raviver la flamme communautaire à la limite de l’extinction…

  • 16 Marianne et sa tirelire 28 04 16 Manuel Valls arrive ce Jeudi en Nouvelle-Calédonie. Mais, dirait le vulgum pecus (et beaucoup d’autres avec lui s’ils étaient au courant), que va-t-il faire si loin alors que le boulot urgent ne manque pas à Paris ? Prendre l’air, s’éloigner de Macron, plonger parmi les coraux pour oublier les contestations hexagonales ?

    La mission est bien plus délicate, quand bien-même elle échapperait aux nombreux tumultes du moment. Il doit évoquer l’avenir constitutionnel du territoire faisant suite aux accords de Nouméa de 1998. Sans refaire la complexe et parfois douloureuse histoire de l’île, un terme important approche qui doit décider de son avenir. En effet un référendum d’autodétermination doit intervenir avant 2018. Entre les autonomistes conduits par les Kanaks et les partisans du maintien dans la communauté française, le choix sera encore douloureux. Le Premier ministre va tenter un arbitrage pour essayer de concilier des positions extrêmes et éviter le référendum « couperet » qui raviverait des tensions dangereuses et un devenir en suspens.

    Cet épisode réveille une curiosité que l’école, même celle que j’ai connue,  et l’actualité n’assouvissent  guère. La France d’outre-mer est gravement ignorée par les médias qui traquent les évènements de proximité faciles à couvrir avec un journaliste stagiaire et une caméra. Il faut quelques manifestations ou échauffourées brutales pour dépêcher des envoyés spéciaux et interviewer le (pardon, la, en ce moment) ministre « des Outre-mer ». Dès les Tjibaou (†) et Domota ramenés à la raison grâce à quelques nouveaux subsides métropolitains, le calme retombe, laissant aux citoyens l’image enchanteresse d’iles paradisiaques et paresseuses…

    Et l’actualité se reconcentre aussitôt sur le nombril hexagonal, Corse comprise aussi, quoiqu’en pense Talamoni.

    Pourtant, l’étendue, la diversité et l’emprise mondiale des territoires français devraient être des motifs de fierté et des objectifs  de nouvelles conquêtes pour de fringants entrepreneurs et aventuriers modernes.

    Petit décompte de cette richesse incroyable et quasi inexploitée, au sens moderne s’entend. Les départements, collectivités et territoires qui battent pavillon tricolore sont au nombre de 22. Bien que certaines terres soient inhabitées, la population cumulée est de 2,65 millions, soit 4% de celle de la métropole. La surface représente en revanche  18% de celle de l’Hexagone. Mais le plus invraisemblable est le nombre d’îles, atolls, îlots ou rochers  de ce formidable archipel circumterrestre : 446, si mon exploration « aérienne » est bien exhaustive, regroupés autour de 146 appellations géographiques aux noms pittoresques, exotiques ou trompeurs.

    Mais le plus fantastique que permet cet immense  déploiement est le domaine maritime qui place la France au second rang mondial derrière les Etats-Unis ! Si cette dénomination fausse le jugement car l’eau reste un domaine international, en revanche les fonds et sous-sols de cette gigantesque emprise font droit au « propriétaire ».

    Alors, avant que les zadistes ne débarquent sur ces territoires lointains, n’y a-t-il rien à exploiter, sans mettre en danger la planète, qui mette du poivre ou du beurre dans les maigres épinards à crédit de la maison-mère ?…

  • 15 Marion Maréchal 19 04 16

    Dimanche soir Marion Maréchal-Le Pen était l’invitée du Grand jury sur la chaine LCI. C’était sa première apparition sur ce plateau qui en a vu d’autres , dont beaucoup  brouillons, soporifiques, hypocrites , menteurs, inaudibles, voltigeurs du verbe ou bien simples marionnettes. Marion n’en est pas une et son intervention fut réussie, comme d’ailleurs d’autres débats antérieurs.**

    En toute objectivité, et sauf à être de parti-pris, il faut reconnaître à cette jeune femme des talents et un charme (ce que l’on  appelle charisme lorsqu’il s’agit d’un homme) affirmés. Sa culture politique, la clarté de ses idées et de leur expression, la vivacité et la spontanéité de ses réponses et pour finir sa civilité souriante face à des routiers des médias peu enclins aux amabilités courtoises en font un objet politique exceptionnel, mais clairement identifié.

    Ses qualités sont d’autant plus remarquables si l’on se réfère à son âge. Députée à moins de 23 ans, concurrente  affirmée d’  Estrosi en PACA lors des régionales, qui ne furent remportées par ce dernier que grâce aux voix de gauche, elle est entrée avec joliesse et publicité dans l’arène politique. Dans la rubrique « jeunes plantes dans la lumière », on pourrait la comparer à un Emanuel Macron bien qu’elle bénéficie de moins d’attentions, voire d’adulation médiatiques ébahies. Mais, hors le champ des idées et convictions, un CV notoire les sépare, la voie démocratique. Elle, est issue des scrutins, quand  lui, doit son émergence à quelques distingués « sponsors ».

    Certes « l’entreprise Le Pen » fut utile et efficace pour un  apprentissage précoce, après l’université d’Assas peu réputée pour ses mouvements contestataires ou gauchistes. Mais le quotient personnel la distingue des têtes du FN, en particulier de Marine, réplique féminine bien que plus nuancée de son père dans les expressions, le ton de voix pour ne pas dire la gestuelle oratoire.

    Et je me demande pourquoi, Marion continue de trainer sur sa carte d’identité publique le patronyme générique de Le Pen et ne s’affranchit pas définitivement d’un label (un boulet ?) qui autorise les connotations et références malfaisantes de la part des concurrents en politique et des médias. Fille de deux pères  (un génétique, un adoptif) elle aurait pu  associer leurs noms plutôt que la « garantie d’origine contrôlée » ayant servi à son noviciat en politique ? Ou ne conserver que celui de son père de l’état-civil. 

    Mais craint-elle alors de nouveaux quolibets, saillies et rappels insidieux déjà régulièrement jetés à la figure de son Grand-père avec le nom évocateur de « Maréchal » ? Pourtant, même son père n’était pas né au temps de la France de Vichy…

     ** Revoir: Débat PACA