Le
film en 3D politique de la semaine passée est dense !
Le
gouvernement poursuit son happening . Certains ministres
lancent de fraîches saillies incontrôlées aussitôt démenties par
le premier d'entre eux qui demeure toujours le dernier dans
l'exercice. Le maître de cette école turbulente et indisciplinée
pourrait faire valoir son droit de retrait ! Le Président ne s'y
opposerait sans doute pas, en dépit d'un soutien patelin.
Les
piques de l'opposition s'abattent comme à Gravelotte. L'exercice est
aisé : toutes les décisions ou choix pour le futur insultent
le bon sens.
JL
Borloo , le zébulon de la politique sort de sa boîte pour
annoncer en grande pompe la naissance d'un nouveau parti du centre
dont la mission d'union nationale est quasi sacrée. Un seul grand
parrain s'est manifesté, du coté de Chamalières. Celui de Pau ,
renfrogné, est demeuré dans un silence jaloux. On lui a volé son
tréfonds de commerce !
Le
débat entre les deux candidats à la présidence de l'UMP était
attendu par les journalistes et la gauche avec une délectation
anticipée. Pour les premiers, l'audience allait se nourrir
d'affrontements fratricides et de petites phrases assassines, à
l'instar des appréciations peu amènes que se distribuaient les
postulants des primaires PS un an auparavant. Pour la seconde, cette
séquence devait tout à la fois détourner l'attention et
embrouiller les cartes de l'opposition.
Las,
la déception fut grande pour les uns et les autres !
Les
commentateurs ont dès le lendemain relevé, comme une revanche, le
peu d'écoute accordée à cette confrontation, nouvelle pour ce
parti de tradition jacobine. Ils oublient que le service public
a offert un plateau aux 265000 maîtres du jeu que
sont les adhérents, seuls détenteurs d'un pouvoir de vote pour le 18
Novembre prochain..
La
résurgence d'un parti du centre , cet UDI squattant le lopin d'un
Modem asphyxié en espérant racheter des terres contiguës, justifie
opportunément la stratégie de JF Copé. Accusé par les censeurs
habituels de vouloir élargir le champ de l'UMP vers la droite en
chassant dans le pré-carré du FN, celui-ci a cependant raison de vouloir
attirer ou ramener dans le giron les électeurs flottants qui furent
en Mai animés par un « TSS » symétrique, obtus et
complice de celui du PS !
De
fait, Jean Louis Borloo, qui jure son intention de contribuer à
une future coalition de droite, devient son allié en visant les
terres en jachère que François Fillon prétend agréger sous
l'unique bannière de l'UMP…
Ne
serait-ce pas une petite vengeance à l'égard de celui qui aurait du
lui laisser Matignon à mi-mandat ?…
Rappel 2007: Borloo l'embrouilleur
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