12 Mare desastrum 26 02 13Les «Printemps
arabes » soutenus par les démocraties européennes affichent à ce jour  les désordres et effets collatéraux néfastes des
« hold up » commis par des groupes ou idéologies prenant leur
revanche sur les dictatures délogées. Aux peuples turbulents et divisés, il
faut un chef ferme et résolu. La démocratie à l’Occidentale n’est pas la
panacée, en dépit des clameurs chaleureuses des Droits-de-l’hommistes ou autres philosophes vertueux.

L’irrésolution des
nations devant la guerre civile syrienne en est sans doute la conséquence,
après les trois révolutions arabes précédentes.

Le nord de la
Méditerranée
, affiche dans le même temps des confusions d’une autre nature,
mais qui génèrent également un rétrovirus dans l’exercice de la démocratie désormais
rudoyée sinon dévoyée.

L’Espagne, la Grèce,
l’Italie et la France forment le croissant nord de cette mer désormais
turbulente sur ses deux rives. Certes on ne déplore pas de morts de ce côté-ci,
mais l’avenir y est largement compromis et l’espérance étouffée.

Malgré des constitutions
différentes, les deux voisins latins, derniers-venus sur les bancs des indolents
indisciplinés, affichent des lacunes identiques dont le résultat le plus
flagrant est la glissade vers la faillite d’État.

En France,
l’alternance entre deux partis majoritaires est vécue comme une revanche. Sous
Hollande et le PS, nous subissons en même temps que le dogmatisme vengeur,
l’amateurisme franchouillard friand de gourmandises dispendieuses. (Pour rester
objectif, les gabegies ne sont pas exclusives des gens de gauche, raison de 40
années de déficits publics). L’instauration du quinquennat, aggravée par son
corolaire, l’inflation électorale et législative (vite, vite légiférons tant
que nous sommes majoritaires !), fait vivre citoyens, entrepreneurs et
décideurs dans une incertitude constante
et suffocante qui tue la confiance et les initiatives.

En Italie, c’est au
contraire la dispersion et la multiplication des partis qui dévoient la
démocratie. Les élections actuelles le démontrent qui révèlent à égalité un écornifleur
lubrique sur le retour et un centre gauche incertain, alors que Mario Monti
encensé par l’Europe sérieuse est relégué en touche, doublé par un
Coluche-spaghetti populiste. Conséquence, un gouvernement consensuel est
introuvable tandis que la dette dépasse les 2000 MDS€, « performance »
qui la place à une courte bourse devant la nôtre…

Les deux républiques
ont en commun deux chambres pléthoriques, soient 925 parlementaires pour la France
devancée par l’Italie avec 945 membres, par ailleurs  les mieux rétribués d’Europe. Ces prolifiques
et dispendieuses assemblées manquent d’un gendarme les amenant à raison…d’État !

À
défaut d’un homme fort ou d’un recours dont le souvenir est cuisant chez nos
cousins latins, il est temps de donner sa vraie place à la démocratie populaire, aussi bien dans les partis que dans l’exercice du
gouvernement.

Pour nous épargner un
« Automne » méditerranéen !

Exercice de la démocratie: Référendum d'Initiative Populaire RIP

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