• Cadre Ayant émis mon avis depuis Décembre sur ce Blog, de manière délibérément explicite , je demande aujourd’hui un geste actif, voire réactif à tous amis et lecteurs qui me font l’honneur et le grand plaisir de voir dans mes propos plus qu’un peu d’humour caustique ou de parti-pris définitif.

    Ce soir, grand débat final! Je vous pose quatre questions auxquelles vous pouvez répondre après cette confrontation, soit directement par courriel, soit par un commentaire sur le blog:

    A- Votre opinion était-elle faite avant le débat? OUI / NON

    B- Si oui, avez-vous changé d’intention de vote? OUI / NON

    C- Restez-vous encore indécis ?                            OUI / NON

    D- Voterez-vous BLANC ou ABSTENTION?              OUI / NON

    Notez que je ne vous demande pas pour QUI vous voterez! Mais nous le saurons Dimanche-soir…

  • La causerie médiatique "perdant-perdant" Royal-Bayrou a contribué à préciser les contours du Pacte présidentiel de la candidate, qui jusqu’alors étaient pour le moins flous et fluctuants. Le face à face Hollande-Juppé de Dimanche qui nous a ramené aux choix essentiels en politique économique et sociale a confirmé enfin clairement des options diamétralement opposées pour ramener la France dans l’équipe gagnante. Il n’est pas nécessaire d’être un analyste politique pour constater que sur les choix essentiels, à commencer par l’économie clé de voûte de toute politique, F.Bayrou est au antipodes de la gauche!

    J’en appelle à mes amis, trompés par l’illusion d’une idée généreuse, à ceux que la distance du bouillon médiatique pourraient égarer, à ceux qui agissent en respect d’une tradition familiale, à tous les indécis qui doivent encore trouver une ultime clé à l’isoloir et enfin au dernier carré qui envisage l’abstention, insulte au nouveau grand consensus citoyen de la mobilisation démontré par le premier tour: Voter Royal en pensant Bayrou, ce serait se faire les ultimes artisans de ce socialisme réactionnaire qui reléguerait notre pays au rang des sous-développés de la politique et des nains de l’économie!

    Enfin, derniers résistants, que ceux qui ont "peur" de Nicolas Sarkozy lèvent le doigt. Je leur indiquerai du mien les Besancenot, Krivine, Laguilier, Mamer, Buffet, Bové et autres gentils "humanistes" rouges dont la candidate du PS a accepté le ralliement spontané dès le soir du premier tour!…

  • Sego_et_franois_suite_4_07 Le "débat" de ce Samedi entre S. Royal et F. Bayrou nous a montré les limites de l’improvisation et les dangers de la versatilité politique. La candidate de gauche, en lançant au soir du 22 avril des œillades omnidirectionnelles pour tenter d’élargir son électorat en vue du second tour, se retrouve prise au piège de cet œcuménisme démagogique. Elle mécontente son camp et la conséquence immédiate la plus visible est l’appel d’Emmanuelli à créer un rassemblement de gauche antilibérale. Elle trompe ses électeurs qui ont perdu le ténu fil d’Ariane d’un "Pacte" qui voulait être un beau patchwork républicain et ressemble désormais à une collecte de fonds de corbeille des autres partis.

    En dépit d’une atmosphère courtoise et décontractée, les observateurs de ce face-à-face nouveau style étaient à priori mieux disposés à retenir ce qui différenciait les démarches réciproques que ce qui pouvait être compatible ( nouveau terme tendance avant de devenir politiquement correct). La somme des divergences pourra conforter le dernier carré d’indécis bayrouistes ! Le beau compromis de rêve n’est pas né à l’Hôtel Westin ce matin, ce que les nombreux parlementaires UDF réalistes déclarant voter Sarkozy avaient anticipé.

    Cette initiative prise sous le coup d’une intense émotion , sans recul et conseil, démarche habituelle de S. Royal a finalement servi de faire-valoir à François Bayrou qui a disposé d’une tribune bienveillante et ouverte pour la promotion de son nouveau pari et la campagne des législatives !

    Bravo l’artiste…

  • Les_2_segos_4_07_2 Hier soir, émissions télévisées symétriques de la veille, pour les deux candidats. Symétriques pour la forme, mais peu pour les téléspectateurs!

    D’un côté une candidate confuse, soporifique , agressive et pédante réussissant surtout à rendre très visiblement perplexes deux journalistes qui tentaient, malgré elle, de dénouer les fils enchevêtrés de son programme perdu dans un labyrinthe verbal. Un sentiment de commisération m’a étreint en pensant aux électeurs socialistes sincères, malmenés dans leur convictions par un leader aussi désordonné et inaudible. Quant aux piliers du PS , on comprend leur agressivité à égard de N.Sarkozy, exutoire à leur déception et dernière cartouche avant la mise à mort annoncée du 2 Mai prochain!

    Sur l’autre chaîne, face à Arlette Chabot, Nicolas Sarkozy a confirmé avec sérénité des convictions fidèles à elles mêmes. Aux questions précises il a donné des réponses précises qui éclairent un programme nettement dessiné. La courtoisie du propos à l’égard de sa concurrente répondait à la retenue de celle-ci dans le même exercice, seul instant où elle peut censurer sa diarrhée verbale..

    Hier-soir, devant la télévision, il valait mieux que les sourds écoutent TF1 et que les aveugles regardent FR2…

  • Sego_et_franois_4_07Riche et instructive journée , hier, à 11 jours du scrutin final. F.Bayrou a annoncé la création de son nouveau parti Démocrate, un parti cheminée qui aspirera au centre les meilleures idées latérales. En attendant, pressé de faire connaître ses options pour le 6 mai, il a fait une démonstration concise et pédagogique de l’art du compromis, en souhaitant à mots peu couverts, que Ségolène Royal applique le programme de N.Sarkozy. Un vœu TSSRDS ( Tout sauf Sarkozy, rien de Ségolène).

    Celle-ci, invitée le soir Chez Arlette (Chabot), a bien clarifié son programme. L’action publique se gérera "au cas par cas" sous le sceau du "gagnant-gagnant", en respectant le principe fort du "donnant-donnant" qui débouchent sur l’"Ordre Juste"! Prête à parler en province avec F.Bayrou, elle lui tend les bras, pourvu qu’il agrée totalement à ce programme épais comme une ligne directrice! Le genre inédit de débattre avec un candidat éliminé, dans le droit fil des débats participatifs, devrait lui permettre d’affiner son pacte présidentiel, entendez de recruter les électeurs qui lui font défaut à l’épreuve finale.

    Sur le plateau de PPDA, Nicolas Sarkozy le "dangereux" ( sic Bayrou, sic Royal) confirmait en termes simples, précis et clairs , comme à l’accoutumé, ses intentions et son mode d’action pour l’application d’un projet qui ne doit rien à la facilité et dont les ramures nationales et internationales sont parfaitement distinctes. Je plains Ségolène dans le face-à-face prochain pour soutenir son programme "Point Jersey" (une maille à l’endroit, une maille à l’envers).

    Je comprends qu’elle préfère une causerie au coin du feu avec François (Bayrou) qui prêterait sans doute une oreille attentive à sa logorrhée politique, à une confrontation de fond avec un candidat courageux et clair, auquel 12 millions d’électeurs ont déjà attribué les labels NF et CE de la crédibilité! 

  • Campagne_2_me_tour_4_07_copieOn attend la conférence de presse de F.Bayrou, comme si la clef de l’Elysée était pendue à sa ceinture. Mais il ne pourra parler qu’en son nom personnel!

    Pencher vers Royal, c’est se fondre dans ce conglomérat de gauche que les ralliements spontanés et bruyants des atomes verts et rouges rendent suspect! Le contraire d’un consensus car ils expriment un rejet dogmatique, voire haineux du candidat de droite. Merci pour l’apaisement social! Les vrais démocrates qui voyaient en lui un rassembleur, rangeraient leur espoir dans le placard des illusions perdues.

    Rallier N.Sarkozy, c’est prendre la voie de l’opportunisme qui serait l’abjuration de ses convictions. La politique n’aurait rien à y gagner et les citoyens pourraient reprendre en cœur l’antienne de "Tous pourris"!

    Non F.Bayrou ne pourra éclairer ses électeurs qui reprendrons naturellement leur chemin de la raison , de la conviction ou de la brutale opposition.

    La parole reste aux citoyens , et eux ne sont pas seuls…

  • Fin_1er_tour_4_07Le grand spécial show de dimanche soir fut un intense plaisir pour esthètes. Les quatre "grands" nous ont présenté des performances variées et paradoxales.

    Le dernier, JM.Le Pen, dansait "d’jeun "sur son ultime défaite? On savait que ce candidat rêvait plus de pouvoir que de vraies responsabilités. Au terme de sa longue carrière parallèle, il est comblé!

    Le troisième, F.Bayrou, relégué sous la barre des 20%, et poussé sur la touche, clamait sa grande victoire?.. Je pense que ses pavillons auditifs développés ont sur-amplifié des rumeurs citoyennes sélectives. Le soufflé est retombé , comme prévu! Et il va refroidir encore avant d’être servi aux législatives…

    La seconde, qualifiée pour la finale se fit attendre telle une diva. En fait, avant d’apparaître, elle devait changer de costume, le blanc lui va si bien, refaire coiffure et maquillage, et surtout réécrire son discours, en contrechamp miroir de celui de N.Sarkozy. Sa prestation saccadée, empesée, nous a transportés dans un spectacle de Guignol où elle tenait le rôle de la marionnette qui reçoit des coups de bâton! Angoissée et oppressée , la "France Présidente" manquait singulièrement d’envergure et fait douter de ses capacités de "Femme Résidente" à l’ Elysée!

    Quant à Nicolas Sarkozy, je n’en dit rien, encore, car on prétendrait que je suis partial

  • Affichage_final_4_07_2Après le tintamare médiatique et coloré de la campagne, la contemplation recueillie des affiches pour une ultime décision laisse pantois et perplexe? Le maintien de la tradition, l’affirmation visuelle de l’équité et le goût sous-jacent pour la mode "vintage" s’expriment totalement avec les panneaux officiels…

    A l’heure des écrans interactifs , des images en 3D et du bouillonnement d’internet, le côté "zinc, 3ème République" a de quoi donner des remontées gastriques à Decaux! Le monument électoral est tellement gigantesque que l’on a du recourir à une entreprise américaine pour réaliser un collage équitable jusque dans les communes rurales les plus reculées. L’extrème minceur des panneaux suggère une misère républicaine qui rend les candidats souffreteux quand ce n’est pas miséreux…

    Cependant, le sort qui a désigné les emplacements ne manque ni d’humour ni d’à-propos! En effet, Arlette Laguiller, vétérante révolutionnaire de l’exercice y côtoie, tout sourire, un jeune Nicolas Sarkozy, apôtre du changement…

    Au fond ces deux étaient faits pour se parler, à défaut de s’entendre, car plus celui-çi créera de travail, plus celle-là comptera de chers "travailleuses et travailleurs"!

    Allez, à Lundi…