Une nouvelle endémie
semble frapper certains responsables et élus aussi bien en France que dans
certaines nations amies ou proches. Mais l’origine du mal semble être notre pays, « Phare des nations », et ce malgré
la barrière du principe de précaution.
L’affection prive les
chefs de leur autorité et libre arbitre,
c’est-à-dire de toute leur tête. La
Syrie, comme une émanation de gaz toxique parvenue jusqu’à nos états-majors,
semble avoir été le déclencheur de cette curieuse affection. Ainsi le président
Obama a montré récemment des signes nets d’indécision et de tergiversation
qu’on ne lui connaissait pas jusqu’alors. En Angleterre, David Camerone a fait une
volte-face qu’il a imputée aux Communes, mais nul n’a été dupe. En Egypte,
c’est le peuple entier qui a subi une attaque, ayant bouté dehors le président
qu’il s’était donné démocratiquement quelques mois plus tôt…
En France, le virus
dormant s’était activé dès le mois de
mai 2012 et ses premiers symptômes identifiés avec les couacs et premières incohérences
gouvernementales. À l’automne, il gagnait l’UMP avec sa guerre des chefs, où
les diverses médications semblent quelque peu inefficaces aujourd’hui encore.
Le parti de Gauche n’y échappait pas à
son tour, l’agent Mélenchon accélérant bruyamment la contagion. Les Écolos, qui
redoutent les agressions thérapeutiques par principe, subissent également les
ravages de l’épizootie avec un nouveau degré de désordre céphalique fomenté par
le PS. À Solferino, précisément, le secrétaire du parti tourneboule au grand
dam des sympathisants qui ont de moins en moins de désir pour lui…
Mais le plus grave
vient de la tête de l’État et du gouvernement. Quand le Président nous annonce
la pause fiscale, le 1er Ministre enchaîne sans précaution dans la course à
l’impôt. Le même Hollande qui honnissait les chefs d’entreprises fait mine de
les chérir sans réserve. Montebourg, sorte de Tapie rose qui fouinait hier encore
dans les ruines industrielles est désormais le troubadour des nouvelles
technologies. Les Verts qui fustigent la pose écologique se font enfumer par
les émissions du diesel. Si on ne les retient pas, sûr ils vont quitter le
gouvernement ! Moscovici, la main sur le cœur, en a
« ras-le-bol » de pomper dans les bourses. Cazeneuve,non! Valls en délicatesse avec son « amie »
Taubira se met à dos la confrérie des sénateurs résolus à s’assoir encore sur
deux sièges pour plus de confort républicain..
Dans ce climat
tourmenté, un seul responsable échappe miraculeusement à la contamination rampante
et conserve un cap immuable. Le
président de la Cour des Comptes,
Didier Migaud, dénonce rapport après rapport les gabegies, dépenses
somptuaires, fraudes, laxisme et autres gestions dolosives qui ruinent le pays.
Son mérite est d’autant plus grand qu’il vient de la famille politique du
chef-d’État. Sans doute vacciné qu’il fut lors de son adolescence socialiste
est-il paradoxalement mieux protégé de ce syndrome de circonvolutions et retournements
de circonstance….
Il ne capitule pas,
mais hélas nul ne le suit !
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