36 Armes de dissuasion massives 28 05 13D
e nombreuses et
véhémentes réactions qui font suite au billet précédent montrent la sensibilité
aux problèmes de défense et de sécurité et  un attachement formulé ou une indifférence
discrète à la Dissuasion, ultime
flambeau de souveraineté (de fierté ?) et d’influence internationale pour
les tenants, malgré le contexte intérieur de dépendance économique grave et de
fracturation de la société…

Le ministre de la
Défense a présenté un Livre Blanc
couvrant la période 2014/2025 qui prétend adapter avec « réalisme » le schéma et le fonctionnement
  des forces aux menaces potentielles et
multiples, à « effort budgétaire
constant
 ».

Dans cet « ajustement au réel », la carence de
moyens constatés lors des interventions récentes est soulignée et les développements fort justement envisagés.
Il s’agit du recueil du renseignement avec
capteurs d’images (Drones et satellites) d’interception des transmissions (Ecoutes
tactiques), des avions de transport longue portée, des avions ravitailleurs,
des forces spéciales et enfin de la cyberdéfense.

Derrière des mots qui
veulent rassurer les différents chefs d’états-majors, le principe réitéré d’ « entrer
en premier
 » donne implicitement la priorité aux éléments qui sont
capables de se projeter et d’intervenir rapidement et efficacement ! Sans
esprit partisan, ni corporatiste, c’est bien l’Armée de l’Air et les forces aéroportées qui en sont l’instrument,
comme l’a montré l’opération Serval.

Le maintien d’un
porte-avions et de son armada de protection et de soutien ne répond pas à la
nécessité d’une « présence
permanente à la mer »
pas plus qu’aux délais de réaction, comme on l’a
vu lors de l’intervention libyenne pourtant proche de Toulon. Le préserve-t-on
à cause du symbole de son nom prestigieux ou pour conforter une arme navale 
absente des théâtres d’opération?

La Force Océanique
Stratégique (FOS) instrument essentiel de la dissuasion nucléaire fait de la Marine Nationale la carte maitresse
de ce terrible jeu de Poker-menteur qu’est la menace du feu nucléaire. Je doute
cependant fortement que les conflits multipolaires auxquels nous risquons de
faire face contraignent un jour le président à l’utilisation de ce dernier
recours !

C’est pourquoi une redistribution des ressources
budgétaires me semblerait opportune, pour ne pas laisser les soldats de premier
rang opérer avec des matériels obsolètes ou insuffisants !

En attendant qu'une coopération européenne permette un jour de mutualiser les moyens en partageant les efforts d'une Défense commune. Mais celà, notre ministre ne l'a pas même évoqué….

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